Non à l’attestation de déplacement

 

Pétition : Non à l’attestation de déplacement

PÉTITION
Non à l’attestation de déplacement

Nous refusons d’abandonner notre dignité dans une attestation de circulation
• Parce que notre parole a autant de valeur que notre stylo ;
• parce que nous imposer à chaque contrôle de présenter un papier qui ne dit rien d’autre que ce que nous pouvons déclarer oralement est une brimade inutile;
• parce que ce contrôle tatillon nie notre responsabilité et notre sens de l’intérêt commun ;
• parce que la rédaction quotidienne, ou presque, de cette attestation normalise à terme un contrôle permanent ;
• parce que présenter systématiquement ce document aux forces de l’ordre, tend a banaliser une société policière et faire de ce geste une habitude ;
• parce que l’absence, l’oubli de ce document ne peut pas faire de nous un délinquant (la ministre de la justice ne voulait-elle pas que la non-présentation de l’attestation soit justement un délit ?).[1]
• parce que stigmatiser une partie des citoyens, c’est instaurer la suspicion généralisée ;
• parce que créer des boucs-émissaires, mauvais Français qui sortent sans raison, c’est détourner des vraies responsabilités, des manquements du gouvernement dans cette crise ;
• parce que cette obligation va à l’encontre des demandes de plus de transparence, de démocratie qui montent dans la société ;
• parce qu’instaurer un Etat policier n’incite pas à la responsabilisation mais à l’évitement, au « jeu » du chat et de la souris, aux réactions mesquines et individualistes ;
• parce que la normalité de demain qui nous est proposée, et imposée désormais – un monde policier et de contrôle encore plus quotidien – n’est pas celle que nous espérons;
• parce qu’accepter de se soumettre, c’est cautionner un autoritarisme aveugle, et les dérives usurpant nos codes de valeurs ;
• parce que nous refusons la soumission, la servitude volontaire ;
• parce que nous refusons d’être la grenouille dans l’eau qui chauffe ;
• parce que ce refus participe à l’ébauche d’un autre monde, un monde adulte de responsabilité collective ;
• parce que déjà des milliers de nos concitoyens sont devenus des « délinquants » le plus souvent parmi les populations les plus en difficulté;
• parce que refuser de présenter une attestation n’est pas refuser un confinement responsable.

Si vous êtes interpellé·e :
1) essayer de faire prendre en compte le maximum de précisions, notamment sur votre sortie. Plus elle est légitime et légitimée, plus la suite sera facile.
2) ne pas payer
3) décrire la situation le plus précisément possible (heure, lieu, personnes présentes, pourquoi je sortais, qu’est-ce que j’avais qui pouvait justifier ma sortie, oubli ou marre du papier, ou refus, manière dont elle a été traitée : les propos tenus de part et d’autre, éventuellement enregistrement audio ou vidéo, si possible le n° d’identification de l’infraction par la police ou la gendarmerie, nom, prénom, date et signature
4) suivre la procédure inscrite pour la contestation, tout en nous adressant copie.
5) Nous lançons un appel aux avocats pour qu’ils se saisissent de ces dossiers.
De plus, nous sommes prêts à recueillir tout témoignage sur les abus de pouvoir des autorités, les faits de délation (induits par les procédures et les propos du gouvernement). N’hésitez pas à nous contacter.
Par mail : nonalacoronattestation@gmail.com
Sur notre page Facebook ici
[1] Première amende 135€ ; 2° 1500 € ; 3° 3750€ et 6 mois de prison pour ce « délit » !!!

**votre signature**

216 signatures

Partager avec vos amis:

   

Les dernières signatures ici

PÉTITION

Non à l’attestation de déplacement

Nous refusons d’abandonner notre dignité dans une attestation de circulation

  • Parce que notre parole a autant de valeur que notre stylo ;
  • parce que nous imposer à chaque contrôle de présenter un papier qui ne dit rien d’autre que ce que nous pouvons déclarer oralement est une brimade inutile;
  • parce que ce contrôle tatillon nie notre responsabilité et notre sens de l’intérêt commun ;
  • parce que la rédaction quotidienne, ou presque, de cette attestation normalise à terme un contrôle permanent ;
  • parce que présenter systématiquement ce document aux forces de l’ordre, tend a banaliser une société policière et faire de ce geste une habitude ;
  • parce que l’absence, l’oubli de ce document ne peut pas faire de nous un délinquant (la ministre de la justice ne voulait-elle pas que la non-présentation de l’attestation soit justement un délit ?).[1]
  • parce que stigmatiser une partie des citoyens, c’est instaurer la suspicion généralisée ;
  • parce que créer des boucs-émissaires, mauvais Français qui sortent sans raison, c’est détourner des vraies responsabilités, des manquements du gouvernement dans cette crise ;
  • parce que cette obligation va à l’encontre des demandes de plus de transparence, de démocratie qui montent dans la société ;
  • parce qu’instaurer un Etat policier n’incite pas à la responsabilisation mais à l’évitement, au « jeu » du chat et de la souris, aux réactions mesquines et individualistes ;
  • parce que la normalité de demain qui nous est proposée, et imposée désormais – un monde policier et de contrôle encore plus quotidien – n’est pas celle que nous espérons;
  • parce qu’accepter de se soumettre, c’est cautionner un autoritarisme aveugle, et les dérives usurpant nos codes de valeurs ;
  • parce que nous refusons la soumission, la servitude volontaire ;
  • parce que nous refusons d’être la grenouille dans l’eau qui chauffe ;
  • parce que ce refus participe à l’ébauche d’un autre monde, un monde adulte de responsabilité collective ;
  • parce que déjà des milliers de nos concitoyens sont devenus des « délinquants » le plus souvent parmi les populations les plus en difficulté;
  • parce que refuser de présenter une attestation n’est pas refuser un confinement responsable.

