RME La Bresse, ne voudrait-on pas nous cacher quelque-chose ?

Jérôme Mathieu, Président de la Régie Municipale d’Électricité de la Bresse

Monsieur Mathieu, adjoint chargé de l’énergie, Président de la Régie Municipale d’Électricité de La Bresse, et affublé d’un nombre imposant de titres, qu’il serait trop long d’énumérer ici, a-t-il des choses à dissimuler à propos de la gestion de la Régie Municipale d’Électricité ?

Nous serions tentés de le penser, et voici pourquoi.

Il y a un peu plus d’un mois, le 11 décembre 2018 pour être précis, le Président de l’association « La Bresse environnement », Dominique Humbert pour continuer à être précis a adressé par mail une demande de communication de documents à la Régie. Cette requête est parfaitement encadrée par la loi N° 78-753 du 17 juillet 1978, intégrée depuis au Code des relations entre le public et l’administration qui définit précisément le droit de toute personne à l’information.

Quels sont les documents demandés ? Rien que de très banal puisqu’il s’agit des comptes rendus des trois dernières années du Conseil d’administration de la Régie. Ces documents, souvent réclamés, sont bien entendu communicables à toute personne qui en fait la demande. Et quoi de plus normal puisqu’il s’agit en l’espèce de la gestion d’un bien commun.

Un mois après la réception du mail, délai maximum accordé par la loi pour répondre, la Régie fit savoir à M. Humbert qu’elle refusait de lui transmettre les documents listés au motif que ceux-ci « contiennent des éléments qui ont trait à la gestion du personnel de la Régie et de ce fait sont confidentiels ». Cette réponse lapidaire ne cite évidemment aucun texte de loi qui viendrait à l’appui de cette affirmation. Sans doute Monsieur Mathieu, pense-t-il par la voix de son directeur que sa parole fait loi. Il ne manque pour conclure, que cette phrase par laquelle s’achevait les lettres patentes des Rois capétiens “car ceci est notre bon plaisir“.

La loi, si elle prévoit plusieurs restrictions à la transmission de documents, notamment en cas d’atteintes à la vie privée, ne cite jamais la gestion des ressources humaines dans ses articles.

Mais imaginons contre toute logique que, dans les comptes rendus de la Régie, on fasse état de questions relatives à la vie privée des salariées. Imaginons aussi pourquoi pas, que ce soit une sorte de tradition bien singulière à la Régie Municipale et que tous les conseils d’administration soient en partie consacrés aux affaires privées des salariés. Imaginons enfin que les comptes-rendus soient truffés de détails personnels et ressemblent plus à un journal intime qu’à un pensum gestionnaire et technique. Et bien même dans ce cas hautement improbable, la loi est claire et indique que le document doit être communiqué après occultation des mentions en cause. Article L311-7 du code cité plus haut.

La manœuvre est grossière et si Monsieur Mathieu avait raison il suffirait que dans chaque réunion, conseil d’administration, de collectivités et d’établissements publics, on traite du cas du petit dernier embauché pour préserver les comptes-rendus de la curiosité forcément malsaine de citoyens inquiets, mais néanmoins curieux de la gestion de leur commune.

Cela nous révèle de surcroît quelle conception Monsieur Mathieu se fait de la démocratie. Sa course effrénée aux postes qui se libèrent, qu’il s’agisse du Conseil économique et social régional, du Pays de Remiremont, de la Com-com, du Conseil Départemental et j’en passe, doit lui conférer un sentiment de toute puissance, et comme beaucoup de ses semblables, il se pense au-dessus des lois.

A quoi bon délivrer aux citoyens ce qui leur revient, mieux vaut organiser par toutes sortes de moyens dilatoires, l’opacité des choix, laisser penser que l’on informe, alors que l’on répand des rideaux de fumée, pour au bout du compte détourner la loi et bâillonner la démocratie. Car il n’est pas de démocratie véritable sans accès à l’information, la chose publique doit être accessible au citoyen sans restriction aucune, sinon celles, rares, prévues par la loi.

Cette attitude détestable n’est pas l’apanage de M. Mathieu, d’autres avant lui dans nos régions, ont mis en pratique les mêmes procédés, je n’en citerai qu’un, digne de partager le podium avec lui, l’actuel Maire de Ventron, M Dousteyssier, qui après avoir refusé la communication de l’étude qui avait convaincu la Communauté de communes qu’il présidait alors, d’investir à fonds perdu l’argent des contribuables dans l’affaire Fibers de triste mémoire, a été contraint de s’exécuter par la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, saisie de ce refus. La prescription de la Commission lui permettait toutefois d’occulter les mentions relatives au secret des affaires, devinez ce que fit ce grand homme, sur les trente six pages que comptait l’étude il en masquât 98 % au feutre noir, ne laissant ici et là que quelques conjonctions de coordination et mots isolés. Quand je vous disais qu’il avait une tête de vainqueur ! Je ne doute pas que ce monsieur et ses affidés de l’époque, Jérôme Mathieu en faisait partie, avaient beaucoup de choses à cacher ! (Voir l’étude dissimulée ici et le dossier complet là).

Décidément « il y a quelque chose de pourri au royaume de France ». Nos spécimens locaux ne font pas exception, car vous l’avez compris on retrouve partout et à tous les niveaux de la classe politique ce tropisme pour la dissimulation. Il serait tellement plus simple de gérer la chose publique comme un quelconque caporal chef; circulez il n’y a rien à voir !

Pour en revenir à la Régie et à son Président, un recours vient d’être déposé à la CADA par Dominique Humbert. Cette procédure qui devrait être l’exception devient malheureusement la règle dans notre pays. Dans la plupart des cas l’affaire se conclut à l’avantage du demandeur, mais l’objectif n’est-il pas de gagner du temps et de parier sur le découragement et l’écœurement des citoyens qui osent demander ce qui leur est dû et faire tout simplement appliquer la loi.

Comment s’étonner devant tant de morgue et de mépris que les ronds-points de notre pays fleurissent de jaune depuis deux mois ? Le jaune est aussi une des couleurs du printemps et le peuple de France pourrait bien le fêter avant l’heure !

La Bresse le 15 janvier 2019

Gracchus

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Violence contre violence

Il me semble plus que nécessaire au vu de la situation actuelle de remettre les pendules à l’heure, ces vieilles pendules déréglées quand on écoute nos gouvernants et leurs indéfectibles alliés que sont les media. Violence contre violence ? Qui et où sont les vrais coupables ? Petit rappel à la littérature pour nous éclairer …

Le romancier américain Jack London, dans son livre Le talon de fer, paru en 1908, nous révèle ce que finalement nous savons et expérimentons depuis la nuit des temps, à savoir que la violence n’est jamais le fait du peuple mais toujours celui de ceux qui l’oppriment et veulent continuer à l’asservir.

                                                                                      Léa Pétremand

In Le monde diplomatique janvier 2019

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La Régie municipale d’électricité de La Bresse au centre d’une stratégie de détournement de l’intérêt public au profit d’intérêts privés. “Plus belle la Régie” (épisode 2)

1 - La Régie

J'évoquais à la fin de mon précédent article sur la Régie, une modification de taille dans sa gestion. Elle est intervenue début 2017. Cette modification s'est faite en catimini sans qu'aucune information ne soit communiquée au Conseil municipal, ni a fortiori à la population.
La Régie, qui jusqu'à présent vendait sa production directement aux usagers bressauds et achetait chaque jour à des fournisseurs (EDF, Electricité de Strasbourg) le différentiel entre production et consommation locale, revend désormais toute sa production à un agrégateur suisse, qui a une obligation d'achat.

La mise en œuvre de cet accord a pour contrepartie l'obligation faite à la Régie d'acheter la totalité de la consommation de ses clients à ses fournisseurs extérieurs sur la base d'une prévision annuelle au tarif négocié. En cas de dépassement de cette prévision de consommation le surplus est facturé à la Régie sur la base des prix du marché spot de l'électricité (marché au comptant). Ces tarifs étant notoirement très élevés.

Cette modification fondamentale dans la gestion, vendre toute la production et être dans l'obligation de racheter l'intégralité de l'électricité consommée par ses clients, enlève toute marge de manœuvre à la Régie. En effet, avant cette opération, elle pouvait gérer et écrêter les pics de consommation grâce à ses turbines. L'électricité, qui comme chacun sait, ne se stocke pas, doit être produite et immédiatement consommée. Les périodes de fortes consommations, particulièrement par grand froid, pouvaient avoir pour conséquence un dépassement des plafonds fixés contractuellement avec les fournisseurs, ce qui pouvait générer des pénalités importantes à payer par la Régie. C'est ainsi que la possibilité d'augmenter la production locale, d’écrêter à ces périodes permettait d'éviter ces surcoûts.
C'est d'ailleurs dans cet objectif que la turbine de la Lande a fait l'objet d'un investissement important au moment de son achat. En effet c'est un matériel de pointe capable de produire beaucoup sur des périodes limitées et destiné justement à écrêter les pics de consommation.
La nouvelle configuration enlève toute visibilité et retire tout intérêt à une gestion efficace des turbines. En effet que l'on produise ou non de l'électricité à cette période n'a plus le même intérêt que précédemment, Le kilowatt produit pour écrêter une forte demande se valorisait au prix qu'aurait dû coûter le dépassement. Le système actuel de prévision annuelle ne laisse plus aucune marge de manœuvre à la Régie désormais privée de ses moyens d'action prisonnière des aléas climatiques.

Cette situation nouvelle présente un grand avantage pour l'actuel Président du Conseil d'administration de la Régie, elle lui permet notamment de justifier que l'on réserve en hiver l'eau du barrage de la Lande à la fabrication industrielle de neige artificielle.

Jérôme Mathieu, pour ne pas le citer, l'a d'ailleurs exprimé publiquement en déclarant que l'eau de ce barrage devait être utilisée en priorité pour la fabrication de neige artificielle, en second pour l'eau potable et enfin, pour la production électrique. Je serais tenté d'ajouter, s'il en reste!!!
Même le Maire a dû à l'époque recadrer son adjoint en remettant les priorités dans le bon ordre, sans toutefois rappeler que cette retenue a d'abord été réalisée pour augmenter significativement la production d'électricité de la Régie municipale. Il est probable que le Maire se soit souvenu ou qu'on lui ait rappelé que la commune avait fini par gagner en justice contre les associations qui avaient déposé des recours à l'époque contre la construction du barrage au motif que l'objet de la retenue était la production d'électricité et que la Régie pouvait être assimilée à EDF en tant que service public. Une déclaration publique du Président du Conseil d'Administration de la Régie modifiant substantiellement la destination première de cet ouvrage aurait pu ouvrir un boulevard à de nouveaux recours en justice.
Qui a dit ; tourner sept fois sa langue dans sa bouche…. Monsieur Mathieu ?

Il n'en demeure pas moins que les déclarations du Maire ne correspondent pas à la réalité qui fait aujourd'hui du barrage de la Lande le domaine réservé de Labellemontagne pour la production industrielle de neige artificielle. L'autorisation de prélèvement a été porté à 800 000m3 par saison ! Le barrage, à son niveau maximum a une capacité de 700 000m3.

Ce nouveau fonctionnement constitue une première étape dans la disparition programmée de la Régie. Privée de tout intérêt à agir et à décider du niveau optimum de sa production, elle devient, comme un bouchon ballotté au rythme des vagues, la marionnette des éléments. Il n'est pas exclu que l'on nous explique qu'elle pourra à terme être confiée à un opérateur externe qui de par sa taille, pourra négocier de meilleurs prix d'achat de l'électricité. Et le tour est joué.

Afin de compléter ce tableau, nous nous intéresserons, dans le prochain épisode de ce feuilleton, aux performances financières de la Régie, et nous pourrons constater qu'elles sont, sous la gestion de Jérôme Mathieu, en chute libre.

Sommes-nous en train d'assister à la Régie à un scénario similaire à celui qui s'est déroulé à l'EHPAD de la Clairie, qui s'est conclu, je le rappelle, par l'obligation pour la municipalité d'éponger un déficit abyssal. Les finances de la ville et en dernier ressort les contribuables pourraient-ils le supporter… (la suite au prochain épisode...)

2 - Labellemontagne

Intéressons-nous maintenant à un acteur central de ce dossier : la société « Labellemontagne » grand consommateur d'eau et d'électricité, toutes deux au centre de l'activité de la Régie.

Depuis la saison d'hiver 2016-2017, autorisation a été donnée par la Municipalité à « Labellemontagne » de doubler la capacité de prélèvement en eau pour fabriquer de la neige. De 500m3/heure à 1000m3/heure. La puissance des pompes a été augmentée en proportion ainsi que la consommation d'électricité. Cette eau est puisée dans le barrage de La Lande et ne produit aucune contrepartie financière pour la commune.

Dans le même temps, Labellemontagne a renégocié l'abonnement et les prix de l'électricité à la baisse avec la Régie qui l'a accepté :

Davantage d'eau gratuite pour les canons à neige = moins d'électricité produite + diminution du coût de l'électricité. Labellemontagne gagne sur tous les tableaux, et il n'est pas excessif d'affirmer que le contribuable bressaud subventionne abondamment Labellemontagne !

Dans ces conditions on ne voit pas pourquoi la commune ne reprendrait pas en régie l'exploitation de la station ?

