EHPAD de La Bresse, il faut agir, et vite !

L’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles vient d’adresser un courrier à Monsieur le Maire de La Bresse. Dans ce courrier il lui est demandé de sortir de l’immobilisme et de l’attentisme actuels, afin d’apporter d’urgence de vraies réponses à la situation des finances de la maison de retraite dans laquelle sa responsabilité est largement engagée. A suivre…

Nous publions ci-dessous l’intégralité de ce courrier :

La Bresse le 11 février 2017

Lettre ouverte à Monsieur le Maire de La Bresse, Président du CCAS et à la municipalité

Monsieur le Maire,

Depuis la révélation de la dérive financière catastrophique de l’EHPAD, il y a quelques semaines et qui a fait l’effet d’une bombe dans le paysage bressaud, la structure n’a fait l’objet d’aucune communication de votre part. Il est pourtant patent que l’heure est grave et exige toute votre attention, car pour parler familièrement « il y a le feu au lac » !

Nous avons la chance que la nouvelle direction en la personne de Monsieur Patrice Français, œuvre depuis sa prise de fonction à rééquilibrer les effectifs « réels » alloués par l’ARS et le Conseil départemental et à rétablir les comptes de l’EHPAD mis à mal, c’est le moins que l’on puisse dire par son prédécesseur.

Cependant, Monsieur le Maire, n’est-il pas de votre devoir de soutenir ce début de redressement sans plus attendre ?

Pour compétent qu’il soit, le Directeur de l’EHPAD ne saura ni ne pourra seul, revenir à l’équilibre financier de l’établissement : il n’est ni magicien, ni faiseur de miracles. Nous éprouvons aujourd’hui de grandes craintes devant l’absence de réaction de la municipalité qui n’a pas le droit d’endosser le rôle de Ponce Pilate en se lavant les mains de cette affaire.

Le plan qu’il propose et qui s’articule autour de plusieurs axes, reprise en main managériale, réorganisation et suivi des postes et des missions, gestion rigoureuse des achats, contrôle des dépenses etc. ne peut avoir d’autres objectifs que celui de retrouver un équilibre de fonctionnement dans le cadre budgétaire annuel de l’établissement. Et cette tâche est en soi déjà une gageure dans la situation actuelle. Penser, comme cela semble être votre cas, que ce plan permettra en plus de combler le déficit abyssal cumulé en seulement deux années par l’ancien directeur est illusoire.

Les moyens dont dispose la nouvelle direction et qui reste malgré tout insuffisants ne peuvent être employés à d’autres buts que la satisfaction des besoins des résidents de l’établissement. Ces moyens sont pour l’essentiel composés par les différentes participations des institutions, (Conseil Départemental et ARS) ainsi que par la redevance versée par les résidents eux-mêmes.

Ces recettes et les éventuels excédents qu’elles ont pu générer par le passé, doivent être sanctuarisés et servir exclusivement au fonctionnement normal. Elles ne doivent ni ne peuvent, au risque d’affecter gravement le service rendu aux résidents, éponger le déficit accumulé. Une partie de ces recettes (130 000€) a d’ailleurs déjà été utilisée au compte de gestion 2015 pour atténuer d’autant l’hémorragie des comptes, et ceci reste éminemment contestable. Il va par conséquent de soi que le déficit cumulé, dont le montant total après établissement des comptes définitifs 2016 risque d’approcher le million d’euros, doit être pris en charge par ceux qui en portent la responsabilité. C’est donc à la municipalité de rechercher par tous les moyens la possibilité de mobiliser les sommes correspondantes pour apurer ce déficit, par le recours à des aides exceptionnelles, municipales et autres, sur une ou plusieurs années.

L’objectif de notre association depuis sa création en 2015, n’a jamais été et n’est toujours pas, comme vous vous êtes plu à l’affirmer, d’engager des polémiques stériles. Notre objectif est de contribuer dans la mesure de nos moyens au meilleur fonctionnement possible de l’établissement et ceci dans l’intérêt des résidents et des salariés. Nos interventions de 2015 et 2016 si elles avaient été entendues, auraient sans doute permis de limiter les dégâts que nous constatons et subissons aujourd’hui. Alerter, débattre, et discuter au moyen d’arguments probants, c’est le jeu démocratique et c’est ce que nous avons fait et continuerons à faire dans l’intérêt commun.

Permettez-moi aussi de vous rappeler, Monsieur le Maire, ainsi qu’aux élus de la municipalité et du CCAS, que nos critiques à l’égard du précédent directeur, Monsieur Louis Etienne Audrerie étaient avérées, même si elles étaient malheureusement très en deçà de la réalité qu’il avait largement, malgré nos demandes, contribué à nous cacher. Nous regrettons profondément que ni vous-même, ni Madame Geneviève Demange n’ayez reconnu porter une part de responsabilité dans la situation financière actuelle, ni à ce jour présenté d’excuses aux résidents et à leurs familles : c’eût été et ce serait encore une démarche tout à votre honneur.

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, pour l’ensemble de ces raisons, il est grand temps aujourd’hui – plus tard, ce sera trop tard- de prendre à bras le corps cette épineuse affaire de l’EHPAD, en travaillant sans plus attendre à réparer les erreurs de gestion commises ; la commune de La Bresse en a les moyens financiers, encore une fois nous rappelons que notre association a fait la démonstration que cette opération de sauvetage financier par la municipalité et d’autres financement externes était possible et légale : ce ne serait que justice rendue aux résidents et à leurs familles qui sont les victimes d’un grave dérapage financier dont ils n’ont absolument pas à pâtir. Notre association souhaite sincèrement que vous entendiez nos arguments et que vous fassiez droit à notre demande, il y va de l’intérêt commun et du devenir de l’EHPAD, de ses résidents et des personnels.

Nous sommes prêts pour notre part à participer à une réflexion dans cet objectif, et à rechercher avec vous des solutions équitables.

Nous sollicitons un rendez-vous avec vous pour en débattre.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos salutations les meilleures.

Pour l’association, Annie Aucante Présidente.

Copies aux directions régionale et départementale de l’ARS

Copie au Président du Conseil Départemental

Contact : asso.ehpadlabresse@gmail.com

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Stop Linky 88

Une nouvelle association vient de voir le jour dans les Vosges : Stop Linky 88.

Retrouvez son communiqué ci dessous :

Communiqué

Nous avons le plaisir de vous annoncer la création de l’association Stop Linky 88 dont l’objet est : « alerter et informer les citoyens sur les dangers des compteurs communicants, Linky, Gazpar etc. et agir par tous moyens légaux contre l’installation et la mise en service de ces appareils sur le territoire du département des Vosges. »

L’association a été déclarée le 04 janvier 2017 à la Préfecture des Vosges.

Pourquoi nous opposons-nous aux compteurs dit « intelligents » ?

Absence d’information sérieuse des usagers :

Ces compteurs sont installés sans qu’aucune information sérieuse n’ait été faite aux usagers. Les seules études ont été réalisées par ERDF (ENEDIS) et ses filiales ou des institutions dont l’indépendance est loin d’être acquise.

ERDF s’était engagé, pour plus de transparence, à ce que des mesures indépendantes soient faites pour obtenir des chiffres clairs et précis sur la puissance et la fréquence des ondes émises par le compteur et le concentrateur. Force est de constater que ces engagements n’ont pas été respectés puisque ces mesures ont été réalisées par l’ANFR, qui est loin d’être indépendante des opérateurs.

Coût financier et environnemental démesuré, et gaspillage :

Ces compteurs notamment les compteurs électriques Linky vont venir remplacer des compteurs en parfait état de marche, et dont la durée de vie est aujourd’hui supérieure à 40 ans, alors que celle de Linky plafonne à 15 ans.

Le coût financier de ces remplacements s’élève à près de 5 milliards d’euros et la mise au rebut des 35 millions d’anciens compteurs représente un gâchis inutile et un coût environnemental important. Qui va payer selon vous cette somme exorbitante ? Sûrement pas ERDF ou ses filiales, ce sont les abonnés qui paieront sur leurs factures.

Atteintes à la santé :

La généralisation des Courants Porteurs en Ligne (CPL) dans les maisons et appartements va venir augmenter le brouillard électromagnétique ambiant.