Si vous êtes interpellé·e :
1) essayer de faire prendre en compte le maximum de précisions, notamment sur votre sortie. Plus elle est légitime et légitimée, plus la suite sera facile.
2) ne pas payer
3) décrire la situation le plus précisément possible (heure, lieu, personnes présentes, pourquoi je sortais, qu’est-ce que j’avais qui pouvait justifier ma sortie, oubli ou marre du papier, ou refus, manière dont elle a été traitée : les propos tenus de part et d’autre, éventuellement enregistrement audio ou vidéo, si possible le n° d’identification de l’infraction par la police ou la gendarmerie, nom, prénom, date et signature
4) suivre la procédure inscrite pour la contestation, tout en nous adressant copie.
5)
Nous lançons un appel aux avocats pour qu’ils se saisissent de ces dossiers.

De plus, nous sommes prêts à recueillir tout témoignage sur les abus de pouvoir des autorités, les faits de délation (induits par les procédures et les propos du gouvernement). N’hésitez pas à nous contacter.

Par mail : nonalacoronattestation@gmail.com

Sur notre page Facebook ici 

[1] Première amende 135€ ; 2° 1500 € ; 3° 3750€ et 6 mois de prison pour ce « délit » !!!

Voir ci-dessous la vidéo du docteur Raoult sur le confinement.

Le confinement c’est stupide

This entry was posted in Démocratie, Droits de l'Homme, Santé. Bookmark the permalink.

5 Responses to Non à l’attestation de déplacement

  1. bellefon says:

    Cette pétition qui reprend largement le texte que nous avons publié sur l’édition En Bigorre de médiapart, est à diffuser. Elle mérite d’être reprise par nombre d’associations, de groupes et de personnes… Elle montre aussi que reste quelque part au fond des chaumières, des bordes, etc. des lueurs de lucidité et de résistance.
    Cette pratique liberticie n’est là que pour camoufler les irresponsabilités gouvernementales, et jeter l’opprobre sur certains, semer la suspicion et la zizanie entre nous.

  2. Bouguena says:

    Bonjour
    Voilà j’ai eu un contrôle abusif les gendarmes ne voulait rien entendre
    je m’explique nous étions deux dans la voiture un derrière et moi même coter conducteur ns avons bien respecté la distance 1metre en sachant que la deuxième personne était mon voisin je l’emmener faire les course ns avions bien chacun notre attestation mais voilà que le gendarme ns dit que ns avons pas le droit d’être deux ds la voiture ns avons essayé de lui expliqué que ns étions pas au courant de cette information et la il ns répond que sa était valider de la veille je lui explique que ns le savons pas car on avait pas écouter les information de la veille mais rien ni fait il a verbaliser écœuré choqué surtout que financièrement c’est très dur

    • Casta Maïra says:

      Bonjour, en effet c’est un contrôle abusif car sur le site du gouvernement il est stipulé, à la rubrique “questions/réponses” puis “déplacements”, je cite ;
      ” Combien de personnes sont autorisées dans un même véhicule ?
      Le covoiturage est possible pour effectuer les déplacements autorisés. Chaque passager du véhicule doit être muni d’une attestation (ou d’un justificatif de déplacement professionnel) en règle.”

      Source : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

      Vous pouvez contester cette contravention, tournez-vous par exemple vers votre préfecture pour savoir à qui vous adresser précisément.
      Bien cordialement.

  3. putaggio says:

    merci pour ces infos. RESISTANCE
    Micheline

  4. Orsucci daniel says:

    Bonjour.
    Mon exemple est peu être hors propos . Mais je tenais le raconter , j’en ai peu être ,psychologiquement besoin.
    J’ai été verbalisé le deuxième jour de la ” création ” de ce que j’appelle ” une autorisation de s’autoriser”.
    Chose que je trouvais,d’une stupidité sans commune mesure.
    Donc, je suis sorti de chez moi sans “cette autorisation:, mais de bonne fois, pour un refoulement d’ordonnance, remèdes indispensable pour moi. La pharmacie se trouve à 800m de chez moi.
    Je me suis fait contrôler et j’ai tenté d’argumenter ma bonnecfois !! Perte de temps ,cece policier me répondait à chaque argument : “la loi c’est la loi”. Durant les 3 semaines qui ont suivies , j’ai eu une colère inimaginable contre les forces de l’ordre.
    Je viens juste de comprendre après la lecture de plusieurs articles de sociologues philosophes…etc et j’ai enfin compris que cette “répression de l’etat” est d’une violence psychologique sans commune mesure.
    Voila mon témoignage.
    J’avais juste besoin de témoigner.