3 - La Municipalité

3/1 Sécheresse

En période de pénurie d'eau, ce qui était encore le cas il y a 2 semaines la municipalité aurait dû anticiper la saison d'hiver. Il serait en effet inadmissible qu'en l'absence de nouvelles précipitations consistantes d'ici la période d'hiver, on continue d'alimenter les canons à neige des pistes de ski, en faisant passer les loisirs de quelques-uns devant l'intérêt général, en captant pour le profit de quelques privés une ressource commune qui doit d'abord satisfaire les besoins de tous.

C'est pourtant ce qui s'est passé ! (voir communiqué des associations ici)

On le voit la course en avant vers toujours plus d'équipements (360 canons à neige sur le seul domaine de La Bresse-Hohneck) mène inexorablement vers des conflits d'usage et des détournements de plus en plus flagrants des moyens et des ressources communs au bénéfice de quelques-uns. Tout cela pour des activités aussi essentielles pour l'humanité et le genre humain - dans un contexte de réchauffement climatique et d'effondrement de la biodiversité - que la fabrication industrielle de neige artificielle !

Alors que l'utilisation des canons à neige peut se concevoir comme un complément, notamment pour permettre un enneigement suffisant des parties les plus basses du domaine skiable, ils sont aujourd'hui utilisés,  même en l'absence de chutes de neige, pour couvrir la totalité des pistes.

3/2 Résumons la situation :

  • Labellemontagne est autorisée à doubler les prélèvements en eau qui passe de 500m3/heure à 1000m3/heure.
  • Cette eau prélevée dans le barrage de La Lande lui est cédée gratuitement. L'investissement et les coûts d'entretien de l'ouvrage sont entièrement assumés par la commune
  • Ce prélèvement massif risque fortement de rendre problématiques les prélèvements d'eau potable pour les usagers, car en faisant baisser le niveau de la retenue souvent bas en hiver, il contribue à augmenter la concentration de matières organiques solubles produites par la décomposition de la tourbe présente sous la masse d'eau et à engorger les systèmes de filtration, déjà très coûteux, mis en place.
  • Ce prélèvement intervient évidemment en soustraction des possibilités de production électrique des turbines situées en aval. Turbine de La Lande et turbine de la côte 750. Ces deux installations étant les plus productives et les plus rentables de la Régie.
  • Nous sommes de surcroît en période de très forte consommation d'électricité, donc au moment où la production d'énergie renouvelable est la plus utile à la planète et à la lutte contre le réchauffement climatique ! Mais cela n'a, semble-t-il, pas la moindre réalité pour cette municipalité !
  • Nous devons encore, last but not least, ajouter à cela la négociation à la baisse de l'abonnement et des tarifs de l’électricité au bénéfice de Labellemontagne. En effet, faisant suite à l'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence la société Labellemontagne, pourtant déjà largement attributaire, on vient de le voir, de cadeaux en tout genre concédés par la municipalité, a voulu encore pousser plus loin son avantage, en exerçant une « amicale pression » sur la Régie pour qu'elle baisse ses tarifs, ce que cette dernière s'est, semble-t-il, empressée d'accepter…

3/3 Manque à gagner

Cela fait beaucoup et j'engage les personnes qui le souhaiteraient à évaluer le coût total du manque à gagner pour la Régie et la commune et par voie de conséquence, le montant du cadeau fait, à l'insu de leur plein gré, par les contribuables bressaud aux actionnaires privés de Labellemontagne. Les documents et les éléments permettant ce calcul sont disponibles à la Mairie et à la Régie. Ce sont des documents administratifs communicables à toute personne qui en fait la demande.

Ceux qui feront cette démarche seront sans nul doute étonnés du résultat, et concluront aisément avec moi qu'une reprise en régie de la Délégation de Service Public de la station par la commune, même dans une conjoncture économique et climatique en voie de dégradation lui serait bien plus profitable ainsi qu'aux contribuables, que la situation actuelle. En effet celle-ci se traduit par une mise en danger de l'approvisionnement en eau potable des habitants, un pillage du bien commun au bénéfice d’intérêts privés, une atteinte à la capacité de production électrique de la Régie municipale et une ponction significative des ressources financières de la commune.

3/4 Redevance

Je connais par avance les objections qui me seront faites, parmi celles-ci il est souvent fait référence au montant de la redevance que verse Labellemontagne chaque année à la commune, redevance calculée en partie sur le chiffre d'affaires réalisé. Les représentants de cette société font entendre régulièrement des plaintes déchirantes lorsqu'ils évoquent cette « captation » sur leurs profits.

Certains parmi leurs admirateurs extasiés s'offusquent même que la commune prélève autant, mais laissons les imbéciles regarder le doigt quand celui-ci montre la lune. Si on les écoute, la commune devrait mettre gratuitement à disposition la totalité des surfaces du domaine skiable, ou tout au plus percevoir pour cela une indemnité symbolique.

Il apparaît clairement que la stratégie mise en œuvre depuis quatre ans par les dirigeants de Labellemontagne, avec le concours de la municipalité, vise d'une part à s’exonérer de toutes les contraintes attachées à l'activité et d'autre part, à obtenir des facilités et des avantages par toutes sortes de moyens afin de récupérer le montant de cette redevance que la direction de cette société n'a jamais digérée.

On verra dans le prochain épisode quelles en sont les conséquences pour les finances communales.

3/5 Gestion privée, gestion publique.

Certains, toujours les mêmes, objecteront qu'une gestion privée est toujours plus efficace qu'une gestion publique. On se demande toujours sur quelles expériences ils s'appuient pour répandre de telles âneries.
Puisque nous évoquons le cas de Labellemontagne, je renvoie à une des stations qu'elle a gérée, celle de Pralognan la Vanoise dans les Alpes, où la municipalité a dû mettre fin à leur collaboration. Sans doute que Labellemontagne n'y avait pas obtenu tous les avantages dont elle bénéficie chez nous !!

Certains encore opposent le privé, qui investit et sait prendre des risques, au public, frileux qui ne sait pas innover. Ils oublient simplement de préciser que les risques pris par le privé sont toujours payés par le public, de même que les investissements bénéficiaires du public sont bien souvent cédés pour peu de chose au privé. Deux exemples emblématiques à l'appui de mes dires, le dernier grand crash bancaire de 2008 qui a vu l'état injecter des milliards d'€uros, et la vente à vil prix des sociétés d'autoroutes à Vinci, Eiffage et Abertis Compagnies dont les actionnaires engrangent chaque année plus d'un milliard de dividendes !!! Chaque jour apporte son lot d'illustration de ce principe, à grande ou à petite échelle, privatisation des profits, socialisation des pertes.

La réalité est souvent triviale et peut se résumer à quelques propositions simples. Il en est une que je livre à votre sagacité : la gestion privée sur le domaine public se nourrit toujours d'aides et d'avantages arrachés au bien public pour servir l'intérêt privé. Sans ces avantages prélevés sur l'intérêt collectif ces sociétés s'effondrent.
Cette proposition peut d'ailleurs être étendue à la plupart des activités industrielles et commerciales qui sans l'intervention, sous des formes variées, de la puissance publique, donc de la collectivité des citoyens, ne pourraient survivre.

Nous pourrions, en guise de conclusion temporaire, évoquer comment par le passé, suite à des saisons touristiques médiocres, les gestionnaires de stations, le dirigeant de Labellemontagne en tête, ont fait le siège du Préfet et des Collectivités, régions et départements, afin d'obtenir aides, subventions et avances de trésorerie qui pour certaines ne seront jamais remboursées.

Monsieur le Maire et Monsieur l'adjoint, il est temps d'annoncer la couleur et de faire part aux habitants de votre stratégie et de vos véritables intentions, concernant la Régie Municipale d'électricité.

Il est possible aussi, que vous n'ayez jamais eu la moindre réflexion stratégique. Je n'ai aucune peine à l'imaginer après vous avoir observé dans vos diverses actions ou plutôt inactions, au sujet de nombreux dossiers importants pour la commune, depuis que vous êtes élus. Ceux du Collége et de l'EHPAD, pour ne citer que les plus spectaculaires.

Dans cette très probable hypothèse, cela ne justifie pas toutefois que vous persistiez à multiplier les cadeaux et à céder aux injonctions et au chantage exercés par une société privée.

La Bresse le 18 décembre 2018
Gracchus

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Le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges crée des réserves pour écologistes.

Communiqué de SOS Massif des Vosges

Comme le gouvernement colonial états-unien a créé des réserves d’Indiens après avoir détruit consciencieusement leur environnement, massacré les troupeaux de bisons et les Indiens eux-mêmes, voilà le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges qui s’inspirant de ce glorieux passé tente, à son petit niveau certes, et avec des moyens sans commune mesure, de créer des réserves pour écologistes pacifiés, dans le double but de leur offrir un hochet à agiter et de masquer derrière une prétendue sollicitude pour la préservation de la nature, ses véritables objectifs dont l’origine commune est le développement touristique à outrance.

Le Parc a donc, dans un grand déploiement de moyens, organisé le 29 novembre une « journée d’études » pompeusement intitulée « Quiétude attitude ». Les objectifs affichés au nombre de trois sont :

Communiquer sur l’existence de zones de quiétude à l’échelle du territoire du Parc.

– Présenter les bons réflexes à adopter pour préserver la tranquillité de la faune sauvage.

– Mobiliser les professionnels du tourisme et des loisirs pour assurer un relais vers le grand public.

On l’aura compris, rien d’autre que de la communication et de l’emballage marketing pour justifier toutes sortes d’activités qu’on souhaite développer, et faire prospérer dans des zones naturelles fragiles.

Y étaient invités toutes sortes de représentants aux responsabilités écrasantes issus des mouvements sportifs et de loisirs ainsi que, pour faire bonne mesure, des écologistes défenseurs de la nature. Ces derniers, sans doute échaudés par les pratiques désormais habituelles de la direction du parc, n’avaient semble-t-il, pas daigné faire le voyage en nombre jusqu’à La Bresse, lieu d’élection de cette journée qui, si l’on s’en tient au programme sur papier glacé abondamment distribué, devait constituer un moment fort d’échanges et de concertations.

Cette journée donc, après avoir été introduite comme il se doit par les discours successifs, mais néanmoins parsemés des navrantes et habituelles banalités, du Maire de la commune, du Président du Parc et de quelques-unes des importantes sommités invitées, se poursuivit par la présentation du morceau de choix, le plat de résistance, la présentation du programme « Quiétude attitude » résultat de l’étude commandée par le Parc et réalisée par un cabinet spécialisé dans la production de présentations « power point » au graphisme accrocheur et de slogans non moins agressifs, produits de la réflexion de chargés d’études, diplômés d’écoles de commerce et de marketing.

C’est ainsi qu’au titre du programme à l’originalité décoiffante « Quietude attitude » fut associée une devise en guise de sous-titre, au nom au moins aussi époustouflant : « Sauvagement responsable ».

Tout commentaire serait à ce point, superflu, et nous n’en ajouterons donc aucun !

De la même manière il est inutile d’évoquer le contenu de cette étude, car c’est simple il n’y en a pas. Sinon une compilation d’éléments connus et reconnus, recopiés et alignés sans vergogne, agrémentés de recommandations aussi élémentaires que : « Attention ! Les pratiques du camping et du bivouac sont réglementées dans certains espaces protégés ».

Nous n’évoquerons pas non plus ici le coût, inversement proportionnel au contenu, de cette si considérable étude !

La matinée se conclut par l’inauguration du site internet, moment paroxystique soutenu par l’enthousiasme collectif.

Bien entendu les ateliers qui ont suivi et conclu la journée n’étaient là que pour donner l’impression d’une large concertation des acteurs, comme aime à le clamer la direction du Parc. En réalité le « programme d’action » est depuis longtemps établi et arrêté. Il se résume en quelques mots, comment donner bonne conscience et un vernis de protecteur de la nature aux associations sportives et de loisirs qui veulent développer leur présence et leurs activités sur le massif, considérant ce dernier comme un espace de jeux artificiels où tout ou presque doit être permis. Les activités en question allant de la randonnée aux manifestations motorisées sans autres précisions !

La consultation studieuse du site internet nous apprend que les « recommandations » du programme relatives à l’organisation de manifestations, n’apportent aucune contrainte supplémentaire que celles prévues et décrites dans les textes réglementaires habituels régissant ces activités, et leur sont en tous points identiques.

Les professions de foi des « ambassadeurs », quant à elles, sont en phase avec le programme, creuses, et profondément navrantes.

Au moment où les conséquences toujours plus préoccupantes du réchauffement climatique nous imposent de revisiter radicalement notre relation à la nature, le Parc s’engouffre dans une campagne déguisée de promotion des activités de masse dans les zones naturelles.

Cette opération de communication de la direction du Parc révèle, s’il en était encore besoin, l’état de profonde déliquescence des principes qui présidaient à l’origine de la création des parcs naturels. A ces principes se substituèrent à petites touches, jusqu’à les remplacer totalement, la soumission aux lobbys, à l’air du temps et l’adoption des valeurs de la consommation et du tourisme de masse.

La question vaut donc aujourd’hui d’être posée, le Parc a-t-il encore une parcelle de légitimité à exister en tant que tel ?

Ne serait-il pas plus rationnel afin qu’il assume sa véritable vocation, qu’il fusionne avec les offices de tourisme départementaux ?

La réponse à cette question lors d’une prochaine initiative de SOS Massif des Vosges.

La Bresse le 04 décembre 2018

Dominique Humbert

Président

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Gilets Jaunes, Appel des écologistes du 22 novembre 2018

Appel des écologistes du 22 novembre 2018

Soutien total aux Gilets jaunes !