Les antennes des compteurs Gazpar et des compteurs à eau, antennes utilisées pour transmettre aux opérateurs les informations fournies par les compteurs, vont elles aussi, participer à l’augmentation de ce brouillard électromagnétique

Le CPL est un pollueur, au même titre que les antennes relais, il rayonne. Les câbles du réseau électrique, sauf rares exceptions, ne sont pas blindés, donc ne sont pas adaptés pour transporter des signaux de type CPL qui rayonnent de part l’injection de fréquences LF-Low Frequency.

Il est absolument nécessaire pour mettre en œuvre du CPL d’utiliser un câble aux « normes CPL »,
c’est-à-dire un câble blindé pour annihiler les rayonnements. En conséquence tous les câbles actuels du réseau de distribution électrique dans les habitations et à l’extérieur sont totalement inadaptés au CPL.

Par le maillage dense du territoire issu des câbles de distribution d’électricité, c’est donc une nouvelle et vaste pollution environnementale par les rayonnements qui va être générée ;
elle sera peut être pire que celle des antennes relais puisque toute la population sera impactée,
notamment par les fils électriques 220 V et 380 V jusque dans les moindres recoins de toutes les pièces des maisons, chambres incluses !

Pire, les câbles électriques torsadés 380 V qui courent le long des façades des immeubles,
souvent juste au dessus des fenêtres, vont irradier directement des centaines de milliers de personnes directement à hauteur de tête.

La faute majeure et inexcusable d’ERDF, distributeur et propriétaire du Compteur Mouchard Linky, est d’injecter du CPL dans un réseau de distribution sans une mise aux normes préventive, c’est  à dire n’utiliser que des câbles blindés.
ERDF commet une faute majeure et inexcusable pour la santé en soumettant la population
à un nouveau bain radiatif délétère, notamment pour les plus faibles.

Dans ces conditions, même si le problème est récurrent dans d’autres pays, en France ERDF faisant preuve conjointement avec les autorités sanitaires d’irresponsabilité contribuera à la dégradation générale de l’état de santé de la population dont la baisse historique de l’espérance de vie ne pourra que s’accentuer.

Atteinte aux libertés fondamentales du Citoyen :

Le traçage des informations (données personnelles) des occupants d’une habitation présente des risques bien supérieur à ceux des récentes analyses et évaluations réalisées par la CNIL.

Lorsqu’un compteur est programmable en fonction de votre environnement électrique familial
et interrogeable à distance, il est dit AMM (Advanced Meter Management, soit littéralement Gestion ou Management avancée par le compteur).
Cette notion est capitale car elle va bien au-delà du simple relevé à distance et ouvre la voie du réseau de distribution d’électricité à des évolutions profondes, voire une possibilité déviationniste génériquement connue sous le nom d’espionnage et non pas sous le nom enjôleur de « réseau intelligent »comme certains veulent le faire croire.

En tout état de cause, sous couvert d’avantages pour le consommateur, il s’agit en fait d’imposer le concept de la Domotique au consommateur en sachant que celle-ci dépend exclusivement du droit privé.

D’ailleurs c’est une démarche qui existe déjà, mais évidemment elle est volontariste et surtout
dans tous les cas gérée par l’utilisateur privé, ou dans le cas d’une entreprise par un tiers agréé.

La domotique gérée à distance par un tiers non choisi, est une atteinte aux libertés fondamentales,
c’est une immixtion (une ingérence) dans la sphère intime privée familiale.

Savoir ce que peut faire un citoyen chez lui par le biais d’un mouchard permanent est inacceptable en démocratie, c’est à l’utilisateur citoyen de piloter toute son éventuelle domotique. De plus, personne, distributeur inclus ne peut garantir qu’une telle base de données même cryptées
ne puisse générer des dérives de tous ordres (commerciales, policières, etc …),
donc en finalité servir à d’autres fins d’usages que celles qui étaient initialement prévues à l’origine.
Le pire étant que le citoyen n’aura aucun moyen de s’en apercevoir ou de s’y opposer.
L’utilisation des données transmises par Linky et leur traitement par des algorithmes adaptés peuvent permettre de connaître précisément les habitudes de vie des habitants

Atteinte à la vie privée :

  • Prise de contrôle à distance sur vos appareils électriques, en cas de tension sur la production.
  • Application de tarifications opaques avec à terme augmentation incontrôlable de votre facture d’électricité.
  • Modifications du tarif en fonction de critères comme la + ou – grande disponibilité de la production électrique. Nouvelles unités de mesures de la consommation.
  • Risques non négligeables de départ d’incendie. (Au Canada + de 100 000 compteurs »intelligents ont été démonté suite à de nombreux cas d’incendie)
  • Risques de piratages de tous vos appareils connectés (ordinateurs, tablettes, téléviseurs, appareils de chauffage, domotique, électro-ménagers etc.).

La communication d’ERDF et de ses filiales présente cette opération comme un progrès pour l’environnement et l’occasion pour l’usager de mieux contrôler sa consommation et de réaliser des économies d’énergies avec une diminution concomitante de sa facture. Ces deux affirmations sont des contre vérités flagrantes. Le seul bénéficiaire de cette opération sera ERDF qui prendra le contrôle de ses abonnés et pourra leur imposer tout ce qu’il souhaite sans contrôle possible. Quant à l’environnement, ces compteurs contribueront à le rendre encore + dangereux en multipliant les radiations électro magnétiques à l’intérieur de tous les foyers et en renforçant le brouillard électro magnétique par l’installation de milliers de nouvelles antennes émettrices chargées de transmettre les données récoltées par les compteurs. Le coût environnemental de la destruction de plusieurs millions de compteurs en parfait état de marche est quant à lui difficilement quantifiable. Il est en tout cas certain qu’il est très loin d’être négligeable.

Dans les Vosges l’installation des nouveaux compteurs Linky est programmée à partir de septembre octobre 2017. Les premières villes concernées sont Saint Dié, Epinal, Remiremont.

Nous appelons tous les Vosgiens et en priorité les habitants de ces trois villes à prendre contact avec nous d’extrême urgence. Nous devons nous rassembler pour contrer ce projet insensé qui met en danger notre santé et nos libertés. De nombreux départements et régions de France se sont déjà organisés pour refuser et dire stop aux compteurs mouchards.

Notre association organise une conférence sur les dangers des compteurs « intelligents » jeudi 09 mars 2017 à 20h à l’amphithéâtre de la faculté de droit à Epinal, une information spécifique sera diffusée dans les semaines qui viennent. D’autres conférences suivront à Saint Dié et Remiremont

Contacts : stoplinky88@gmail.com

06 03 99 74 16

06 95 38 24 69

Epinal le 07 février 2017

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Doit-on les prendre au mot ?

Dans « La Bresse infos » , mensuel officiel de la municipalité, une page est dédiée à l’expression des groupes représentés au Conseil municipal. La dernière livraison, celle de février 2017, ne fait pas exception. Mais pour le coup, la tribune du groupe majoritaire, celui du Maire donc, nous réserve une belle surprise. En effet elle n’occupe qu’à peine le tiers de l’espace qui lui est attribué, les deux autres tiers restant désespérément blancs et vides.  Soit le rédacteur de la tribune n’était pas inspiré, soit il n’a pas eu le temps de s’attaquer à cette tâche mensuelle et littéraire, soit il n’avait rien à dire qui sait?

Eh bien rien de tout cela. La dernière phrase de cette courte contribution lève le voile, elle sonne comme un aveu conscient ou inconscient, « Cette tribune se veut comme le reflet de notre action… » aveu aussitôt suivi du grand vide blanc et inutile de la page.

Pour tout dire, nous n’étions pas éblouis par l’action – faut-il parler plutôt d’inaction – de cette municipalité, mais là ou la volupté est grande, c’est qu’eux mêmes, par un sortilège involontaire, désignent à tous et illustrent graphiquement l’inanité de leur action.

Le 01 février 2017

Gracchus

 

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La Bresse, menace sur l’eau ou le retour des Pharisiens !

RivièreLa municipalité s’inquiète pour les touristes qui vont venir en février dans notre belle station. Y aura-t-il suffisamment d’eau au robinet ?

