Hold-Up, Covid 19 et retour des Torquemadas

Le vent de la révolte se lèverait-il enfin sur la France confinée, suite à la sortie du documentaire « Hold Up- retour sur un chaos » et sur son lynchage médiatique ?

Rappel de l’Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 :

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit. »

Il semblerait que cette liberté en ces temps troublés tende à vouloir s’amenuiser, voire disparaître comme peau de chagrin si l’on en croit le déferlement médiatique contre le documentaire Hold Up. L’acharnement est consensuel, haineux dénonçant un : « tissu d’élucubrations complotistes. ». Mais de quoi les media et les pouvoirs ont-ils donc si peur? Précisons que ce documentaire est réalisé par un professionnel de l’information Pierre Barnerias, par un confrère tout autant journaliste que ceux-là mêmes qui le vilipendent.

Malheureusement pour les états et les gouvernements, une grande partie des citoyens ne croient plus en la parole publique, c’est aussi le cas en France chez nos concitoyens auxquels depuis le début de la crise sanitaire, les responsables politiques, scientifiques ont menti, triché et cherché à censurer les voix contradictoires qui s’élevaient, relayés en cela par les grands media. La peur, la désinformation depuis des mois est distillée heure par heure, au jour le jour, entretenue sur la quasi totalité des chaînes de TV, de radio et dans la presse sans qu’aucune voix divergente ne puisse être entendue . Est-ce là la liberté d’opinion, d’information auxquels les citoyens ont droit : non, bien sûr. Ces journalistes qui attaquent en meute avec une violence inouïe le documentaire Hold Up, ne sont plus que les chiens de garde d’un gouvernement aux abois mais cependant décidé à mettre en œuvre toujours davantage d’intimidation, de répression, d’anéantissement de la vie sociale. Serions-nous des complotistes, des hérétiques voués à la vindicte du grand inquisiteur Torquemada, au seul motif que nous souhaitons nous informer, comprendre une situation de plus en plus incohérente et effrayante?

La société des masques et de la déshumanisation nous est imposée avec le concours des media dans une sorte d’indifférence, de soumission des populations. Personne ou presque ne croit plus en la parole des chefs et pourtant chacun accepte de se soumettre au cauchemar en marche. La propagande sanitaire se révèle efficace, elle fonctionne à plein régime sur le registre de la peur, plaçant sous hypnose des populations entières. Les totalitarismes relèvent tous d’une forme de démence, niant la raison, et nous, nous sommes en train d’oublier que nous sommes des êtres pensants, doués de raison. Aussi quand des journalistes à travers un documentaire font leur travail, simplement leur travail d’investigation , ce travail ne devrait-il pas être salué, débattu au lieu d’être couvert de boue et d’opprobre? (voir cet article). Posons-nous la question, n’est-il pas sain, vital en démocratie (si nous y sommes encore et pour combien de temps) de dénoncer clairement et vigoureusement, avant qu’il ne soit trop tard, les décisions monstrueuses que nous subissons depuis ces derniers mois. Usons de notre droit de révolte contre cette obsession sécuritaire, cette surveillance généralisée, cette atteinte à nos libertés.

Regardez Hold-UP, avant de le discréditer, faites marcher vos neurones, votre cerveau, exercez votre esprit critique et forgez votre propre opinion. Ne laissons plus nos maîtres décider à notre place de la vie que nous souhaitons pour nous, nos enfants et nos descendants. Rejetons la peur et le monde qu’on veut nous imposer de force. Refusons la séparation et l’isolement, favorisons les échanges et la solidarité. Saluons le courage de celles et ceux qui résistent à juste titre et sont réfractaires à toute forme de soumission.

Le 18/11/2020
Annie Aucante
Dominique Humbert

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