Nous écologistes, responsables associatifs ou militants, engagés dans l’action pour la défense de l’environnement, la préservation de la biodiversité et de la planète apportons notre total soutien au mouvement des gilets jaunes qui occupent depuis 5 jours les ronds-points de France.

Nous écologistes sommes allés à la rencontre de ceux qui occupent les carrefours et expriment ainsi leur désarroi devant la situation d’injustice sociale qui leur est faite.

Nous écologistes nous élevons contre le mépris de classe affiché par la classe dirigeante et les gouvernants de ce pays pour leur action.

Beaucoup ont compris qu’il était inutile de s’adresser aux politiques qui, quoi qu’ils disent ou fassent sont entièrement déconnectés du peuple.

Nous sommes tous conscients des enjeux climatiques et environnementaux et vouloir faire de l’écologie, la responsable de la détresse sociale, est une imposture utilisée par le pouvoir afin de détourner l’attention.

Nous apportons notre soutien à l’appel lancé ce jour par les gilets jaunes de la zone portuaire de Saint Nazaire https://www.facebook.com/osonscauser/videos/289558331677442/?t=3

(texte de l’appel de Saint Nazaire joint ci-dessous )

Notre initiative ne vise à aucune récupération ni tentative de prise de contrôle. On ne récupère ni ne contrôle le peuple en mouvement.

Nous voulons affirmer qu’il existe dans notre pays des écologistes dont certains sont engagés depuis longtemps et qui sont non seulement solidaires, mais partie prenante, frères d’armes du mouvement des Gilets Jaunes.

Nous saluons ce sursaut salutaire du peuple de France qui fidèle à sa tradition n’accepte plus l’injustice sociale. Car c’est bien de détresse sociale qu’il s’agit, de l’impossibilité de vivre dignement pour une partie de plus en plus grande de la population de notre pays. Ces difficultés qui s’étendent à des couches hier encore préservées n’est pas le résultat du hasard, pas plus que l’urgence environnementale n’en est responsable, c’est bien le système et ceux qui le dirigent qui voudraient nous faire croire, que lutter contre le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité c’est taxer la population et particulièrement les plus vulnérables. Cette « écologie » punitive nous n’en voulons pas, ce n’est pas la nôtre.

Oui il est urgent de réduire notre consommation d’énergie fossile, oui il est urgent de modifier radicalement nos modes de vie, de production et de consommation, mais il est tout aussi urgent d’assurer une vie digne à tous. L’un ne va pas sans l’autre.

Nous écologistes, dénonçons les fausses solutions dirigées par la finance verte :

développement de la voiture électrique, de l’éolien et du photo-voltaïque industriel, du bio gaz, prolongation de l’utilisation des pesticides, taxes sur le gaz oïl, utilisation de l’huile de palme dans les biocarburants, destruction et surexploitation des forêts…

L’écologie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est la continuation d’un système devenu fou qui ignore le peuple et sa capacité à décider et à assumer lui-même son avenir et celui de ses enfants.

Nous appelons les responsables et militants écologistes à soutenir cet appel et à participer aux initiatives qui seront prises, suite à l’appel des Gilets Jaunes de Saint Nazaire, sur le département des Vosges.

Premiers signataires : Antoine Chonion, Dominique Humbert, Annie Aucante, Yves Melin, responsables associatifs

Contacts : biodiversithaies88@gmail.com

Signer l’appel ici

Appel des Gilets Jaunes de la zone portuaire de Saint Nazaire

A tous et à toutes, le mouvement des Gilets Jaunes exprime le raz le bol d’un peuple qui n’en peut plus d’être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité, toujours plus arrogant envers les faibles, toujours plus acquis aux puissants.

Les actions de blocage économiques, routiers, de centre de grande consommation se multiplient partout en France. L’objectif est d’assécher les puissances de l’argent pour faire plier un pouvoir politique qui leur est acquis.

Ces actions ont aussi pour conséquences malheureuses de gêner les citoyens dans leurs tâches quotidiennes ; citoyens qui subissent eux aussi un système qui éliminent toujours les rapports humains et bienveillants pour leur substituer les rapports comptables, d’argent. Notre objectif est de redonner, le plus rapidement possible le pouvoir de décision au peuple, par le peuple, pour le peuple ; un pouvoir qui lui revient pleinement de droit, si nous attendons trop notre mouvement s’essoufflera et se divisera fatalement.

Pourtant l’éveil du peuple se répand. Partout, en Belgique, en Bulgarie, en Allemagne, ailleurs dans le monde les peuples se réveillent, décident eux aussi de ne plus subir. Le problème est chez eux comme chez nous.

Un rassemblement parisien a été décidé le samedi 24 novembre prochain, en direction de l’Elysée, pour aller trouver, comme il le demandait lui-même l’actuel Président Emmanuel Macron. Que ceux qui peuvent se déplacer jusqu’à Paris y aillent. C’est une tès bonne chose.

Mais le pouvoir exécutif a aussi ses relais locaux, les représentants des pouvoirs exécutifs dans les régions et villes de province, sont les préfecture et les sous préfectures. Ce sont eux qui sont tenus d’appliquer les décisions politiques prisent en haut lieu par des « élites » toujours plus déconnectées de nos réalités.

Ces lieux devraient être les lieux de l’exercice d’un pouvoir populaire où la fraternité et la bienveillance se côtoieraient, où les problèmes humains et environnementaux puissent trouver des réponses naturelles et simples, soucieuses de préserver le bien être de chacun et celui de notre patrimoine commun-et celui-ci inclut notre environnement-

Le mouvement des Gilets Jaunes du bassin nazairien, le mouvement des Gilets Jaune du bassin portuaire de Saint Nazaire ont décidé d’organiser une assemblée dans la cour de la sous préfecture de Saint Nazaire, le samedi 24 novembre à 14 heures.

Nous appelons tous les participants à observer et à faire observer le respect des rues environnantes et des bâtiments de la sous préfecture elle-même. Notre objectif n’est pas de détruire mais bien au contraire de construire, de construire un monde plus humain pour nous et les générations futures.

Nous appelons toutes les villes de France à organiser, le même jour à la même heure, samedi 24 novembre à 14 h, une assemblée dans les lieux d’exercice du pouvoir exécutif et à y observer le même caractère pacifique et respectueux des biens communs.

Nous demandons aux autorités publiques de laisser le peuple entrer dans ces locaux qui sont les siens, qu’il a financés et même construits de ses mains.

Nous n’attendrons plus que la solution vienne d’en haut. Les directions politiques financières et industrielles qui gouvernent aujourd’hui notre pays, seront toujours incapables de résoudre à notre place des problématiques sociales et environnementales que bien souvent, elles n’entendent et ne voient même pas.

La solution est en nous mêmes, en nous les travailleurs, les chômeurs les retraités de toutes origines et de toutes couleurs. Agissons tant qu’il est temps. Nous nous le devons à nous même. Nous le devons à nos anciens, Nous le devons à nos enfants. D’ici samedi 24 novembre, nous appelons les Gilets Jaunes à poursuivre les actions de blocage économique.

Le mouvement des Gilets Jaunes de la zone portuaire de Saint Nazaire.

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Les Colibris, une secte ordinaire…

Colibri

Dimanche dernier le cinéma de la Bresse projetait le film « La terre vue du coeur » et proposait à l’initiative des jardiniers de La Bresse un débat avec deux représentants du mouvement des Colibri.

Michel Hutt et Joseline Montaigu-Lancelin, le premier étant présenté comme un écrivain et la seconde comme une spécialiste de la permaculture.

Si ce film documentaire un peu longuet, dresse un diagnostic concret mais toutefois très incomplet de la dégradation des écosystèmes dans le monde, il n’aborde à aucun moment l’analyse des causes de cet effondrement qu’il persiste à qualifier de crise. L’emploi de ce terme n’étant pas dû au hasard, en effet une crise est passagère et on peut lui trouver des solutions techniques. Un effondrement, c’est une toute autre affaire, il impose si on veut en sortir sans trop de dommages une remise en cause radicale de ce qui l’a provoqué. Mais encore faut-il se donner les moyens d’identifier les causes et de les analyser. Ce que ne fait justement pas le film. C’est tout au plus un constat tantôt réaliste tantôt poétique, quelquefois nostalgique de quelques-unes des graves questions qui se posent à notre environnement.

Tout ceci ne serait pas bien grave, si derrière ce film ne pointait un cortège disparate d’idées et de recettes picorées ici et là et se présentant comme une doctrine aboutie.

Le débat annoncé qui devait suivre la projection devant permettre d’y voir plus clair, révélera la nature cachée de l’escroquerie que l’on a voulu nous fourguer.

Tout d’abord réglons le sort de ce débat, car il n’y en eut pas, ou plutôt il fut immédiatement guillotiné par le grand ordonnateur de la soirée Michel Hutt. Faisant appel à des méthodes simples et éprouvées il pratiqua l’étouffement de la contradiction et des contradicteurs. Alors qu’un intervenant mettait en question les graves défauts du film évoquées plus haut , on lui prêta des intentions qu’il n’avait pas exprimées et qui caricaturaient et dévalorisaient sa pensée, la rendant ridicule et incohérente. Pour conclure la manœuvre on fit en sorte qu’il ne puisse, malgré sa demande, reprendre la parole afin qu’il apporte les rectifications nécessaires et dénonce la méchante opération.

Ces techniques, tronquer la pensée des contradicteurs pour mieux la disqualifier, puis interdire le droit de suite en gardant la parole le + longtemps possible, avant de la donner à un comparse sur un sujet différent, sont bien connues des mouvements sectaires. Les chefs des Colibris, formés à leur maniement sont passés maîtres dans cet art.

Toute contradiction structurée.n’est pour eux pas supportable. Le risque est grand qu’elle ne dévoile l’imposture Votre parole est la bienvenue si vous racontez une histoire inessentielle, faite de gentilles anecdotes pleines de sentiments de ressentis et d’émotions. C’est d’ailleurs ainsi qu’il fut d’emblée proposé à la salle de procéder, la vision globale etant réservée aux chefs.

Si vous exprimez une pensée globale, qui plus est, critique de leur vision simpliste, on s’arrange pour ne pas vous redonnez la parole et noyer tout cela sous des interventions émotionnelles pleines de banalités et de bons sentiments, mais tellement vraies !

Sous des apparences de respect et de démocratie, leurs manœuvres ne sont que la reprise des pires procédés sectaires qui visent à rendre inopérante toute pensée critique.

Ces gens qui se présentent sur terre, comme porteurs d’un corpus d’idées, qui selon eux devrait permettre de sortir de la voie funeste sur laquelle est engagé le monde, destruction de la biodiversité, 6éme extinction massive des espèces, réchauffement climatique, ne sont pas des militants, malgré ce qu’ils voudraient nous faire accroire. Ils ne sont en réalité que de misérables bonimenteurs, tels ces marchands de lotion capillaire qui vantaient dans les westerns un produit miracle pour en faire un business si possible juteux mais dont l’effet sur la repousse des cheveux était ausi efficace qu’un cautère sur une jambe de bois.

Le mot d’ordre des Colibris, du « chacun fait sa part », est parfaitement adapté à l’idéologie libérale actuelle : comme s’il n’y avait pas de société, comme s’il suffisait de changer les comportements de consommateurs atomisés pour lutter contre le changement climatique.

D’ailleurs l’un vend des livres, l’autre des séances de coaching et des formations dont le contenu toujours indigent est judicieusement emballé dans un vernis philosophique, accumulation de banalités désespérantes largement usées et élimées par les déjà vieilles badernes du développement personnel et du New-age. La présentation de la permaculture que nous servit Madame Joseline Montaigu-Lancelin, laborieuse litanie de généralités et de lieux communs qui ne nous apprirent rien sur cette pratique estimable et la consultation de son site web, sont à cet égard édifiantes tout autant que les tarifs par icelle pratiqués.

Ces gens surfent sur la vague de désespérance qui s’est emparée du monde, pour en tirer un bénéfice personnel sonnant et trébuchant. Aucune solution, sinon celles de suivre un stage supplémentaire, un accompagnement-coaching ou une séance de « recentrage » tout cela düment facturé bien sûr. Mieux se connaître, rencontrer son moi profond sont les pierres angulaires de leur pensée. Le point commun de ces « techniques » étant la valorisation hypertrophiée du moi, autre vieille recette illusoire, expérimentée depuis toujours par les gourous de tout acabit qui en abuse pour dominer leurs disciples et les rendre dépendants.

Tout l’art de nos Colibristes étant de faire passer cela pour de la nouveauté, en l’habillant d’un discours pseudo philosophique, à fortes connotations environnementales et accessoirement, telle Madame Joseline Montaigu-Lancelin, en s’affublant de certifications pompeuses et prétentieuses délivrées par des supers gourous auto-proclamés (certifiée par l’International Coaching Federation)

En général, ainsi qu’on me l’a rapporté, les quelques réunions qu’ils organisent pour leurs affidés, toujours prêts à engloutir les paroles du chef, ressemblent à des séances de confessions collectives, dans lesquelles vous êtes priés de n’exprimer que des émotions, des ressentis qui deviendront la matière première du gourou animateur qui en extraira des sentences édifiantes et, s’il est en forme, la substantifique moelle.