Par un communiqué publié le 18 janvier le Maire alerte la population sur le risque de pénurie d’eau. En effet, la situation est actuellement comparable, écrit-il, à celle de la canicule de l’été 2003.

Bigre, la situation est grave, et l’urgence impose des mesures radicales et immédiates afin de garantir un approvisionnement normal en eau potable des touristes qui vont bientôt piaffer en longues files au pied des remontées mécaniques. Imaginons, ne serait-ce qu’un instant les touristes privés d’eau, s’en retournant aussitôt et délaissant skis et raquettes, télésièges et locations sans eau.

Impensable! alors que fait notre bon maire pour anticiper la catastrophe à venir ? Anticiper est un bien grand mot, le communiqué du maire s’ouvre sur un aveu : « Notre commune connaît depuis plusieurs mois une sécheresse importante qui affecte les ressources en eau » et depuis plusieurs mois l’immobilité aura été la règle !! Donc aucune anticipation. Mais me diront les éternels optimistes, ne lui jetons pas la pierre, il n’est jamais trop tard pour bien faire, soit, acceptons la remarque, mais voyons ce qu’il fait. Il délivre le 18 janvier un communiqué de combat, dans lequel il demande aux Bressauds, « d’éviter de prendre des bains et de diminuer le temps passé sous la douche » et c’est à peu près tout. Ah ! j’allais oublier, il ajoute : « Les usages non prioritaires doivent être bannis » à quoi pense donc Monsieur le Maire ? L’arrosage des jardins ? En plein hiver c’est peu probable, le lavage des voitures ? par – 5° l’eau gèle dans le tuyau ! Ne parlons même pas du remplissage des piscines privées couvertes, les heureux propriétaires de ces équipements auront n’en doutons pas, adopté volontairement une posture citoyenne, et auront sacrifié ce plaisir à l’intérêt collectif. Nous osons croire qu’il en sera de même pour les piscines des hôtels et des locations haut de gamme, mais là c’est déjà moins flagrant ! Ah ! mais c’est bien sûr, comment n’y avais-je pas pensé plus tôt, une activité grosse consommatrice d’eau répond tout à fait à cette définition : la production de neige artificielle, c’est donc à cela que pensait Monsieur le Maire en parlant « d’usages non prioritaires » car, qui a-t-il de moins prioritaire que cela, ma foi pas grand-chose, à part peut-être l’arrosage des terrains de golf, La Bresse en accueille bien un sur son territoire, mais c’est un modèle réduit et il est sous la neige.

Et pourtant le 19 janvier, au lendemain de la publication du communiqué de combat du Maire de La Bresse, les canons à neige de Labellemontagne fonctionnaient à plein régime. Me serais-je trompé, aurais-je mal compris ? Sans doute, car à y regarder de plus près ces canons à neige grands consommateurs d’eau fonctionnent sans discontinuer depuis Noël sur tous les sites de la commune sur lesquels ils sont installés.

Alors pénurie d’eau ou abondance d’irresponsabilité ? La réponse ne fait guère de doute, et on pourra lui ajouter la soumission totale à la sacro-sainte loi du fric, quitte à priver d’eau toute une population, et accessoirement à se tirer une balle dans le pied, en faisant fuir les vénérés touristes qui désormais privés d’eau seront de surcroît privés de ski !

Mais notre excellente municipalité, menée par notre non moins excellent premier magistrat ne s’arrête pas en si bon chemin. Faisant preuve d’un pharisaïsme flamboyant, la voilà qui reconduit l’autorisation de stocker les voitures sur le parking du pont de Bramont qui, nous ne le rappellerons jamais assez est situé sur la zone de protection rapprochée de la source des Planches qui alimente en eau potable 70 % des foyers de la commune. Cette utilisation présente des risques de pollution jugés inacceptables, et ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Agence Régionale de Santé et le Préfet qui l’écrivent !

Que faut-il en conclure, sinon qu’à La Bresse ce sont les intérêts de Labellemontagne qui dictent la politique municipale, que la sécurité de l’approvisionnement en eau de la commune est secondaire et doit s’effacer devant la vente de forfaits, que les loisirs de quelques uns priment sur la vie de tous les autres. Je connais à l’avance les réponses furieuses de certains, qui vont s’écrier « emploi, emploi », laissant penser qu’évoquer ces questions conduit immanquablement à supprimer des emplois, à ceux là je réponds, prenez garde, votre aveuglement vous mène à la catastrophe et lorsque celle-ci surviendra, peut-être plus vite que vous ne le pensez, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer, mais vos larmes ne suffiront pas pour alimenter les sources taries ou polluées.

Le 20 janvier 2017

Gracchus

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Une énigme bressaude !

enigmeL’information est tombée ; le 22 décembre, deux jours avant Noël, Jérôme Mathieu 2ème adjoint au Maire et Conseiller Départemental élu sur le canton de La Bresse, vote, avec la majorité des Conseillers Départementaux pour la fermeture du collège de La Bresse et de ceux de Granges -Aumontzey et de Darney, mais de ces deux derniers on en a cure !!!

Au mois de mai 2016 M. Mathieu avait déjà voté pour la fermeture du collège de La Bresse dans une unanimité touchante de tous les Conseillers Départementaux. Devant la sidération de ses colistiers de la municipalité de La Bresse auxquels Monsieur Mathieu sert alors une explication légèrement rococo leur laissant entendre qu’il aurait appris la nouvelle par la Presse ; explication réemployée pour son compte par le Maire, (nous avons les élus les mieux informés du département !), on aurait pu penser qu’il ne reconduise pas son vote.

Il est en effet assez rare qu’un élu se tire, à quelques mois d’intervalle, la même balle dans le même pied. Il y a dans cette réitération compulsive comme un mystère à éclaircir. C’est pourquoi, ne reculant devant rien en cette période de fêtes et accessoirement de consommation débridée, je vais ici tenter d’apporter quelques éléments de réponse sous forme d’hypothèses que je soumets à votre sagacité.

Ces hypothèses sont présentées sans ordre de préférence ou d’importance :

Première hypothèse : Y-aura-t-il une contrepartie à ce vote, apparemment sacrificiel, de Jérôme Mathieu, promise par ses amis politiques ? Une investiture par exemple pour un poste électif futur ?

Au hasard, qui élit donc les Sénateurs ? ce sont les élus locaux à qui leur parti dicte leur choix, donc sans le soutien de son chef de parti (devinez qui c’est) adieu veaux vaches cochons…

On me rétorquera avec justesse que l’homme cumule déjà grandement, mais que valent ses mandats actuels comparés au prestige et à la sinécure que représentent un mandat de Sénateur. Faisons le point :

  • deuxième adjoint au Maire de La Bresse,
  • 1er vice Président de la Communauté de Commune,
  • Conseiller Départemental,
  • Membre du Conseil économique et social régional,
  • Président de la Chambre d’agriculture,
  • deuxième vice président du Pays de Remiremont,
  • président du groupe d’action locale du Pays de Remiremont

OUF !! et n’oublions pas que cet homme vit dans le même temps une vie professionnelle à plein temps d’agriculteur !

Il serait bien sûr tout à fait possible – c’est ma seconde hypothèse – que M. Mathieu, occupé par ses multiples et importantes activités, ait voté sans avoir eu le temps de se rendre compte pourquoi, un acte machinal, une étourderie en somme !!

Troisième hypothèse : soucieux que les jeunes collégiens bressauds ouvrent un tant soi peu leur horizon intellectuel et moral, Jérôme Mathieu a considéré que les envoyer se frotter au collège de Cornimont avec d’autres jeunes « étrangers » ne pouvait que bénéficier à leur développement intellectuel, favoriser leur intérêt pour la différence, stimuler leur curiosité et leur éviter de sombrer dans le tropisme bressaud du sentiment de supériorité, dont quelques locaux et le reste du monde se demandent encore sur quoi il serait fondé !

Quatrième hypothèse : l’explication psy. Mais là je reconnais ne pas disposer d’éléments suffisants pour m’aventurer sur ce chemin semé d’embûches.

Dernière hypothèse : le Collège de La Bresse ayant obtenu une année de sursis par rapport aux deux autres établissement sacrifiés du département, un an de plus c’est le temps nécessaire pour que la majorité des enfants des actuels opposants à la fermeture sortent naturellement du collège pour entrer au lycée. Et le tour est joué, l’opposition s’éteint faute de combattants.

C’est maintenant à vous de faire votre choix, où pourquoi pas, proposer d’autres hypothèses, tant le mystère de ce vote reste une énigme.

Le 26 décembre 2016

Gracchus

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Budget du Département, un miracle de Noël !

La multiplication des pains. École italienne du 17e siècle

Budget du Département, manipulation des chiffres, ou quand la presse répète comme un perroquet bien dressé, sans aucune vérification, les éléments de langage que lui ont fournis le service communication du Département

Dans le quotidien du Crédit Mutuel1 du 23 décembre, on peut lire sous la plume de Claude Girardet : « Une fois encore, les élus ont dû composer avec la baisse des dotations de l’État enregistrée depuis 2015. Malgré tout, 75 millions d’euros seront consacrés à l’investissement. Faire plus, ou a minima faire aussi bien, avec toujours moins. C’est le pari qui a de nouveau été relevé par l’assemblée départementale. »

A la lecture de ce morceau de bravoure journalistique le lecteur moyen aura compris que nos excellents Conseillers Départementaux, emmenés par le non moins excellent François Vannson, leur Président, ont bataillé jour et nuit, mieux et plus longtemps que la chèvre de Monsieur Seguin, pour réussir ce tour de force, dépenser plus avec moins.

Cette brillante démonstration n’allant pas sans son habituel corollaire, répété à l’envi depuis plusieurs années par nos élus capables d’actions miraculeuses : la cause de tout cela c’est la baisse des dotations d’état aux collectivités. Et le tour est joué, ces élus ne sont responsables de rien et de surcroît, en ces temps de Noël ils sont capables de multiplier les poissons et les petits pains.

C’est beau comme l’antique, et le talent du journaliste se mesure ici à sa capacité à ne pas questionner le potage qui lui est généreusement servi, et qu’il nous ressert à grande louche.

Mais regardons tout cela d’un peu plus près : le budget 2017 s’équilibre à hauteur de 445 millions d’euros contre 460,27 millions en 2016 soit 15, 27 millions en moins.

Le transfert de la compétence transport à la Région Grand Est a pour effet, de transférer aussi vers la Région, les dépenses liées à cette compétence, ce qui représente 18,46 millions en moins à dépenser pour le département. Faites vous même le calcul que n’a pas fait l’auteur de l’article, et pour cause, vous arrivez à une augmentation réelle du budget 2017 de 3,19 millions. Et c’est ainsi que s’explique le miracle que l’on voulait nous vendre…

Tout cela me fait penser à cette histoire que m’a contée un jour un ami : le curé d’un village monte en chaire pour son sermon dominical et voulant édifier ses fidèles avec le récit des miracles du Christ commence ainsi : « Jésus Christ voyant 3 hommes les fit approcher et les nourrit avec 3000 pains et 3000 poissons… » Se rendant compte, devant les rires des paroissiens, de sa bourde, le brave curé se retire confus et rejoint penaud sa sacristie sans terminer la messe.

Le dimanche suivant, de nouveau en chaire, il reprend son récit et annonce cette fois : « Jésus Christ voyant 3 000 hommes les fit approcher et les nourrit avec 3 pains et 3 poissons. » Et voulant sans doute laver l’affront du dimanche précédent, s’adressant fièrement à ses paroissiens, il ajoute aussitôt, « et vous, en auriez-vous fait autant ? » Et c’est alors que, venue du fond de l’église, une petite voix claironna, « pas difficile, avec les restes de la semaine dernière !! »

Le 25 décembre 2016

Gracchus

1Vosges matin, pour ceux qui l’ignorait encore

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Un avion sans pilote, une tour de contrôle sans radar !

crash-avionL’audit réalisé à son arrivée par le nouveau Directeur de l’EHPAD de La Bresse a mis en évidence de graves manquements dans la gestion du personnel, des services et des achats depuis deux ans. Il a révélé de surcroît un déficit de 444 000 € au compte de gestion 2015. Ce déficit était connu des élus depuis juin 2016, date de l’établissement définitif de ce compte par l’administration fiscale, et l’on peut s’étonner qu’il ait fallu attendre la nomination du nouveau Directeur et le mois de novembre pour en avoir connaissance. Bref, nous voilà en présence d’un avion sans pilote qui a coupé les communications avec une tour de contrôle sans radar et qui dérive au fil des vents.

Une question vient immédiatement à l’esprit, qui sont le ou les responsables de ce désastre ? Pas besoin d’engager une enquête minutieuse pour trouver la réponse, le Directeur sortant et le Président du CCAS assisté de sa Vice Présidente, c’est à dire le Maire de La Bresse et son adjointe chargée des affaires sociales sont évidemment les grands responsables de cette catastrophe.

Depuis leur élection en mars 2014 ils n’ont exercé aucun contrôle sérieux, comme ils auraient dû le faire, sur la gestion du Directeur de l’époque. Lorsque la question leur fut posée en réunion publique la réponse du Maire nous fit tomber des nues : « quand on lui demandait (au directeur), il répondait que tout allait bien »

A ce niveau de naïveté et de persévérance bornée – tout cela a duré plus de deux ans – il devrait être interdit d’exercer la moindre responsabilité publique. Les deux intéressés devraient en tirer les conséquences et présenter leurs excuses et leur démission. S’ils ne sont pas, et c’est regrettable, explicitement comptables des sommes gaspillées, leur responsabilité d’élus est entière, et la légèreté avec laquelle ils tentent de s’en exonérer est moralement détestable.

Il faut ajouter que l’alarme avait été tirée à plusieurs reprises par la Présidente de l’association de défense des résidents et que la compétence du directeur avait été plusieurs fois mise en doute. Rien n’y a fait, ce même Directeur fut et c’est un comble, promu, courant 2015, Directeur du CCAS par le Maire, et fut couvert d’éloges lors de son départ en juillet 2016 !

Et c’est dans ce paysage en ruine que ces élus tentent encore aujourd’hui, de justifier une nouvelle augmentation de la redevance payée par les résidents. Au motif qu’il faut bien éponger le déficit qu’ils ont eux mêmes ingénument laissé creuser; n’hésitant pas pour cela, à mobiliser de plus, les réserves financières de l’établissement, elles mêmes produit de cette redevance. Assécher les réserves, augmenter les loyers, les résidents doivent payer deux fois parce que Monsieur le Maire, Madame l’adjointe à l’action sociale ont été incapables durant deux longues années d’exercer les responsabilités qui sont les leurs, et les conséquences sont dévastatrices. Madame, Monsieur, lorsqu’on ne sait pas faire, on se démet.

Pour de plus amples détails voir la lettre d’information N°5 de l’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles

Le 19 décembre 2016

Gracchus

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Un micro pour la justice à Epinal

justice-micro

Ayant plus que de coutume, les temps derniers, fréquenté les tribunaux de la république pour assister et soutenir l’animateur de l’Odeur du Sapin mis en cause devant ces mêmes tribunaux par Messieurs Heinrich député maire d’Epinal et Jodion Directeur des services de la ville d’Epinal , j’ai pu constater que contrairement à ce que stipule l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et l’article 6.1 de  la Convention européenne des droits de l’homme, à savoir que : « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial… » il était quasiment impossible pour le public présent dans la salle et assis au delà du premier rang d’entendre et donc de comprendre la teneur des débats, la Présidente s’adressant aux prévenus et à leurs avocats, debout à la barre devant elle, d’une voix fluette et parfaitement inaudible.

La lecture de l’acte d’accusation et les questions aux prévenus, pourtant prononcées dans un silence religieux n’atteignaient pas les oreilles de 90% du public.

Alors que les salles des tribunaux d’Instance et de grande Instance d’Epinal  sont équipées d’un système de sonorisation dernier cri, et de micros ultramodernes, ces derniers pendaient là, inutiles et abandonnés au bout de leurs flexibles, frêles silhouettes désarticulées, telles des âmes en peine conscientes de leur vacuité.