Interdiction absolue de sortir de cette règle, sous peine d’un rappel à l’ordre vigoureux. La raison, la recherche des causes, les liens de cause à effet n’y ont pas leur place. Il vous est livré un package complet, un prêt à penser homologué par le père fondateur, le proclamé « grand sage » Pierre Rabhi. Le disciple n’est pas censé réfléchir, il est l’objet, le porteur d’émotions, celui qui est prié, comme chez Carrefour, de toujours positiver. Aucune dérogation à l’ordre du jour de la réunion préalablement fixé par le seul gourou n’est permise. Ce sont exactement les méthodes et les techniques employées par les mouvements sectaires. Confiner le disciple dans une logique segmentaire de laquelle il lui est impossible de s’échapper. Lui fixer des œillères qui en feront un gentil soldat totalement dépendant de la doxa du groupe. Et petite anecdote qui m’a été rapportée par un ex-disciple repenti, à chaque début de réunion, chacun est invité à prononcer un mot censé exprimé son état d’esprit du moment, l’opération étant répétée à la fin, et bien sûr les mots du début sont négatifs, ceux de la fin positifs !!! C.Q.F.D. ils appellent cela la météo !!!

Ils ne veulent surtout pas changer le monde, pas plus qu’ils ne souhaitent aider leurs contemporains. Notre accablante réalité et la souffrance bien réelle de beaucoup sont leur gagne-pain, pourquoi leur faudraient-ils tuer la poule aux œufs d’or ?

Ne soyons pas naïfs, ces gens sont des sectaires du genre commun, et sous l’image qu’ils véhiculent de défenseurs de la nature et de l’homme, ils apparaissent comme les derniers avatars des dieux de la marchandise, protecteurs d’un système à l’agonie. Ils trompent leur monde et n’ont d’autre objectif que de préserver ce qui est, pour y faire prospérer leur déplorable business.

Le 20 novembre 2018

Gracchus

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Pénurie d’eau, pas pour tout le monde!

L’industrie des canons à neige

Communiqué de presse

Les associations La Bresse environnement et SOS Massif des Vosges s’étonnent du fonctionnement ce jour des canons à neige situés sur le domaine skiable de La Bresse gérés par la société Labellemontagne.

En effet nous avons constaté que tous les canons à neige visibles au bas de la station étaient en pleine action en milieu d’après midi.

Alors que la situation hydrique du massif, de l’ensemble des cours d’eau et des retenues est plus que préoccupante, qu’un arrêté préfectoral N° 533/2018 du 19 octobre 2018 « portant limitation provisoire de certains usages de l’eau au sein de la zone de gestion Moselle amont et Meurthe… » dont fait partie la commune de La Bresse, la place en situation « alerte renforcée ».

Alors que l’eau pompée pour la fabrication de neige industrielle, à raison de 1000 m³ par heure dans le barrage de la Lande, au niveau exceptionnellement bas, est également utilisée pour l’alimentation en eau potable de zones d’habitation de la commune, ainsi que pour maintenir le niveau d’étiage minimal de la Moselotte. Cette dernière fonction étant réalisée par le turbinage de la masse d’eau nécessaire et produisant donc de l’électricité.

Bien que l’arrêté du Préfet ne prévoit pas explicitement la limitation ou l’interdiction de la fabrication de neige industrielle, sans doute suite à une sous estimation de la durée de la sécheresse.

Alors qu’une disposition de l’arrêté ouvre la possibilité au maire de La Bresse de « prendre des mesures plus restrictives si l’état de la ressource sollicitée par le réseau d’eau potable le nécessite » et compte tenu de la situation générale de la ressource en eau sur la commune, des communications successives de la mairie sur cette question allant jusqu’à nous expliquer comment nous laver les dents avec parcimonie ! il ne fait aucun doute que des mesures plus restrictives s’imposent. C’est pourquoi nous demandons au Maire de prendre séance tenante un arrêté interdisant jusqu’à nouvel ordre la fabrication de neige artificielle sur le territoire de La Bresse, ainsi que l’arrêté préfectoral le lui autorise.

La Bresse le 19 novembre 2018

Pour La Bresse environnement et SOS Massif des Vosges

Dominique Humbert

Président

 

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EHPAD La Bresse – ADMR le divorce !

Alors que la situation financière de l’EHPAD de La Bresse commence à peine à se redresser, un nouveau coup dur est annoncé. Au Conseil de la vie sociale (CVS ) du 25 juin dernier, la direction de l’établissement informait que le portage des repas à domicile par l’ADMR était susceptible d’être modifié. Celle-ci envisageant de passer en liaison froide. Le couperet est tombé, la convention a été dénoncée et la liaison chaude abandonnée au profit de la liaison froide. Malheureusement l’extinction de cette activité va causer des dommages collatéraux pour l’EHPAD mais aussi pour les bénéficiaires de ce service. L’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles, très inquiète de ce changement, et devant l’absence de réaction et d’anticipation des élus, a souhaité alerter l’opinion en rédigeant un communiqué de presse.

Communiqué de presse

ADMR, repas à domicile à La Bresse : que veut-on privilégier, l’usager et le service ou la rentabilité ?

L’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles s’inquiète vivement de la décision prise à l’unanimité par le conseil d’administration de l’ADMR de La Bresse, de passer à compter du 1er janvier 2019 de la liaison chaude à la liaison froide pour le portage des repas à domicile sur notre commune, et s’interroge sur les conséquences d’une telle délibération.

Hormis les problèmes occasionnés par la liaison froide pour des usagers  plus ou moins autonomes: utilisation et manipulation d’un four à micro-ondes dont la nocivité n’est plus à démontrer et rendue quasi obligatoire afin de réchauffer les plats, le mode de production est au coeur des débats. La liaison chaude proposée jusqu’à présent permettait de conserver un lien social avec les bénéficiaires, notamment ceux vivant seuls à domicile, avec une livraison 7/7j, cela en privilégiant une cuisine traditionnelle sur place à base de produits frais. La liaison froide ayant pour but d’optimiser l’organisation, il est probable que la livraison n’interviendra plus journellement. De plus, le lieu de production est séparé du lieu de consommation. La production sera désormais réalisée en cuisine industrielle où les denrées sont préparées et cuites puis réfrigérées ce qui certes permet de différer la distribution dans l’espace et le temps, mais qu’en sera-t-il de la qualité des repas et du service rendu aux usagers ?

De plus, le passage en liaison froide impacte malheureusement l’EHPAD de la Bresse au plan financier, alors même que l’établissement commence seulement à retrouver un équilibre budgétaire. Qu’en est-il en effet ? L’EHPAD par une convention avec l’ADMR confectionne depuis 1999 des repas portés à domicile et livrés par les personnels de l’ADMR sur la commune. A l’origine l’EHPAD confectionnait 432 repas par an. Cette convention a évolué au fil des ans car la demande a rapidement augmenté pour atteindre 13 200 repas sur 2017.

L’ADMR a choisi de mettre un terme définitif à cette convention pour s’adresser dorénavant au privé. Le manque à gagner pour la maison de retraite, s’élève à 60 mille euros, ce qui diminue d’autant les recettes en atténuation permettant de minimiser l’augmentation du tarif hébergement. Cette décision oblige dans la foulée à supprimer un poste de cuisinier au 1er janvier 2019 si aucune mesure de compensation n’est trouvée d’ici là ! Ajoutons que l’établissement a financé en 2013 le réaménagement de la cuisine et le matériel investi fut calibré en fonction du nombre de repas à élaborer, cela prenant en compte les repas confectionnés pour l’ADMR.

Association indépendante, l’ADMR est sans aucun doute libre de ses choix, mais elle est également une association reconnue d’utilité publique, subventionnée par la municipalité de la Bresse. C’est pourquoi nous nous étonnons que la commune, elle aussi libre de ses choix, n’ait pas davantage peser sur cette décision.

Le directeur de l’EHPAD, Patrice Français, avait pourtant annoncé publiquement lors de l’AG locale de l’ADMR le 25 mai dernier, qu’il était tout à fait prêt à s’adapter à la volumétrie requise en terme de repas. De plus, il s’engageait à maintenir le tarif actuel des repas (7,10 euros) pour l’année 2019. Mais un directeur ne peut agir seul et notre association s’interroge une fois de plus sur l’absence de réaction des élus et des membres du CCAS. Des communes voisines, Cornimont, Saulxures, ont su résister aux incitations fortes de la fédération départementale de l’ADMR, et conserver leur liaison chaude, optant ainsi pour la continuité de la qualité de service à leurs administrés. Alors pourquoi pas La Bresse ? Parce qu’enfin, l’actuel portage à domicile en liaison chaude satisfait l’ensemble des Bressauds concernés depuis près de 20 ans.

Nos élus, dans ce dossier comme dans d’autres dossiers, ont fait preuve de pusillanimité. Ni le maire, ni personne de son équipe n’osent taper du poing sur la table quand c’est nécessaire et élever le ton. Refusant de s’affronter à l’autorité, ils préfèrent à chaque difficulté , baissant la tête, s’exclamer : « on n’y peut rien…c’est comme ça..faut accepter… ». Depuis son arrivée aux affaires en 2014, voici le sempiternel refrain de nos élus…Mais n’ont-ils pas précisément été élus pour défendre les intérêts de leurs concitoyens ? Dommage encore une occasion manquée.

La Bresse le 24 octobre 2018

Annie Aucante

Présidente de l’Association de défense des résidents de l’EHPAD de la Bresse et de leurs familles

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Plus belle la Régie ! saison 1, épisode 1

Turbine de la Vertbruche (photo RME)

Nous vous proposons un feuilleton pour l’automne 2018. Le titre : « Plus belle la Régie ».

Il s’agit bien évidemment de la Régie municipale d’électricité de La Bresse (la RME), vieille et digne institution locale à laquelle sont attachés, à juste titre, les Bressauds.

Comme dans tout feuilleton, chaque épisode ou saison, si on veut faire moderne, apportera son lot de nouveautés et de rebondissements. Les héros de la série ne sont pas des inconnus, et vous les découvrirez sous un jour que vous ignoriez peut-être !

Plantons le décor.

La Régie municipale d’électricité de La Bresse que nous appellerons désormais RME fut créée en 1934. A cette date, il existe déjà à La Bresse des moyens de production électrique sous la forme de deux turbines, l’une au lac des Corbeaux, l’autre à la Vertbruche, et un réseau de distribution qui alimente la quasi totalité des habitations.

La production d’électricité de la Régie est locale et renouvelable. Elle utilise la puissance hydraulique fournie par les lacs et retenues d’eau situés sur le territoire de La Bresse.

La Régie ne produit qu’une partie des besoins de la commune, entre 20 et 25%, le solde étant acheté à des fournisseurs extérieurs, aujourd’hui EDF et Électricité de Strasbourg.

Depuis sa fondation, les municipalités successives n’ont cessé de défendre avec raison, l’indépendance de ce service public municipal de l’énergie.

Unique dans les Vosges, cette Régie municipale d’électricité est gérée par les élus locaux et a fonctionné jusqu’il y a peu dans l’intérêt de la commune et de ses administrés. Les excédents financiers dégagés par son exploitation sont utilisés en partie pour l’investissement et en partie reversés au budget communal.

Il s’agit par conséquent d’une activité industrielle et commerciale qui échappe au privé et dont l’activité bénéficie à la collectivité. On pourrait parler, comme pour un certain nombre de dispositifs de service public du même type, d’administration communiste, même si cette qualification en gêne quelques-uns, il n’en demeure pas moins qu’elle décrit pour partie la réalité et c’est d’ailleurs ce qui, nous le verrons plus tard, pousse certains à vouloir en modifier les statuts, adopter un mode de gestion fondé sur les valeurs du marché plutôt que celles de l’intérêt collectif et communautaire, pour à terme privatiser.

Le statut actuel de la Régie ne garantit pas à lui seul que les principes énoncés plus hauts soient en tous points satisfaits. La façon dont est géré ce service public communal y participe pour beaucoup. Cette question sera abordée en détails dans un prochain épisode de ce feuilleton communal, et l’on pourra constater que les actuels choix de gestion sont loin d’être innocents !

Le déroulement de notre feuilleton n’empruntera pas les chemins naturels du temps,  la chronologie ne sera pas respectée. Cela n’affectera en rien la compréhension du lecteur avisé ni l’intérêt qu’il pourra en retirer.

Puisque nous avons décidé de ne rien respecter, commençons tout de suite par la fin.

Comme chaque année, le Conseil Municipal examine les comptes de la commune et ses annexes.

Les comptes de la RME font partie des annexes et sont donc présentés et commentés par le Maire ou l’adjoint président de la RME.

La présentation des comptes 2017 de la RME au Conseil municipal du 26 mars 2018 s’ouvre sur le constat suivant : « La RME enregistre un résultat d’un montant de 503 022.25 € (,) inférieur à celui de l’année 2016. » C’est moi qui rajoute la virgule, sans laquelle on aurait pu penser que le résultat 2017 était inférieur de 503 022,25€ à celui de 2016 ! Ce qui n’est heureusement pas le cas, le résultat 2017, bien que positif, est seulement mais cependant inférieur à celui de l’année précédente.

Nous n’ignorons pas que la production, la distribution et la vente d’électricité sont des activités industrielles soumises à toutes sortes d’aléas qui peuvent influer dans un sens ou dans l’autre, sur le résultat annuel.

Mais il est normal, dans cette situation, que les élus apportent des explications et développent les raisons de cette baisse du résultat annuel. C’est donc ce qu’ils ont fait.

Attachez vos ceintures, car c’est là que l’énigme se noue, alors que dans le même temps se lève une partie du voile sur la personnalité des protagonistes !