C’est alors que défiant toutes les règles et les usages communément admis je me permis d’interrompre la Présidente pour lui faire part de mon juste courroux, partagé par le public, d’où montait crescendo un murmure réprobateur, qui rendait pour le coup l’audition encore plus improbable. Malgré une irritation perceptible, mais devant le soutien très sonore cette fois, de la salle, à ma demande, elle consenti après avoir reconnu que les micros ne fonctionnaient pas à hausser le ton afin de se faire entendre de toute la salle. Ce qu’elle fit durant les deux minutes qui suivirent pour aussitôt revenir au mode initial du quasi chuchotement.

A l’occasion d’une sortie de la Présidente et de ses deux assesseurs de la salle d’audience pour délibération, un débat s’engagea entre le public d’une part et la greffière et l’huissier restés sur place d’autre part. Ce fut l’occasion de constater la distance qu’il peut exister entre la réalité pourtant bien établie et la perception qu’en ont les auxiliaires de justice. Ces derniers affirmant mordicus et contre toute évidence que les débats étaient parfaitement audibles, et ajoutant, pensant sans doute impressionner la salle et apaiser « l’émeute » qui couvait, que c’était la première fois qu’une telle question était soulevée. Il n’en fallait pas plus pour que le différend rebondisse et gagne en intensité.

Heureusement, l’arrivée inopinée du procureur de la République promptement informé de la controverse eut pour effet de pacifier la foule, ce dernier en effet reconnut sans difficulté que cette question était légitime et nécessitait une solution dans les meilleurs délais

Du public fut aussitôt lancé l’idée d’une manifestation conjointe pour revendiquer des moyens supplémentaires pour la justice. Le Procureur en tout cas, sembla agréer la suggestion.

La reprise de l’audience fut précédée par une information du Procureur à la Présidente et aux deux assesseurs et tout le monde put constater une amélioration sensible du niveau sonore des débats.

Cette péripétie, malgré son caractère bon enfant et primesautier, n’en soulève pas moins une question de fond, celle du caractère public des débats, reconnu et prescrit par la loi. La justice est rendue « au nom du peuple français », le peuple français doit pouvoir entendre et contrôler ce qui se dit en son nom. C’est pourquoi je vous propose de signer la pétition ci dessous intitulée « un micro pour la justice à Epinal », pétition qui sera remise au Président du tribunal et au Procureur de la République.

Le 03 décembre 2016

Gracchus

Un micro pour la justice à Epinal

Pour que les débats soient audibles pour le public, dans l'enceinte judiciaire d'Epinal

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Appel aux journalistes

APPEL

orwell

Nous appelons les journalistes de presse et de l’audio visuel des Vosges et de la Région à donner la parole à ceux qui tentent de faire vivre la liberté d’expression dans notre pays. Celle-ci est menacée par les puissances d’argent et les actionnaires du CAC40, elle est aussi menacée par les politiciens qui n’acceptent plus d’être contrôlés et mis en cause dans leur action publique. Les interventions répétées du député Vannson à la Commission des lois de l’Assemblée nationale (déclarations visibles sur les blogs « l’Odeur du Sapin » et « En passant par ma Lorraine »)1 sont suffisamment graves et pleines de menaces pour les libertés, pour être portées à la connaissance de tous. Ce député s’indigne que des « malveillants » comme il les nomme, puissent créer des blogs sur internet avec peu de moyens et s’y exprimer librement ; il propose donc de les interdire.

La dernière actualité nationale des médias, l’éjection d’Aude Lancelin rédactrice en chef adjointe de l’Obs, la crise ouverte depuis trois semaines à I-télé montre avec suffisamment de force que la presse et les médias sont désormais considérés comme des outils au service de ceux qui les possèdent, et les journalistes comme des exécutants des directives venues d’en haut. Le dernier pouvoir des journalistes est aujourd’hui réduit à la clause de conscience, c’est à dire à dégager en bénéficiant des indemnités de licenciement.

Notre département n’échappe pas à ce processus. Le quotidien de « référence » est propriété d’une banque, la télévision locale est entièrement financée, directement ou indirectement par le Conseil Départemental. Cette situation n’est pas une fatalité, et si nombre de journalistes vivent de plus en plus mal la situation qui leur est faite, des solutions existent, elles prennent des formes variées. En ce qui nous concerne, nous travaillons à l’édification d’une plate-forme d’information collaborative, centrée sur l’actualité locale et régionale, entièrement indépendante. L’objectif de cette plate-forme n’est pas d’assurer un flux d’informations journalier, mais de produire des analyses et de mettre en perspective les décisions et les événements qui intéressent le territoire et les gens qui y vivent.

Vérité et justice Vosges. Association loi de 1901,

veritejustice88@gmail.com

1 Les vidéos sont visibles ici et (deux vidéos)

 

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La révolution ne passera pas par Epinal (du moins il y a peu de chances)

poste-epinal« Tirer sur l’ambulance » n’est pas une pratique bien louable et l’on pourrait charitablement passer l’éponge sur l’inutile prestation à laquelle s’est livré J.C Lacour hier soir au cours du dernier conseil Municipal d’Épinal si celle-ci n’était pas riche en enseignements sur le décalage irréparable qui sépare dorénavant les partis traditionnels (sinon « archaïques ») des citoyens que nous sommes.

Dans l’édition de ce jour de Vosges Matin on apprend en effet que l’arrivée de Monsieur Lacour s’est faite accompagnée de porte-drapeaux à la couleur du PCF qui sont cependant repartis bien vite pour laisser le reste de la séance se dérouler sans encombre jusqu’à la prestation du sus-nommé – en toute fin – dans une léthargie générale où résonna ensuite au milieu du silence la voix ironique du Député Maire LR qui put répéter à l’envi et au mot prés l’argumentaire insipide relayé dans Epinal-Info il y a quelques jours pour justifier la fermeture de la Poste de Bitola.

En bref, que s’est-il donc passé  hier soir?

Rien, à vrai dire, sinon une triste pantomime, une parodie d’opposition qui n’avait vocation qu’à « paraître », qu’à faire semblant d’exister et accessoirement décrocher une petite photo dans la presse locale.

Car qu’a donc fait Monsieur Lacour durant toute ces années passées dans l’opposition municipale ? Ou était-il alors que les écoles fermaient, que la ville était soldée à des entrepreneurs improbables et persévérait dans une politique libérale dont on commence à compter les désastres qu’elle aura causé ?

Où est-il en ce moment même alors qu’une pétition tente de dénoncer le harcèlement psychologique dont est victime un blogueur local traîné devant la justice suite à des articles « gênants » par le député-Maire Heinrich et son DGS sous prétexte de « dénigrement »  et de « diffamation » ?

Nulle part, ou plutôt bien à sa place, celle du mort, qu’il veut faire semblant de vouloir délaisser depuis quelques jours en quittant son habit de « notable » pour descendre dans les rues.

Des rues qu’il ne connaît plus cependant, et qui ne se reconnaissent plus en lui, aussi vide que le Conseil municipal d’hier au soir où – plutôt que d’agiter des drapeaux tel Guignol – Monsieur Lacour aurait pu inviter des habitants des quartiers qu’il prétend représenter pour qu’ils puissent exprimer face à face avec les élus le sentiment d’abandon dans lequel ceux-ci les ont plongé.

Mais non, mieux vaut briller seul, mieux vaut persévérer dans une rhétorique désuète et rodée plutôt que de se coltiner à la complexité du réel, mieux vaut quelques articles de presse pour pouvoir enrichir son « herbier » plutôt que de faire corps avec la population et l’entraîner à reconquérir le pouvoir qui lui a été confisqué.

Des mots, rien que des mots, une mise en scène cynique où la complicité des protagonistes n’était que trop visible cependant que le peuple, loin de cet « entre-soi » reste à la merci des charmeurs et des charmeuses qui eux sauront – hélas ! – trouver de nouveaux artifices propres à le fasciner.

Jack Le Lieur

Le 19 novembre 2016

 

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Soutien à l’Odeur du Sapin

Créé initialement afin de soutenir le bloggeur de l’Odeur du Sapin, le Collectif Indépendant de Vigilance Citoyenne s’envisage comme un regroupement informel d’individus ayant pour même préoccupation la défense du droit de regard des citoyens sur les affaires publiques et conséquemment celle de la presse et des lanceurs d’alertes. Ce collectif est définitivement indépendant des partis politiques et acéphale.

Soutien à l'Odeur du Sapin

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Une Vidéo et un article sur le sujet :

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EHPAD de La Bresse, règlement de comptes à OK Corral

ok-corral-3Les articles que vient de publier la presse locale au sujet de l’EHPAD de La Bresse résonnent comme un coup de tonnerre. On y découvre sous la plume du Maire  une double condamnation et entre les lignes un aveu d’incompétence ou d’aveuglement, ce qui revient au même. Condamnation de l’ancien directeur parti en juillet dernier et de la municipalité précédente conduite par Guy Vaxelaire. Incompétence ou aveuglement de l’actuelle municipalité conduite par Hubert Arnould. Ces articles reprennent les termes d’un communiqué de la Mairie publié suite à la réunion du Conseil d’Administration du CCAS qui je le rappelle est en charge de l’administration de l’EHPAD. Que nous apprend ce communiqué qui mélange les faits et les tentatives de justification du Maire face au désastre qui s’annonce.

Les faits tout d’abord : à la demande du Maire le nouveau directeur a été chargé de réaliser un audit de la situation. Je cite les termes du communiqué de la mairie évoquant les résultats de cet audit :

« Un manque de rigueur concernant le management des ressources humaines dans l’établissement, une désorganisation des services et l’absence d’optimisation des achats ont contribué à creuser un déficit structurel. »

« le plan de restructuration des bâtiments a été sous-estimé et surtout très optimiste en terme d’économies de gestion qui en fait se traduit en surcoûts…. Plus de surfaces à chauffer, éclairer, entretenir, tout cela couplé à un manque de financement des autorités de tutelle dû à un agrément sous-évalué »

Plus discrètement, on parle d’un lourd déficit au compte de gestion 2015. Certains évoquent même une possible mise sous tutelle de l’établissement ! Qu’en est-il en réalité ? Des réponses et des précisions rapides s’imposent.

Première question que tout le monde devrait se poser, me semble-t-il. Si les chiffres et les observations faites par le nouveau directeur sont exacts, et il n’y a pas de raison jusqu’ici de ne pas le croire, alors le Maire de La Bresse, Président du CCAS n’a rien vu et rien entendu pendant plus de deux ans et demi ? Il est vrai que l’ancien directeur a même été promu directeur du CCAS en mai 2015 par Monsieur le Maire. Pourtant la question de la « compétence » du directeur avait été soulevée à plusieurs reprises, par courriers adressés au Maire, sur la base de faits pour le moins troublants concernant notamment, la sécurité des résidents puis celle du bâtiment du 27 rue de la Clairie après les travaux de mises aux normes. Monsieur le Maire à l’époque, a fait la sourde oreille, face à ce qui pourrait être qualifié de graves manquements et a même tenté d’impressionner la Présidente de l’association de défense des résidents en la menaçant dans un courrier, d’actions contentieuses à son encontre. Cette lettre à la lumière de la situation actuelle, vaut son pesant de moutarde. Voir ci-dessous un extrait de celle-ci :

extrait-lettre-maireIl était très difficile d’obtenir des informations fiables sur la gestion de l’EHPAD : à plusieurs reprises Monsieur le Maire a mis des bâtons dans les roues à ceux qui demandaient communication de documents ordinairement communicables. Lors de la réunion publique d’information du 21 octobre 2015, malgré la demande réitérée par de nombreux présents, il ne fut pas possible d’obtenir de la part du directeur, en présence du Maire, le montant des provisions qui avaient été reprises dans le projet de budget, alors que la réponse à cette question était une des clés du problème.

Opacité et dissimulation semblent avoir été la règle, à tel point que le CCAS lui même et son Président, à moins qu’ils n’en fussent les organisateurs, en furent les victimes.

Nous sommes donc face à une sévère mise en cause par Monsieur Hubert Arnould de l’action de l’ancien directeur de l’EHPAD, qui jusqu’à son départ en juillet 2016, était pourtant considéré comme un excellent gestionnaire par Monsieur Arnould Hubert Maire/Président du CCAS, par ailleurs censé « évaluer les compétences professionnelles de celui-ci » et contrôler l’équilibre budgétaire et financier de l’établissement !!!

Chacun pourra juger, en son âme et conscience, au delà de la justesse d’évaluation du Maire/Président, de l’élégance de la manœuvre, vieille comme le monde mais pas moins immorale, et consistant à charger les absents. Monsieur le Maire a sans doute pris exemple sur Jérôme Cahuzac qui vient de nous expliquer que ses comptes offshore avaient été alimentés pour financer la campagne de Michel Rocard, disparu en juillet dernier.

En tout état de cause, si l’ancien directeur n’est pas exempt de responsabilités, l’actuel Maire, Président du CCAS les partage, au moins depuis deux ans et demi, largement avec lui.

Monsieur le Maire ne s’arrête pas en si bon chemin et met sur le compte de la municipalité précédente, menée par Guy Vaxelaire la responsabilité d’avoir sous estimé le plan de restructuration des bâtiments avec les conséquences en matière de gestion et sous évalué l’agrément, avec pour corollaires un financement des autorités de tutelle insuffisant. Nous laissons aux membres de l’ancienne municipalité le soin d’apporter, si il y en a, les éléments de réponse à ces graves accusations qui ne me semblent toutefois, pas totalement dénuées de fondements.

Nous nous félicitons aujourd’hui que la nouvelle direction ait décidé de mettre cartes sur table, mais il faudra aller plus loin et expliciter un certain nombre de points encore obscurs, comme « le manque de financement des autorités de tutelle dû à un agrément sous-évalué », qu’est que cela signifie, y aurait-il plus de résidents que de places agréées, donc financées? Quelles sont les conséquences sur le financement? Etc. Il faudra aussi publier les plans de financement et les tableaux d’amortissements des emprunts réalisés pour le nouveau bâtiment et celui du 27 rue de la Clairie, ainsi que les incidences sur les tarifs. Des informations non confirmées ont également circulé sur le plan de financement des travaux de mise aux normes du 27 rue de la Clairie, laissant entendre qu’aucune subvention n’aurait été sollicitée et donc perçue pour cette tranche de travaux ! C’est pourquoi la publication de tous les comptes avant la réunion d’explication prévue fin novembre est non seulement une nécessité absolue, mais aussi une obligation morale, sous peine de rendre suspectes toutes décisions futures.

La présentation faite à la presse, laisse penser qu’il n’existe pas de retour à l’équilibre sans augmentation des tarifs chaque année, pendant au minimum 3 ans et sans doute plus. Que la nouvelle direction de l’EHPAD ait fait un travail de mise à plat des comptes et de la situation est une excellente chose, et c’est ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, n’est ce pas Monsieur le Maire/Président du CCAS? Que la nouvelle direction engage une réorganisation des services et une rationalisation des achats, nous ne pouvons que nous en féliciter ; mais que l’ultime issue envisagée à cette catastrophe annoncée soit encore une majoration très substantielle des tarifs n’est pas supportable, l’argument abondamment développé pour tenter de justifier cette mesure étant la comparaison avec les prix des EHPAD de la vallée. Singulièrement, personne n’explique que l’alignement sur les tarifs moyens de ces établissements, compte tenu des évolutions de prix qui y sont prévues pour 2017, nous mènerait à une augmentation d’au moins 300€ par mois à La Bresse!

Il sera difficile de faire accepter des efforts supplémentaires aux résidents et à leurs familles sans une véritable transparence des chiffres. L’augmentation des tarifs programmée pour 2017, les augmentations déjà annoncées pour 2018 et plus sont de véritables coups de poignards dans le dos des résidents. Il est inacceptable que ces derniers payent le prix de l’incompétence et de l’incapacité des responsables à contrôler la gestion.