Au Conseil municipal du 26 mars 2018, on nous explique que cette baisse du résultat est due à deux causes, tout d’abord : «à une pluviométrie 2017 pas très satisfaisante », puis «aux taxes spécifiques à l’industrie électrique, notamment la CSPE, qui fluctuent d’une année à l’autre et ont été supérieures à celles de 2016 », et ils ajoutent pour faire bonne mesure ou peut-être anticiper 2018

« et devraient encore augmenter en 2018 ».

De plus on entendra et on lira par la suite le Maire et son adjoint en charge de la RME mettre en cause les impayés !

Et voilà notre affaire réglée, braves gens. Puisqu’ils le disent et l’écrivent, cela doit être vrai. La pluie, sa raréfaction en l’occurrence, les taxes et leurs augmentations bien sûr, voilà deux bonnes raisons de rentrer chez soi l’esprit tranquille, de s’installer dans son canapé, boire une bière et passer à autre chose devant « Plus belle la vie » et autre ânerie télévisuelle, propre à rendre béat le premier clampin venu.

Sauf que, une petite recherche pas très pointue sur Internet et voilà qu’en quelques minutes nous pouvons retrouver la quantité de pluie tombée à La Bresse, la pluviométrie donc !

La comparaison de 2017 avec 2016 est effectivement à l’avantage de 2016 qui fut, rappelons-le, une année qualifiée de pluvieuse par les météorologues ; en revanche en 2015 et 2014, années qui furent loin d’être défavorables pour les comptes de la RME, la pluviométrie fut dans les deux cas inférieure à celle de 2017 ! Voilà les chiffres : en 2017 / 864 mm, en 2016 / 1010 mm, en 2015 / 708 mm, en 2014 / 782 mm.

Vous remarquerez toutefois que l’expression employée, « une pluviométrie 2017 pas très satisfaisante », laisse entrevoir un manque d’assurance dans l’argumentaire, voire l’expression d’un doute sur la pertinence de celui-ci…

Bon d’accord, la pluviométrie ne serait pas seule en cause, et c’est vrai que celle-ci est avancée timidement, du bout des lèvres, presque comme une excuse de n’avoir pas trouvé mieux. En revanche l’augmentation de la CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité), ça c’est du solide, de l’argent sonnant et trébuchant, ça parle directement au porte monnaie et de plus chacun connaît l’aversion des Français, les Bressauds n’y échappant pas, pour les taxes. Prononcer le mot et les bonnets rouges (fabriqués en Chine) ressortent en Bretagne, la Vendée se soulève et les comptoirs de bar se transforment en tribunes révolutionnaires !

Et le mot fut lâché, les taxes augmentaient encore…

Sauf que, qui paye les taxes et notamment la CSPE ? Serait-ce la RME ? Bien sûr que non ! C’est l’usager, chacun peut le constater sur sa facture, la RME se contentant de collecter la taxe pour la reverser au fond chargé de sa redistribution. Et à qui est reversée une partie de cette taxe ? Aux producteurs d’électricité, donc à la RME pardi, qui au lieu d’être affectée par son augmentation, fait au contraire partie des bénéficiaires de la CSPE perçue sur la part d’électricité produite par ses turbines !!!

Et nous voilà revenus à la case départ, nos bons messieurs ont bien tenté de nous fournir des explications, mais vous conviendrez avec moi qu’elles ne résistent pas à l’analyse, pour qui veut bien se donner la peine de l’exercer.

Depuis ce Conseil municipal, on a vu pointer ici et là, reprise tantôt par le Maire, tantôt par un élu, une troisième tentative d’explication. On en trouve la trace, à propos d’un sujet connexe, sous la plume du rédacteur de la tribune de la majorité dans le bulletin municipal de juillet 2018. Les impayés seraient responsables ! Et voilà notre homme, tout à sa laborieuse démonstration nous expliquer que depuis 2011 le cumul des impayés s’élève à 250 000€. Ce qui représente 36 000€ par an. C’est peu au regard du chiffre d’affaire de la RME, et c’est de plus sans doute1 inexact, car Messieurs les élus additionnent les chiffres bruts des impayés constatés en fin d’exercice, sans tenir compte des recouvrements intervenus dans l’intervalle.

Alors pourquoi cette baisse du résultat et surtout pourquoi ces explications fallacieuses et emberlificotées ? Nos héros tentent-t-ils de nous cacher quelque chose ?

Ah oui, je ne vous les ai pas encore présentés, mais vous les avez reconnus bien sûr. Il s’agit du Maire Hubert Arnould et de son adjoint Jérôme Mathieu.

Le Maire, parce qu’en temps que Maire il est l’autorité responsable des écrits et des actes de la municipalité, l’adjoint parce qu’il est le Président de la RME et qu’il décide et valide les orientations de celle-ci.

Les personnages principaux étant connus, il faudra aussi évoquer les autres, sans lesquels la série ne serait pas complète. On les trouve autour de la table, celle du Conseil Municipal. Adjoints et conseillers de la majorité et de l’opposition. Leur rôle n’est pas anecdotique, puisqu’ils doivent contrôler, questionner, discuter et valider ou pas, les décisions proposées à leur discernement.

Nous verrons dans les épisodes suivants ce qu’il en est de ce discernement, en même temps qu’apparaîtront de nouveaux personnages.

Revenons un instant sur les explications extravagantes et on l’a vu, totalement incongrues, soutenues par nos deux protagonistes. Elles font inévitablement pensé à cette expression : « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».

Première leçon à tirer de cela, il est aisé pour des élus de justifier leurs actions et la gestion des deniers publics, puisque les explications les plus grotesques passent comme une lettre à la poste. Cela est d’autant plus aisé que personne, pas plus les adjoints que les élus de base, conseillers municipaux de la majorité ou de l’opposition,, dont c’est la mission et les citoyens dont ce devrait être le devoir, sauf quelques exceptions, ne prennent la peine de vérifier ni d’exercer un esprit un tant soi peu critique sur les justifications données. Serait-ce par peur d’ouvrir la boite de Pandore ? Faudrait-il, à La Bresse, afficher en permanence un semblant de consensus ? Craindrait-on de se singulariser par des critiques trop marquées ? Y-aurait-il un climat général de soumission sur fond de pusillanimité ? Je n’ai pas la réponse, mais ce que je sais c’est que lorsque les problèmes apparaissent, c’est toujours trop tard et les remèdes sont alors très douloureux. (voir le dossier de l’EHPAD et ses conséquences qui sont loin d’être épuisées)

Cette municipalité rentre dans sa quatrième année de mandat et son bilan n’est rien moins que désastreux. Nous aurons l’occasion d’en dresser le tableau prochainement. Quelques élus, pouvant être comptés sur les doigts d’une seule main, sont à la manœuvre, et, sans l’ombre d’un projet, dépourvus de toute réflexion sur l’avenir de la commune, prennent seuls les décisions, la plupart du temps imposées par le cours des choses ou suggérées par leurs amis politiques ou privés. Le reste de l’équipe majoritaire, conseillers et adjoints, pointant aux abonnés absents, ou quand ils leur arrivent de se manifester, s’illustrant par leur inanité, qualité libéralement partagée dans cette équipe.

On constate même depuis peu que des représentants de commerce réussissent à leur fourguer quelques produits inutiles mais onéreux pour le contribuable. L’absence totale d’idées et de réflexions, la nature ayant horreur du vide, laisse la porte ouverte au premier bonimenteur venu ayant flairé la bonne affaire. C’est ainsi que l’on entends parler de l’installation de caméras de vidéo surveillance, système extrêmement coûteux tout autant qu’inutile et de la mise en place d’un dispositif de délation communautaire appelé « voisins vigilants ». Nous reparlerons de ces délires sécuritaires de nos édiles le moment venu.

Revenons à la RME. Nous examinerons les choix opérés par le Conseil d’administration de la RME sous la direction de Jérôme Mathieu son président. Plusieurs de ces choix, au sujet desquels on s’épuise à trouver trace dans l’abondante et souvent superficielle communication municipale, ont déjà des conséquences délétères sur les comptes de la Régie et cela ne pourra que s’aggraver dans la période qui vient. Certains de ces choix touchent à la structure du fonctionnement de la Régie et affectent d’ores et déjà son autonomie de gestion. D’autres présentent un caractère outrageusement avantageux pour quelques clients etc… Nous mettrons à jour, dans les épisodes suivants, sur la base de documents techniques et financiers, les orientations à l’œuvre dans la gestion de la régie, et nous constaterons que nous nous dirigeons à terme vers une privatisation de celle-ci et par voie de conséquence, vers un naufrage des principes de services public, intérêt collectif, gestion économe et transparente toute entière au service du citoyen, égalité d’accès et continuité du service, au profit de grands groupes et de leurs actionnaires qui n’ont qu’une seule religion et un seul dieu, toujours plus de profit.

Ce processus est déjà bien engagé, et si les Bressauds veulent conserver leur régie municipale d’électricité et les avantages qu’elle leur procure, les temps sont aujourd’hui venus de l’exprimer avec force.

Le 20/09/2018

Gracchus

1 J’utilise cette expression car n’ayant pas accès au détail du grand journal de la comptabilité de la Régie tenu par la perception de Cornimont, je ne puis être affirmatif. Cependant l’analyses des comptes administratifs et notamment de la ligne “admission en non valeur” laisse penser que la réalité des impayés est au moins 4 fois inférieure au chiffre annoncé.

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La Bresse l’honneur perdu du CCAS (suite), pantalonnades et bouffonneries

Extrait du compte-rendu du Conseil d'administration du CCAS de La Bresse du 22 mars 2018

Présents :

Membres titulaires : Madame DEMANGE Genevieve, Vice-présidente ; Mesdames et Messieurs, CROUVEZIER Maryvone, MARCHAL Raymond, MOREL Fabienne, VINCENT-VIRY Claudine, MENGIN Liliane, DUCHATELLE Chantal, GEHIN Bruno, DELACOTE Stephane, MORSINK Michele, PERRIN-TOININ Annie, STOECKLIN Monique, MOUGEL Eliane.

Membres consultatifs : M. FRANCAIS Patrice, Mme AME Nicole, Mme LEROY Regine, Mme CLAUDEL Marie-Francoise, M. CUNY Etienne, Mme CLAUDEL Odette, Mme PERRIN Pascaline.

Excusés :

Membres titulaires : M. ARNOULD Hubert (procuration donnée a Mme Maryvone CROUVEZIER), Mme Alexandrine DUCRET (procuration donnée a Mme DEMANGE Geneviève)

Membres consultatifs : Mme POIROT Catherine, Mme BOCA Edith.

[….]

"Recours de Madame Aucante auprès du Tribunal Interrégional de la tarification sanitaire et sociale de Nancy

Quatre familles ont fait une demande de remboursement a l’EHPAD. Le CCAS a pris l’attache du Cabinet d’avocats Gartner qui a confirmé que, bien que le jugement du Tribunal Interrégional de la tarification sanitaire et sociale s’adressait au Conseil Départemental, qui a depuis procédé à la rectification de la tarification 2015, la charge du remboursement incombait bien à l’EHPAD qui a encaissé les sommes de manière indue, compte tenu de la réformation du tarif de 2015. Toutefois le cabinet Gartner considère également, qu’à ce jour aucune décision juridique n’oblige ni ne condamne l’EHPAD à procéder à ce remboursement.

En conséquence, compte tenu des difficultés financières rencontrées par l’EHPAD, les administrateurs à l’unanimité font connaître leur souhait de ne pas procéder au remboursement des trop perçus aux familles sachant que cette charge financière pour l’EHPAD aurait un impact conséquent sur le tarif journalier à venir (soit +1.56€).

Pour Monsieur Français, ce que l’EHPAD devrait rembourser aux résidents pour l’année 2015, ferait l’objet d’une hausse des tarifs pour les années 2018 et / ou 2019. La seule différence tiendrait dans l’assiette des bénéficiaires. En effet, le remboursement concernerait uniquement les résidents de 2015 tandis que la hausse concernerait l’ensemble des résidents actuels, faisant des nouveaux résidents de l’EHPAD les principaux perdants de l’opération.

Il précise également que le Conseil de Vie Sociale a adressé un courrier au Conseil Départemental afin de solliciter ce dernier pour le remboursement des familles.

Madame Claudine Vincent-Viry demande que le CCAS s’associe a ce courrier."

Il n'était pas utile de consulter un avocat pour enfoncer des portes ouvertes et apprendre « que le jugement du Tribunal Interrégional de la tarification sanitaire et sociale s’adressait au Conseil Départemental, qui a depuis procédé à la rectification de la tarification 2015, et que la charge du remboursement incombait bien à l’EHPAD qui a encaissé les sommes de manière indue, compte tenu de la réformation du tarif de 2015. »

C'est ce que nous disons depuis le début, et n'importe quelle personne sachant lire pouvait le comprendre et le vérifier aisément.

Et pour faire bonne mesure l'avocat ajoute : « à ce jour aucune décision juridique n’oblige ni ne condamne l’EHPAD à procéder à ce remboursement. » Nous touchons là au sommet de la pantalonnade, on pourrait en effet appliquer cette phrase à n'importe quelle transaction commerciale ou décision d'une collectivité publique.

Mais plus fort encore, notre bon avocat reconnaît que l'EHPAD « a encaissé les sommes de manière indue » mais ne se gêne pas pour suggérer de ne pas procéder au remboursement. Depuis quand les avocats encouragent-ils leurs clients à ne pas appliquer les conséquences d'un arrêté ?