Évoquons maintenant la question de la subvention communale à l’EHPAD. Jusqu’à présent, alors que l’Association de défense demandait à la municipalité d’exprimer sa solidarité avec les anciens, en versant une subvention permettant de contenir les augmentations qui sacrifient les petites retraites très nombreuses à La Bresse, le Maire affirmait que cela n’était pas possible. Il semblerait, à la lecture de ses dernières déclarations, que cela le soit devenu aujourd’hui. Tout le monde peut se tromper, mais il ne faudrait pas que l’erreur devienne un art de (ne pas) gouverner. Cela finit par faire désordre !

A la lumière encore trop faible des informations qui ont filtré, la subvention nécessaire à l’équilibre des comptes et à une stabilisation des prix de journée à son niveau actuel, s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est le prix à payer par la municipalité pour assumer les erreurs du passé et assurer à nos aînés une vie digne dans un esprit de solidarité. Saura-t-elle le faire ? Elle en a les moyens.

La réunion publique d’explication prévue fin novembre devra, sur la base d’une information sincère et transparente, apporter les réponses attendues par tous.

Gracchus

Le 01 novembre 2016


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La Communauté de communes de la Haute Moselotte, le mépris !

Une page au hasard

Une page au hasard

Guy Vaxelaire ancien Président a publié en avril un communiqué dans l’objectif de tenter une explication sur le rôle de la Com com dans l’affaire Fibers. Il a joint à ce communiqué copie du sommaire d’une étude qui aurait permis selon lui, aux élus de l’époque, de prendre les bonnes décisions avec tout l’éclairage requis.

Soucieux d’en savoir plus et de partager avec ces élus les informations qui leur firent acquérir trois cent mille euros au dessus du prix estimé par les domaines, une friche industrielle pour la mettre à disposition du projet décrit dans ce document, soucieux également de faire profiter les citoyens dont l’argent était ainsi généreusement dépensé, de ces informations auxquelles ils ont droit, nous demandâmes à la Com com et à son Président Monsieur Dousteyssier communication de cette étude. La réponse mit un certain temps à nous parvenir par courrier dans lequel on nous apprit que le document demandé était couvert par le secret industriel et commercial et que notre demande ne pouvait par conséquent pas être satisfaite .

Qu’à cela ne tienne, nous avons aussitôt saisi la CADA (Commission d’accès aux Documents Administratifs) pour avis. Celui-ci arriva avec retard, mais nous donna raison. Il indiquait que le document demandé – que la CADA n’avait malgré sa demande pu obtenir – était communicable sous réserve d’en masquer les passages relevant du secret industriel et commercial.

Quelques jours plus tard, la poste nous déposait une enveloppe contenant un document de 36 pages dûment agrafées.

Personne n’a jamais lu 36 pages en si peu de temps, moins d’une minute montre en main, le temps de tourner les pages, et nous avions pris connaissance de l’intégralité du rapport. 98% du texte a soigneusement été masqué au feutre noir, ne laissant apparaître ici et là que quelques conjonctions de coordination, voire même, sans doute à l’occasion du changement de feutre, de rares bribes de phrases malencontreusement oubliées. Voir ici l’intégralité du doc

Ce document serait-il à lui seul un réquisitoire implacable de l’inanité de ces élus ? Suffirait-il à faire toucher du doigt la profondeur abyssale de leur impéritie ? Nous sommes tentés de le croire, et avec nous, toutes les personnes encore attachées à quelques principes démocratiques étant donnés les obstacles mis à la communication de celui-ci.

Au fait, rappelons-le, cette étude nommée « projet d’investissement H3C »établie par Monsieur Charbonnier (son nom a même été masqué sur la couverture de l’étude, sans doute un secret industriel et commercial!!!) devait étayer l’opération industrielle pour laquelle nos élus n’étaient pas avares de leurs compliments, des conseillers communautaires au député de la circonscription. Nous savons tous comment ce projet grandiose à sombré neuf mois après son démarrage. D’abord dans l’échec prévisible du process industriel, fondé sur un secret de polichinelle, puis dans le drame humain quand un accident dû à l’absence de sécurité sur une machine entraîna la mort d’une jeune femme.

De quoi avez-vous peur Mesdames et Messieurs les élus? Les citoyens de nos vallées ont le droit d’être informés, de savoir comment et pourquoi telle ou telle décision a été prise, faudra-t-il que ce droit vous soit rappelé par les tribunaux ?

Gracchus

Le 17 octobre 2016

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« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part »

place-des-vosges-2016-09-09Début septembre, Dominique Humbert a été la cible de quelques individus qui se sont crus autorisés au motif qu’ils seraient nés ici, d’appeler dans une pétition leurs semblables à l’expulser en Corse !

« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » comme le chantait Brassens « osent tout »,   ainsi que l’exprimait Audiard à propos de leurs proches cousins, et il ajoutait « c’est même à cela qu’on les reconnaît ».

Cette pétition qui, avant d’avoir été retirée du site car contraire au règlement de celui-ci en matière de harcèlement, a connu un succès apparent puisqu’elle comptait déjà plus de 400 signatures. Cependant à y regarder d’un peu plus près et grâce à quelques opérations, dont nous conservons le secret, nous avons obtenu une liste importante de signataires qui ne sont normalement pas visibles sur ce site. Ce qui finit de persuader, vous l’aurez compris, les « courageux signataires  anonymes» à se précipiter sur leur souris pour approuver ce qui leur ressemble et que l’on trouve habituellement dans le fond des poubelles. Et avantage supplémentaire, on peut signer autant de fois que l’on veut : certains ont signé 7 fois, c’est tout a fait possible sur Change.org. A partir du même ordinateur on peut signer autant de fois que l’on veut en modifiant simplement l’adresse mail. Le site ne relève ni ne compare les adresses IP et ne demande aucune confirmation par mail. Ce qui laisse toute latitude pour bourrer les urnes !! Ce qui a été pratiqué ici à grande échelle. Mais que peut-on attendre de gens qui se cachent, qui pratiquent l’insulte et qui vivent dans la fange ? Sûrement pas qu’ils fassent preuve d’honnêteté intellectuelle.

Une analyse attentive des listes de signataires donne une idée de l’origine et du profil de ceux-ci, qui dans leur majorité, ont signé à partir d’une page facebook et sont plutôt jeunes, issus en partie des réseaux de motards et des aficionados des loisirs motorisés en tout genre ! On trouve aussi quelques vieux « d’ici », affilié de près ou de loin à cette association qui fait profession de défendre le développement du massif, mais qui en réalité est là pour représenter et défendre les gros intérêts particuliers de quelques uns. Elle se distingue aussi par la qualité de ses deux derniers Présidents, l’un à la présidence éphémère (moins d’un an) coutumier de vitupérations insignifiantes sur un site d’information qui lui ouvre ses pages, et l’autre, incapable d’aligner deux phrases sensées dans ses très rares prises de paroles. J’ai nommé l’AEDMV

Vous n’êtes pas du même avis qu’eux ? Vous devez déménager ! Vous n’êtes pas nés dans le même terroir qu’eux ? Vous devez déménager, vous n’avez rien à faire chez eux. Vous agissez pour vos idées qui ne sont pas les leurs ? Vous devez partir au plus vite.

Eux, ils se nomment les « gens d’ici ». Qui sont ces gens qui osent ainsi exprimer leur haine de l’autre, de celui qui ne leur ressemble pas ? Eh bien nous l’ignorons. Ils se cachent et du fond de leur cloaque ils encouragent leurs semblables à faire comme eux. Il n’est pas excessif de penser que dans certaines situations particulières, peut-être pas si lointaines, ces tristes personnages organiseraient des commandos masqués et cagoulés, afin d’assouvir par la violence la haine qu’ils portent en eux.

Trouver normal et naturel de demander l’expulsion de quelqu’un, dont le seul tort est de ne pas penser comme vous, suscite chez la plupart des gens sensés, d’abord le dégoût puis renvoie inévitablement aux pages sombres de l’histoire.