Monsieur le Maire, devant tant d'inconséquence, deux hypothèses me viennent à l'esprit, ou bien le Cabinet Gartner est incompétent et il est urgent de le renvoyer à ses études de droit, ou bien ce Cabinet tente d'aiguiller les ayants droits vers une mise en cause du CCAS devant les tribunaux, et il encore plus urgent dans ces conditions de le renvoyer tout court.

Nous demandons officiellement quel a été le prix payé par le CCAS ou la Municipalité pour ce « conseil » avisé.

Puis le CCAS s'inquiète de "l'impact conséquent sur le tarif journalier a venir (soit +1.56€)" qu'aurait le remboursement des trop perçus aux familles. C'est bien la première fois depuis 4 ans que le CCAS s'inquiète de l'augmentation des tarifs, lui qui est responsable d'une augmentation  de 21% sur ces mêmes quatre années !!! Puis on fait parler le directeur de la structure pour nous expliquer que les « nouveaux résidents seraient les principaux perdants de l'opération » Voudrait-on nous faire rejouer les Montaigu contre les Capulet ? Tout cela manque d'élégance!

Non Monsieur le Directeur, les perdants, ce sont tous les résidents, anciens, actuels et à venir qui ont déjà payé, payent et continueront de payer, si personne ne bouge, les inexcusables et répétitives erreurs de gestion de l'ancienne direction et de l'actuelle municipalité, dont plus personne à part peut-être le Maire et quelques affidés, ne contestent l'impéritie.

Le dernier paragraphe de cet extrait de compte-rendu vient couronner cette pantalonnade honteuse. Alors qu'il est de la responsabilité du CCAS de rembourser sans attendre, les trop perçus, et d'exiger par tous moyens à sa disposition la compensation par le Conseil Départemental des sommes engagées, une timide proposition d'associer le CCAS à un courrier, déjà envoyé, du Conseil de Vie Sociale au Conseil Départemental afin de solliciter ce dernier pour le remboursement des familles, tombe dans les oubliettes et n'est même pas soumise au vote.

J'aimerais enfin que l'on m'explique, Madame la conseillère municipale, comment, après avoir décidé de ne pas rembourser, on puisse penser avoir la moindre autorité face au Département pour le convaincre de payer ?

Le 15 juin 2018

Gracchus

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La Bresse, l’honneur perdu du CCAS !

Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur, comme on observe les étoiles, de très loin.” 

Victor Hugo

Le Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale de La Bresse qui s’était illustré par sa très grande couardise lorsqu’il avait fallu, en 2014, résister (verbe apparemment absent du lexique de ses membres) aux injonctions scandaleuses et illégales du Conseil Départemental, qui lui avait forcé, sans trop de mal, la main pour qu’il accepte une augmentation exorbitante de la redevance mensuelle payée par les résidents de l’EHPAD, fait preuve aujourd’hui d’un courage encore plus grand en décidant par un vote unanime! de ne pas procéder au remboursement des sommes trop perçues sur le dos des résidents. Rappelons que ce remboursement est de droit, car après sa condamnation par le tribunal, le Conseil Départemental a dû annuler sa délibération et en prendre une nouvelle fixant des tarifs inférieurs, ce qui a été fait. Quel courage Mesdames et Messieurs les membres du conseil d’administration du CCAS, il est en effet tellement plus aisé de s’en prendre aux résidents déjà largement ponctionnés par les augmentations incessantes que vous leur avez infligées depuis 2015, + 21% en 4 ans, que de se retourner vers le Conseil Départemental responsable avec vous de cette injustice faite à nos aînés, pour le mettre face à sa responsabilité.

Et pourtant vous avez l’obligation de vous conformer au nouvel arrêté en remboursant le trop perçu aux résidents ou à leurs ayant droit. Vous devez aussi agir par tous moyens pour que le Conseil Départemental prenne à sa charge le montant global des remboursements et verse cette somme à L’EHPAD. C’est pour vous une double obligation, MORALE d’abord, puis légale.

Sans doute avez-vous été (mal) conseillé et fait le pari que la difficulté juridique apparente de cette affaire – c’est le Conseil Départemental qui a été condamné, et c’est l’EHPAD qui doit rembourser – découragera les résidents et leurs familles de toute velléité pour obtenir réparation.

Si vous avez réellement fait ce calcul ignominieux, ce dont je ne doute plus, ceci ne vous grandit pas, mais êtes-vous encore en mesure de répondre positivement à cette question : savez-vous ce qu’est le sens de l’honneur ?

Évitez cependant de vous frotter les mains trop tôt, votre malfaisance et l’indignité dans laquelle vous sombrez vous resteront collées aux basques et ne manqueront pas un jour ou l’autre de se rappeler à vous !

Vous avez tout oublié ou peut-être n’avez-vous jamais appris que la mission d’un CCAS est, comme son nom l’indique, d’abord sociale, elle n’est pas de se réfugier dans la médiocrité comptable qui vous tient lieu de viatique et encore moins de bafouer sans vergogne une décision de justice, prise, une fois n’est pas coutume, au bénéfice des plus faibles.

Le Conseil Départemental, à qui vous obéissez, et devant lequel vous courbez si prestement l’échine vous accompagne dans cette lâcheté sans nom. Il démontre, une fois de plus, la totale vacuité de son discours sur la solidarité.

Je pourrais, en paraphrasant Churchill, écrire vous concernant : Vous avez voulu vous soustraire à la justice au prix du déshonneur, vous aurez le déshonneur et nous ferons appliquer la justice.

Mesdasmes, Messieurs, je suis en colère et je ne vous salue point !

Le 29 mai 2018

Gracchus

P.S. le Maire, président du CCAS, a été destinataire de courriers de plusieurs familles lui demandant le remboursement des sommes dues. les premiers datent du mois de janvier 2018. Je joins ici les échanges édifiants entre Madame Aucante présidente de l’association de défense de l’EHPAD et le Maire.

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Demain tous crétins ?

Demain tous crétins ? Nul besoin d’attendre demain…C’est déjà “en marche” !

Les rapports scientifiques ne cessent de nous informer sur la destruction accélérée de notre milieu terrestre. Le risque d’effondrement de nos sociétés se profile à un horizon proche, mais quand on tente d’en parler, personne ne veut y croire préférant se réfugier dans des postures d’aveuglement, de déni. Il faut «  rester positif » puisque la technologie va nous tirer de ce mauvais pas ; après tout ce n’est sans doute pas si grave que cela, n’est-ce pas, mon bon Monsieur, ma bonne Dame ? Et pourtant les analyses scientifiques sur le climat, les ressources, la pollution sont on ne peut plus claires : certains scenarii évoquent maintenant l’éventualité d’une extinction massive de nos sociétés.

L’ effondrement d’un monde, le nôtre

Cette société entièrement dédiée à la consommation, à la satisfaction immédiate de nos petits plaisirs, peut-elle un instant imaginer qu’elle approche de sa fin ? Et oui, c’est horrible, insupportable : affronter ces questions c’est affronter la question de notre disparition, de notre mort, non seulement à titre individuel mais celle de toute l’humanité. Qui s’en soucie sur cette planète ? Nous continuons à vivre dans l’irréalité, dans l’absurde, certes tout continue à fonctionner en dépit des crises qui s’accumulent mais gardons en mémoire: « ...qu’ on n’est pas du tout préparé à vivre des périodes difficiles. Qu’on ne sait rien faire de nos mains, et qu’on vit dans des milieux artificiels, avec des machines qui nous entretiennent. Mais il suffit d’une coupure d’électricité et c’est la panique totale. »1. De toutes façons, il sera bientôt trop tard, il est même trop tard et nous les habitants de la planète Terre nous allons devoir faire des deuils car des étapes irréversibles sont déjà dépassées.

Dans les media à la solde des puissants, des oligarchies financières et politiques, on entend des mises en garde, qui nous disent attention, attention, on n’a que trop attendu, il faut intervenir d’urgence et sauver la planète… « Mais la seule urgence que connaissent les puissants, c’est le retour sur investissement »2. Ceux-là ne feront rien, car le capitalisme et son credo le sacro-saint fétichisme de la marchandise, aux manettes de notre monde a pour seul dessein de spolier et d’asservir les peuples par le biais d’une extraordinaire et parfaite machine de crétinisation systématique du plus grand nombre d’entre nous qui n’y voit que du feu, malheureusement. La baisse généralisée de la moyenne du quotient intellectuel de nos contemporains en est un exemple parlant.

Une entreprise de crétinisation systématique ?

Véridique, les exemples, les témoignages se multiplient, laissant apparaître à coups de scandales, aux yeux de celles et ceux qui refusent de se voiler la face les turpitudes des puissants : oui tout va mal et dans tous les domaines, même si on veut nous faire croire le contraire. L’hyper consommation, l’enfumage systématique, la désinformation, les grands messes collectives : funérailles de chanteurs de variété et ou de littérateurs…. Avant hier ils étaient Charlie, hier Johnny, prêts à tout gober, mais ces mêmes qui ne sont jamais prêts à lutter et à descendre dans la rue quand il s’agit de défendre leurs droits et leur santé (l’amiante, le mediator, le compteur linky, la maltraitance institutionnelle dans les EHPAD etc.) ces mêmes, dis-je se retrouvent en masse pour communier autour de fadaises, poussés par les media qui en font leur choux gras.

Il est vrai qu’il est plus confortable de se laisser aller au gré du vent et plus compliqué de se battre, de ne rien accepter pour argent comptant, de ne pas croire aux vertus du soi-disant-progrès. Comme le disent les Zadistes de Notre Dame des Landes qui ont gagné leur juste combat, ce n’est pas uniquement contre l’aéroport qu’ils se sont opposés mais bien contre le monde qui va avec, qu’ils en soient remerciés. Ce monde de la consommation aveugle, de la technologie galopante, de la compétition et du développement effréné. Un monde inféodé à une mondialisation à laquelle nous rebat-on les oreilles, nous ne pouvons échapper ; un monde qui rend les gens toujours plus dépendants, électro-sensibles et accrochés à des objets connectés sans intérêt pour eux, mais certes pas pour ceux qui les poussent à toujours plus de dépendance et donc à être et devenir crétins. Des crétins et de bons consommateurs soumis voilà ce que les Terriens ont commencé à être à leur insu certes, mais aussi avec leur propre complicité, quand ils refusent de prendre leur vie en main. Il est légitime de vouloir vivre libres et conscients, élevons-nous par l’intelligence et la culture et résistons, camarades citoyens. Résistons !

Annie Aucante

1Extraits: Journal La Décroissance -décembre 2017

2 Extraits: Canard Enchaîné mercredi 24 janvier 2018

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Les vœux du Maire de La Bresse!!!

 

Notre Maire, sans doute conseillé par au moins un expert en conseil, et un conseiller en  expertise et en communication publique, vient d’enregistrer ses vœux urbi et orbi et de les mettre en ligne sur YouTube.

Après le Pape et Macron, les Bressauds ont le privilège de bénéficier de la parole de leur Maire, filmé dans les conditions du direct avec prompteur en carton!

Trente secondes d’une communication d’une densité rare et dont l’originalité n’a pu échapper à personne, j’ai même entendu dire que certains avaient failli cesser de respirer devant tant d’audace langagière.

On nous indique, de source sure dans l’entourage proche du Maire, qu’il n’y aura pas de version courte de la prestation à l’instar des vœux du Président Macron! On peut le comprendre, car faire plus court, donc encore plus dense nous faisait côtoyer dangereusement le trou noir!

Dans un contexte international et national marqué par les guerres en cours et à venir, les réfugiés climatiques, économiques et politiques qui affluent par millions fuyant l’horreur et la misère, la quasi certitude de l’emballement du climat de la planète, une explosion de la pauvreté et de la précarité dans notre pays pendant que les riches toujours plus riches accumulent sans fin… Confronté de surcroît à une situation locale chaotique, ayant décidé d’augmenter les loyers de la maison de retraite de 140€ par mois, notre Maire a su, dans la tempête maintenir le cap, garder la tête froide et délivrer aux Bressauds encore sous l’effet de la stupéfaction, un message d’une exceptionnelle sérénité prononcé sans (presque) aucune hésitation.

Chapeau bas !

Quelques médias locaux, surtout un, ont avec enthousiasme, et même un peu plus, relayé la parole inspirée. C’est à cela que l’on mesure la chance de vivre dans un pays libre, et tous les aigris, éternels râleurs, devraient en tirer les conclusions qui s’imposent !

Le Maire, comme tous les maires qui pratiquent cette roborative discipline des vœux filmés, aurait pu évoquer ne serait-ce que du bout des lèvres les projets de sa municipalité pour l’année nouvelle ! Il aurait pu nous faire part de la construction du futur funérarium à trois places et de ……… Ah oui, il n’y a rien d’autres à se mettre sous la dent.

Alors on comprend mieux l’extrême densité et la brièveté ramassée de son adresse urbi et orbi, car on conçoit bien la difficulté de présenter des vœux en souhaitant à tous un beau funérarium, fut-il à trois places…

La Bresse le 04 janvier 2018

Gracchus

 

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Remiremont Info, Bis repetita placent

Capture d’écran de Remiremont info avec pub pour le département

Nous nous interrogions il y a peu en posant la question, “pour qui, pour quoi, roule Remiremont info?” Nous pouvons désormais nous poser une nouvelle question sur la déontologie des animateurs de ce site qui est présenté comme un site d’information, et qui n’est en réalité  qu’un site de propagande au service des pouvoirs en place du Département.

Remiremont info publie le 19 décembre dernier, en réplique à la lettre ouverte de Madame Aucante, la lettre ouverte du Maire de La Bresse intitulée, « lettre ouverte à madame Aucante, présidente de l’association de défense des résidents de l’ehpad de La Bresse, en réponse à sa lettre ouverte du 5 décembre 2017 ».

Jusque là tout va bien, le site fait son boulot d’information, mais n’importe quel lecteur parcourant une “réponse“, s’inquiète, et c’est bien naturel, de prendre connaissance du texte qui a provoqué cette réaction. Or, inutile de chercher une trace de la lettre ouverte de Mme Aucante sur le site, il n’y en a pas!

Que s’est-il passé ? Les animateurs n’ont-ils pas pu se procurer ce document ? Ont-ils contacté Madame Aucante pour lui en demander communication, comme l’aurait fait n’importe quel journaliste, et elle aurait refusé ? N’ont-ils pas pensé à le demander au Maire de La Bresse et au Président du Conseil départemental avec qui ils entretiennent pourtant les meilleures relations et qui en étaient tous deux destinataires ? N’ont-ils pas consulté l’autre site vosgien d’information, « Actu 88 » qui l’a publié ? Enfin, n’ont-ils pas consulté “En passant par ma Lorraine” ou ils ne pouvaient ignorer que cette lettre serait publiée et téléchargeable ?

Autant de raisons de bien faire son métier et autant de fois passer à côté? Personne ne peut croire à l’acte manqué, cette occultation est volontaire, grotesque et risible, mais elle est surtout un manquement très grave au B.A. BA de la profession, un mépris du lecteur, et un aveu flagrant de partialité sans nuance.

Nous ne dénions pas à Remiremont Info le droit au parti pris, fût-il le plus servile envers les pouvoirs locaux, mais alors que ses dirigeants annoncent la couleur et cessent de le présenter comme un média d’information, ce qu’il n’est évidemment pas.

Cela ne va pas sans poser un gros problème, car ainsi que nous l’avions anticipé, ce site bénéficie d’insertions publicitaires du Conseil Départemental (voir capture d’écran). Il s’agit de subventions déguisées, financées par l’argent public au bénéfice d’un organe dont la soumission caricaturale aux pouvoirs locaux crève l’écran. A quand une campagne publicitaire pour la commune de La Bresse?

La proposition de logo ci dessous aurait au moins le mérite de la clarté

Le 25 décembre 2017

Gracchus

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EHPAD La Bresse, plus c’est gros, …

Contre vérité, dérapage verbal, outrance, manipulations

Monsieur le Maire dans la réponse (voir ici) qu’il publie à la lettre ouverte de Madame Aucante (voir là) commence par les chiffres et pour respecter la tradition tente de les manipuler par une présentation inexacte de ceux-ci et une tentative d’enfumage. Mais à trop vouloir en faire on finit par se prendre les pieds dans le tapis et s’allonger de tout son long. C’est ce qui lui arrive, nous le verrons un peu plus loin.

Mais réglons tout d’abord un point de détail que le Maire, par la plume d’un de ses conseillers au style inimitable, tente d’exploiter pour décrédibiliser à bon compte Madame Aucante. L’expression « abonder le déficit » qu’elle emploie peut être effectivement interprétée de travers mais le contexte du courrier ne laisse aucun doute sur le sens qu’il faut lui donner et votre acharnement sur cette maladresse langagière serait plutôt risible si le sujet n’avait pas cette gravité. En effet dans la phrase qui suit elle écrit : « or elle [la provision] a été utilisée pour combler un déficit dont les résidents ne sont en rien responsables » Je crois que c’est clair, et ou vous ne savez pas lire, ou votre rage contre vos opposants est telle que vous tentez par tous les moyens, particulièrement les plus étriqués de masquer votre responsabilité dans la catastrophe qui vient.

Il serait trop cruel, et c’est pourquoi je ne le ferai pas, de vous rappeler la quantité impressionnante de contre sens, d’approximations de langage, de termes impropres ou carrément déformés prononcés dans vos discours pourtant si brefs ! C’est pourquoi je m’étonne, Monsieur le Maire que vous vous risquiez à donner des leçons de français !

Passons maintenant à l’essentiel.

Le Maire et ses amis inventent deux légendes qu’ils aimeraient faire passer pour la vérité.

Première légende : Les déficits annuels ne s’ajoutent pas, (il vont bientôt nous expliquer qu’ils se retranchent !).

Eh bien nous allons vous prendre au mot. Vous écrivez « [les déficits] sont repris dans les résultats des exercices suivants » le déficit total s’établit par conséquent à celui du dernier compte connu, celui de 20161, soit selon le Maire, -100 109,20 €.

Ce chiffre est issu du compte administratif 2016, or une analyse de gestion se fait en analysant le compte de gestion et pas le compte administratif. Le Maire une fois de plus tente de brouiller les pistes avec des grosses ficelles. Mais reprenons malgré tout ses chiffres, et si comme il le dit le déficit s’établit à -100 109,20 €, alors :

1) Pourquoi la municipalité a-t-elle voté, contrainte et forcée en allant de plus à l’encontre de toutes ses déclarations antérieures, une subvention de 300 000€ pour l’EHPAD en 2017 ? Ceci pour combler un déficit de 100 109 € !

Quelle générosité, 200 000 € de plus que le prétendu déficit ! Et surtout quelle inconséquence, alors que le Maire clame partout vouloir préserver les intérêts des contribuables bressauds qui n’ont pas selon lui vocation à financer l’EHPAD. Il écrit « cela revient à faire supporter à l’ensemble des contribuables bressauds une aide qui, elle, ne bénéficie pas qu’à des Bressauds. » Y aurait-il des métèques imméritants qui plus est aux origines douteuses à l’EHPAD ? Mais alors Monsieur le Maire il faut interdire l’entrée de la piscine à tous ceux qui ne justifieront pas de la présence de 7 générations d’ancêtres bressauds au cimetière de La Bresse. Il en va de même pour toutes les activités sportives et culturelles subventionnées. Peut-être envisagez-vous d’éditer une carte de « bressaud de souche » dûment « stampfellisée » par vos soins ?

Il y a une vingtaine de résidents bressauds à l’EHPAD de Cornimont, j’espère que la Mairie de cette ville ne partage pas votre raisonnement !!!

2) Pourquoi est-il prévu de reprendre dans les comptes 2017 une part du déficit de 2015 pour un montant de 115 550 €, puis 96 200 € en 2018 et encore 96 200 € en 2019 ; ces sommes constitutives du déficit dont la responsabilité vous incombe par négligence, devront, si vous persistez dans votre refus d’ajouter à la subvention déjà versée, être payées intégralement par des augmentations de redevance à la charge des résidents.

Pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre que votre légende ressemble à un tonneau percé.

Le total de ces sommes donne le vertige et l’on comprend que tous les moyens vous soient bons pour tenter de vous exonérer de vos écrasantes responsabilités.

Deuxième légende : l’ancienne municipalité est responsable du déficit !!

C’est une méthode bien connue et là encore qui manque singulièrement d’imagination.

Alors que les travaux pour plus d’un million d’euros dans l’ancien bâtiment furent réalisés après que la Municipalité actuelle a modifié substantiellement le plan et le calendrier initialement prévu, mais sans qu’aucune subvention ne soit pour autant sollicitée, donc totalement financés par un emprunt, Monsieur le Maire et ses amis n’hésitent pas à mettre l’augmentation des charges financières sur le compte de leurs prédécesseurs. La tartufferie atteint ici des sommets.

Il ne s’agit pas ici d’exonérer l’ancienne équipe de toute responsabilité dans les difficultés de l’EHPAD, les élus actuels de l’opposition qui en sont issus devraient normalement se charger de fournir les réponses. Ils le font assez timidement et sans grande conviction s’agissant d’une accusation récurrente du maire qui vise à leur faire porter le chapeau, la toque, le béret et toute la chapellerie… !

A la suite d’un laborieux procès que vous instruisez – toujours par la plume de votre conseiller au style et à la hargne tellement reconnaissable – à l’encontre de Madame Aucante, vous l’accusez entre autre de faire preuve « d’obstination idéologique », puis vous parlez « d’affirmations péremptoires », de  « doctrine personnelle », « d’accusations gratuites » et pour couronner le tout de « diffamation ». Vous concluez votre réquisitoire en apothéose par l’évocation de la « dictature ». C’est franchement gonflé et vous sombrez dans l’outrance, quelle sera la prochaine étape de votre indigente rhétorique, je vous suggère de traiter vos opposants de terroristes, c’est porteur en ce moment et cela ne nécessite pas beaucoup d’imagination, cela devrait donc vous convenir.

Mais réglons une fois pour toute le sort de ce conseiller à la plume tellement élégante, surpris en pleine réunion publique en train de tenter de faire retirer le micro à Madame Aucante, donnant ainsi raison au dicton qui dit que l’on ne prête aux autres que les intentions que l’on porte soi même !

Mais tout de même, Monsieur le Maire, vous qui en appelez aux principes démocratiques, je vais vous raconter une petite histoire édifiante qui date de quelques jours. Madame Aucante a été élue au CVS de l’EHPAD avec une confortable avance sur le second candidat. La tradition démocratique veut que le poste de président revienne à celle ou celui qui a obtenu le plus de suffrages, or par un curieux hasard la personne arrivée en second assez loin derrière a, contre toute logique démocratique et toute honte bue, présenté sa candidature et second hasard a été élue président. Cette même personne s’était brillamment distinguée par son silence assourdissant lors de la réunion publique du 5 décembre, alors que l’annonce d’une augmentation sans précédent de la redevance va affecter très gravement les résidents et leurs familles. Cette peu glorieuse manipulation est une insulte aux familles qui ont apporté majoritairement leur confiance à Madame Aucante en la plaçant largement en tête du scrutin. Je n’ose imaginer quels en furent les instigateurs ?

Imaginez, si lors de votre élection à la mairie, Monsieur Mathieu, par exemple et par hasard, avait présenté sa candidature au poste de Maire et comble de malchance avait été élu ?

Monsieur le Maire, vous qui semblez vouloir vous instaurer en gardien de la langue française et de la syntaxe, je vous signale confraternellement que la présomption d’innocence que vous réclamez pour l’ancien directeur, s’applique lorsqu’une personne est mise en cause d’une manière ou d’une autre par la justice. Il ne semble pas que ce fut le cas de celui-ci. Cette expression est impropre et ne correspond à aucune réalité avérée.

Monsieur le Maire, passerez vous votre mandat à vous renier tous les matins au chant du coq ? Après avoir soutenu contre toute évidence que les augmentations de la redevance n’avaient pas pour but de s’aligner sur les tarifs élevés des EHPAD privés, vous voilà dans votre furie démonstratrice en train de l’avouer sans retenue. Je vous cite, citant vous même en la faisant vôtre, la note d’information DGAS/5B n° 2004/379 du 2.08.2004 du Ministère des Affaires Sociales : …« Cette procédure est contraire à la sincérité des comptes et peut même être dans le secteur des personnes âgées constitutive d’une concurrence déloyale avec les établissements commerciaux qui œuvrent dans le secteur des personnes âgées »

Les masquent tombent, après la prétendue impossibilité de verser une subvention à l’EHPAD, voilà maintenant la question de la concurrence avec le privé qui tombe elle aussi.

A quoi devons-nous nous attendre, quelle sera votre prochaine reculade ? Tout cela n’est pas très glorieux. Croyez bien, Monsieur le Maire, que loin de me réjouir du constat de vos errements, je m’inquiète au contraire des désastreux effets qu’ils produisent sur l’EHPAD et ses résidents et plus largement sur la commune et l’image qu’elle donne d’elle-même.

Permettez-moi, par conséquent de vous délivrer, de manière désintéressée, cela va de soi, le conseil suivant :

En tant que Maire vous devriez garder votre sang froid, éviter de sombrer dans les outrances et les excès de langage, et la première des mesures qu’il vous faudrait prendre pour cela serait de vous dispenser des services toxiques de ce conseiller plus prompt à vouloir assouvir des rancœurs personnelles et à viser les personnes, qu’à argumenter sérieusement sur le sujet en cause.

Le 23 décembre 2017

Gracchus

1) qui ne l’oublions pas a bénéficié d’une reprise sur amortissement de 300 000€ (différente de la subvention de 300 000 € versée par la municipalité en 2017)

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Ils doivent payer !

Nous publions ci-après la lettre ouverte au Président du Conseil Départemental et au Maire de La Bresse publiée par Annie Aucante présidente de l’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles :

Ce qu’ils doivent aux résidents de l’EHPAD

Lettre ouverte au Maire de La Bresse et au

Président du Conseil Départemental des Vosges

Messieurs,

Nous n’irons pas par quatre chemins. La situation financière de l’EHPAD de La Bresse est catastrophique. Le point de rupture a été largement dépassé et il est temps de cesser les pas de deux et les tergiversations. Résumons là en quelques mots :

A) Le Budget de l’EHPAD

1) Un déficit pharaonique a été creusé en deux années, 2015 et 2016 par l’ancien directeur sans que la municipalité n’exerce le moindre contrôle.

Au total c’est un trou de 850 000€ qui a été creusé en deux ans.

La part de la section hébergement à ce déficit s’établit à environ 730 000€ du total. Cette section est financée par la redevance que verse les résidents

2) En 2015, 134 000€ repris sur les provisions de cette section ont abondé ce déficit. Cette provision, alimentée par la redevance des résidents et des dons anciens, aurait dû servir à amortir d’éventuelles augmentations de la redevance, or elle a été utilisée pour combler un déficit dont les résidents ne sont en rien responsables. Elle aurait représenté une atténuation de la redevance de 4€10 par jour sur une année.

3) En 2017, après avoir affirmé partout, contrairement à nos propositions, que c’était impossible, la commune s’est résolue a verser 300 000€ au budget de l’EHPAD. Ce versement confirme, si besoin était, la reconnaissance de la responsabilité du Maire, président du CCAS, de son adjointe aux affaires sociales, et plus largement de la municipalité dans cette catastrophe

4) Le chemin qu’il reste à parcourir afin d’annuler définitivement la dette est facile à calculer : 730 000€ – 134 000€ – 300 000€ = 296 000€

5) La municipalité par la voix du Maire doit s’engager à verser cette somme au budget de l’EHPAD en l’étalant au besoin sur les 2 ou 3 années à venir. Peu importe les moyens, c’est une question de justice. A défaut, cette somme devra être supportée par les résidents, soit 3 300€ par personne, ou 9,15€ d’augmentation de la redevance par jour pendant 1 an

B) Le recours, le département condamné

A cette situation s’ajoute le jugement rendu le 03 juillet 2017 par le tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale de Nancy. Le département des Vosges est condamné à retirer son arrêté fixant les tarifs hébergements de l’EHPAD de l’année 2015 et à prendre un nouvel arrêté sur la base des tarifs initialement proposés par le CCAS. Ce nouvel arrêté vient d’être pris.

Ceci à pour conséquence de déclencher le remboursement du trop perçu à chaque résident présent en 2015. Un peu plus de 500€ par personne devront donc être remboursé, ce qui représente environ 50 000€ au total. Cette somme devra être remboursée par l’EHPAD, mais il serait parfaitement immoral que l’EHPAD en assume le financement. C’est le département qui a été condamné, c’est à lui, et à lui seul, d’assurer la charge de ce remboursement. En effet si le département se défaussait, la seule manière pour l’EHPAD d’assurer ce financement serait de l’affecter sur le budget hébergement et par conséquent d’augmenter d’autant la redevance. Le remboursement des victimes serait assuré par les victimes elles mêmes !

Nous demandons au Président du Conseil Départemental de faire preuve des qualités morales dont il prétend être le porteur, d’assumer ses responsabilités, et de verser une subvention exceptionnelle de 50 000€ au budget de l’EHPAD. C’est là aussi une question de justice.

Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Conseil Départemental, une fin de non recevoir de votre part serait très mal perçue et aurait de graves conséquences sur la vie des résidents, elle pourrait affecter profondément l’équilibre et le moral des personnes âgées fragiles et dépendantes, présentes dans l’établissement.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos salutations les meilleures.

Pour l’Association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles

La Présidente

Annie Aucante

 

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Moins de Collège, Plus de Funérarium !

Animée d’une ambition sans bornes, soucieuse d’adapter la commune à la modernité, et ne reculant devant aucun obstacle, fut-ce celui du grotesque, la municipalité bressaude, au mi-temps du mandat que lui ont confié les électeurs, a crânement décidé de marquer d’une pierre blanche ce moment singulier. Sans doute impatiente de frapper les esprits pour l’éternité, elle entreprit de mettre en chantier la mesure phare de son programme électoral, la construction d’un nouveau funérarium.

Voilà bien ce qui faisait cruellement défaut à la commune. L’actuel bâtiment a un très gros inconvénient, il est situé en face du temple de la consommation locale, le super U qui a la réputation d’être un des plus chers de France particulièrement pendant les saisons touristiques, et elles sont nombreuses.

Compte tenu de la fréquence élevée des décès, sans présenter une affluence de même niveau que celle du Super U, le funérarium n’en occasionne pas moins une activité soutenue qui chagrinerait les gérants de la grande surface. Un bon consommateur est un consommateur vivant, et il n’y a que Michel Leclerc (le frère du concurrent de Super U) qui eut l’idée de faire fortune dans le commerce funéraire. Qu’à cela ne tienne, la municipalité, jamais à court d’idée (!) et à la suite d’une intense réflexion décida la construction d’un nouveau funérarium plus grand, plus beau mais surtout loin de la vue des clients du commerce d’en face qui pourraient, devant le spectacle funéraire, s’en trouver freinés dans leur fièvre acheteuse.

Cette bagatelle, si j’ose employer ce mot, va juste coûter 520 000€ aux contribuables locaux, mais que ne ferait-on pas avec l’argent public pour satisfaire ses soutiens et les grandes surfaces en danger !

Les arguments à l’appui de ce projet ne manquent pas d’être percutants : voir ici l’extrait du conseil municipal du 11 septembre 2017 :

Ainsi le rythme des décès va pouvoir s’accroître, puisque trois chambres funéraires au lieu des deux actuellement disponibles vont dorénavant être à la disposition des Bressauds. Plus de risque d’embouteillage post mortem, une véritable autoroute s’ouvre avant le cimetière ou le crématorium.

Encore eût-il fallu pour justifier ces travaux, qu’il y eût embouteillage. Aucune évocation, nulle part, pas le moindre chiffre ou la plus petite statistique, nous sommes tenus de les croire sur paroles. On se demande d’ailleurs à quoi servent les conseillers, ne posant aucune question susceptible d’éclairer les citoyens ? Il faut tout de même noter, et c’est une grande première, que « l’opposition » s’est résolue à voter contre après avoir timidement posé quelques questions.

On va me dire que je me vautre sans vergogne dans la facilité, en rapprochant la prochaine fermeture du collège public et l’ouverture du funérarium, et en titrant cette chronique « Moins de Collège, Plus de Funérarium ! » : on aura raison ! Mais convenez avec moi que les efforts incessants de cette municipalité pour s’exposer aux critiques les plus faciles ne manquent pas de constance et qu’il serait dommage de n’en point profiter !

J’aurais pu, et je ne l’ai pas fait, rappeler que les 520 000€ consacrés aux défunts qui n’en demandaient pas tant, auraient été plus utiles aux vivants de l’EHPAD, afin de combler le trou phénoménal creusé en deux ans par l’ancien directeur, sous le regard absent du Maire et de son adjointe aux affaires sociales. Voir cet article

P.S. J’interdis aux mauvaises langues, si si il y en a, de suggérer d’installer le nouveau funérarium dans les locaux désaffectés du collège !

Le 29 octobre 2017

Gracchus

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EHPAD de La Bresse : la majorité municipale en plein déni !

Annie Aucante

Dans le dernier numéro du journal municipal,  La Bresse Infos de septembre, (lire ici l’extrait du texte en question) il est fait mention dans l’article du groupe majoritaire du recours que j’ai déposé et gagné. A ma grande stupéfaction, la majorité essaie comme à son habitude de tordre la vérité et voudrait faire croire que ce recours déposé pour défendre les intérêts des résidents irait en fait à l’encontre de ces mêmes intérêts !

Un comble de malhonnêteté intellectuelle qui me conduit une fois encore à réagir très fermement. Il est en effet fort de café de se voir accuser, et recevoir des leçons par ceux-là mêmes qui rappelons-le, de 2014 à 2016 ont laissé creuser un déficit de plus de 800 000€ et laissé pourrir la situation financière à l’EHPAD, sous la houlette du précédent directeur, rappelons-le également, considéré jusqu’à son départ comme un excellent gestionnaire par Monsieur Hubert Arnould, maire de La Bresse ! Mesdames et Messieurs de la municipalité les faits sont têtus et tant votre incompétence que vos graves erreurs de gestion ne peuvent être effacées ni oubliées : vous êtes responsables. Et tenter par des manœuvres dilatoires de faire porter le chapeau à ceux qui se sont battus contre des augmentations inacceptables ne masquera pas vos fautes et ne vous fait pas honneur !

Oui les faits sont têtus et je veux les rappeler :

– Deux ans après le dépôt de mon recours contre le Président du Conseil départemental des Vosges, suite à l’augmentation exorbitante de la tarification pour l’année 2015, le Tribunal Interrégional de la Tarification sanitaire et sociale de Nancy a rendu sa décision début août en condamnant le Département sur le fond, je dis bien, sur le fond, contrairement à ce qui est écrit dans l’article qui ne fait que reprendre les propos infondés de la vice-présidente du département des Vosges …. Il serait semble-t-il utile que vous appreniez à lire un jugement et à ne pas seulement reproduire les propos d’une vice-présidente qui fait mine de ne pas en comprendre la teneur. La décision du Tribunal est limpide et il est inadmissible et indigne que vous en dénaturiez le contenu quand vous y faites référence!

En effet au plan juridique, ce jugement s’appuie entre autre sur l’article L 314-7 du code de l’action sociale, et il s’agit bien là du fond du recours déposé. Ce recours ne portait pas sur une “éventuelle mauvaise gestion” – bien qu’elle soit avérée – comme voudrait le faire croire notre majorité municipale, tentant par là de tromper les lecteurs! Le département a commis en la circonstance un abus de pouvoir sur le fond et c’est bien pour cela que le tribunal l’a condamné.

  • Le groupe majoritaire écrit également : « malgré ce que certains peuvent divulguer, cela ne remet pas en cause la bonne gestion de l’établissement », pardon, mais au vu de la situation financière actuelle de l’EHPAD, résultat d’une incurie de la majorité municipale qui a duré deux ans et dont la conséquence est un déficit cumulé de plus de 800 000€, parler de bonne gestion relève de la plus grande cocasserie.
  • Mais ils ne s’arrêtent pas là, évoquant les 50 000€ qui devront être reversés aux résidents, on peut lire : « Cela aura pour conséquence de creuser encore un peu plus le déficit de fonctionnement de l’année concernée et pèsera encore plus sur les années qui suivent…»??? Cette fois j’aurai tout entendu! Que ceux-là mêmes dont la responsabilité est patente tente de se défausser sur moi, relève de la provocation.
  • Ils devraient au contraire, aujourd’hui avec moi et l’association, s’attacher à contraindre le Département à financer les 50 000 euros indûment extorqués aux résidents. Faire payer les responsables est un simple principe de justice.
    Je voudrais de surcroît faire remarquer aux auteurs de l’article, qu’on ne peut dans le même texte et sur le même sujet, parler à la fois d’une saine gestion et d’un déficit qui se creuse !
  • Quant à la subvention de 300 000 euros que la municipalité a décidé d’attribuer à l’EHPAD pour combler une partie du déficit, nul n’ignore qu’elle ne suffira pas. Par ailleurs j’affirme solennellement que sans l’insistance de notre association (lettre ouverte, rencontre avec Le maire de La Bresse et Madame Geneviève Demange, etc.), la situation n’aurait pas évolué et cette subvention n’aurait pas été votée. Et puisque nous évoquons ce lourd déficit, loin d’être résorbé, il est édifiant d’étudier le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les finances communales à propos duquel notre municipalité se garde bien de communiquer. Ce rapport établit que la commune de La Bresse dispose de réserves financières, sorte de « bas de laine » incompatible avec la saine gestion d’une commune qui n’a absolument pas vocation à thésauriser. Nous ne manquerons pas de revenir sur ce rapport très éclairant. En tout état de cause, la preuve est apportée par la Cour des comptes que la commune dispose des moyens pour sortir l’EHPAD de l’impasse financière dans laquelle cette majorité l’a plongée et ceci, sans mettre à contribution les résidents ni augmenter les impôts.
  • Enfin cerise sur le gâteau, ils annoncent entre deux parenthèses et en fin de texte, au sujet de la subvention de 300 000€ que celle-ci n’est pas « …renouvelable dans le cadre du contrôle de légalité ». Or, nous avions anticipé cette posture et demandé au Maire de prendre en compte en une seule fois la totalité du déficit à combler soit plus de 800 000€.Si Monsieur le Maire et sa majorité ont formé le projet de faire supporter les 500 000€ restants au budget de l’EHPAD donc aux résidents, ils nous trouveront sur leur chemin.

Alors, oui, Mesdames et Messieurs de la majorité municipale, je suis très fière d’avoir déposé et gagné ce recours, une première et juste victoire au service des résidents, ne vous en déplaise !Si vous aviez eu tant soit peu de courage, vous vous seriez élevés en 2015 et vous élèveriez aujourd’hui avec force contre la logique comptable du Département des Vosges. De grâce, cessez de vous tromper de cible : « les instigateurs de cette procédure » que vous stigmatisez dans votre article en dénigrant notre action, c’est à dire les membres de l’Association de défense des résidents de l’EHPAD de la Bresse et de leurs familles et sa Présidente, ont la justice de leur côté. Quoi que vous disiez ou fassiez pour me discréditer, pour discréditer l’association, ne sert à rien. Oui, Mesdames et Messieurs les élus de La Bresse, je le réitère, les faits sont têtus, j’espère que les familles et habitants de notre commune ne se laisseront plus intimider par la désinformation que vous n’avez cessé de pratiquer sur la situation de l’EHPAD. Un établissement dont nous soutenons la gestion de l’actuel directeur, dont nous soutenons les résidents et les personnels qui effectivement vivent une situation de plus en plus critique.

Annie Aucante

Membre du CVS

Présidente

PS : je demande un droit de réponse à La Bresse Infos
 
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