Laisser penser à des jeunes, dont facebook est la seule lecture et dont la capacité de jugement est égale à celle d’une huître, qu’il est naturel de cliquer pour demander l’expulsion d’une personne, ouvre la voie à toutes les dérives et prépare au retour des pires périodes que la civilisation ait connues

On habitue d’abord les esprits (faibles) puis il ne reste plus que de passer à l’action. N’est-ce pas ainsi que débutèrent nombre d’exactions crapuleuses dans l’histoire.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter loin dans le temps. Il y a quelques mois au Honduras une militante écologiste, Berta Caceres, était froidement abattue car son combat « dérangeait » certains intérêts. Alors bien sûr me direz-vous, nous n’en sommes, et c’est heureux, pas encore là, mais n’oubliez pas cette phrase de Berthold Brecht : «  le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » et si quelques imbéciles heureux de nos vallées, sans doute plus par crétinisme aigu, qu’animés par des intentions liberticides jouent avec le feu sans conscience et sans réflexion, leur action aura tôt fait de réveiller cette bête immonde.

Les adultes qui ont initié cette pétition et les quelques imbéciles heureux qui ont cru devoir la soutenir, l’un d’entre eux, identifié cette fois, osant même produire un texte dont la médiocrité le dispute à la vilenie, (nous y reviendrons dans un prochain article), ceux-là portent une lourde responsabilité envers l’avenir. Ils ouvrent la porte à toutes les exclusions et leur misérable pédagogie vomit cet unique message : l’autre, celui qui est différent, qui ne pense pas comme moi, celui là doit partir. Ces gens s’apparentent aux soudards du monde dont les seuls arguments, s’appuient sur l’inexistence de toute pensée et qui trouvent dans la force brutale et l’excès de testostérone leur raison de vivre.

Ces « peûtes bêtes » comme les aurait qualifiés ma grand-mère bressaude sont la honte de nos vallées et ne représentent surtout pas ceux qu’ils nomment les gens d’ici. Ils contribuent au contraire, en laissant penser que les Bressauds leur ressemblent, à dégrader l’image de La Bresse et des Bressauds et au-delà de l’humanité toute entière.

Le 11 octobre 2016

Gracchus

 

Texte lu le 09 septembre 2016 à Epinal lors du rassemblement de soutien à Dominique Humbert

La pétition de la honte

Solidaire des actions menées par Dominique Humbert mon époux, membre des associations de défense de l’environnement qu’il a mises en place et à ce titre également visée, même si je ne suis pas nommée dans les propos abjects de ladite pétition, par cette indigne injonction qui nous est adressée de quitter les Vosges, vous comprendrez que je réagisse.

Comme l’a écrit Antoine Chonion, «  il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur que l’on pourrait qualifier avec mépris mais d’une attaque en règle » dirigée par le truchement d’une pétition nauséabonde contre une personne, en l’occurrence Dominique Humbert, mon compagnon dans les combats militants que nous menons depuis de longues décennies et mon compagnon de vie.

Notre couple a été atteint dans ses droits les plus imprescriptibles, ceux de la liberté de parole, de débattre. Nous deux mais également toutes celles et ceux avec lesquels nous partageons les mêmes idéaux. Cette pétition entachée de déshonneur pour ses auteurs et ceux qui y ont apporté leurs signatures, révèle une grande impuissance : agresser nominalement une personne n’est que la traduction d’une incapacité à débattre autour d’idées. Il faut souligner que quand Dominique Humbert est jeté aux chiens, ce sont nos combats, les valeurs que nous défendons qui dérangent car nous sommes de plus en plus nombreux à les revendiquer, à souhaiter la protection de notre Massif des Vosges.

Il est bien sûr toujours étonnant de voir s’étaler la petitesse de certains de nos concitoyens. La haine est mauvaise conseillère et qui croyait prendre peut être pris à son tour. La Justice va maintenant prendre le relais et faire son travail. En effet les auteurs et signataires de ce délire haineux ont oublié que leurs écrits peuvent être passibles de sanctions. Il n’est pas supportable qu’un groupe d’individus puisse impunément tenter de bâillonner la liberté de parole.

Le ton de cette pétition nous rappelle les tristes moments de notre histoire qui malheureusement ont tendance à resurgir à la moindre occasion : la délation, l’invective haineuse, les relents xénophobes….Et comme le remarque avec justesse un message de soutien : «  Cette pétition est caractéristique du sain climat qui peut régner… » dans nos montagnes. Certes, ils s’en donnent tous à cœur joie, ces courageux utilisateurs de Facebook, et des réseaux sociaux pour une fois qu’ils peuvent s’exprimer sans s’exposer, vomissant leurs vaines insanités. Ils s’en prennent même aux gens instruits et aux écolos que selon un autre message : « il est temps d’éliminer »…Vivre libre les renvoie à leur triste médiocrité et ils enragent.

Merci du fond du coeur à Antoine Chonion pour son initiative ce soir et à vous toutes et tous ici présents, aux soutiens très nombreux que nous avons reçus par courriers électroniques et messages téléphoniques : nous ne sommes pas des valets mais des gens debout qui affichons et qui continuerons d’afficher haut et fort nos opinions.

Merci Dominique je suis fière de toi, comme le sont tes ancêtres bressauds et corses, lignées de combattants anti-fascistes.

Annie Aucante

Membre de Biodiverst’Haies88 et SOS Massif des Vosges

 

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Une salle pour la démocratie

Theatre GrandPétition

Une salle pour la démocratie

« Le comptoir d’un café est le parlement du peuple » Honoré de Balzac.

Le mouvement « Nuit debout » a fait naître en nous un désir de liberté et de démocratie.

Nous avons compris pourquoi notre monde se précipite dans le mur. Nous avons analysé ensemble les causes systémiques des désastres qui viennent. Nous avons compris qu’il existait peut-être au moins, un remède à cette catastrophe annoncée. Ce remède se nomme démocratie, celle qui réunit les femmes et les hommes celle qui les fait débattre ensemble, celle qui les engage à apprendre et à créer, celle qui leur enjoint d’aimer, celle qui les pousse à contredire, celle qui les encourage à construire, celle qui leur apprend à critiquer, à faire et à défaire. Celle aussi qui enseigne l’écoute et le respect, celle qui met en mouvement, celle qui apprend à penser, celle qui s’adresse à l’humanité en l’homme et à son intelligence, celle qui émancipe et rend libre tout simplement.

Cette démocratie ressemble au peuple, au flux et au reflux de la mer, au dernier poème du dernier poète ; elle ne ressemble pas à cette caricature que l’on nous vends depuis trop longtemps où l’acte « démocratique » c’est, 5 minutes tous les cinq ans, réduit à l’intromission d’un bulletin de vote dans l’urne.

Cette démocratie nous voulons la faire vivre, nous voulons avec elle, grâce à elle, donner une chance à l’avenir. Cette démocratie a besoin pour exister de peu de chose. Elle a besoin d’une salle dans chaque village, dans chaque ville, dans chaque quartier. Elle a besoin d’une salle commune à la disposition de tous et de chacun, sur simple demande et sans autre obligation que de respecter le lieu.

Dans chaque village, dans chaque quartier, « une salle pour la démocratie »

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Offensive de printemps contre l’Odeur du Sapin

le silence des pantoufles

Vous connaissez sûrement l’Odeur du Sapin, et si vous ne le connaissez pas encore il n’est pas trop tard pour s’y intéresser. C’est un blog vosgien, qui jusqu’il y a peu, était basé à Epinal. Mais internet n’ayant pas de frontière, il lui est même arrivé de produire des articles sur Chantraine, Saint Dié, Saulxures sur Moselotte et Gugnécourt. C’est dire la dose d’audace que possèdent ses animateurs. Ne reculant devant aucun obstacle, certains se risquèrent sans filet jusqu’à Nancy, pour couvrir et évoquer quelques-unes des péripéties toujours loufoques que nous réservent quelquefois nos très chèr(e)s femmes et hommes politiques. Le dernier à en avoir bénéficié fut notre grand ministre de l’économie, qui depuis qu’il s’est mis En Marche, collectionne les jets divers et variés d’œufs et de légumes, sans doute dans le but louable de lui redonner des forces et de l’énergie. Mais trêve de galéjade l’Odeur du sapin publie régulièrement des articles toujours parfaitement documentés et sans complaisance sur tous les sujets.

Vous l’aurez compris, ce blog n’a pas dans son ADN le gène du cirage de pompes, pas plus d’ailleurs que celui, qu’une grande partie de la presse et des médias locaux répliquent et reproduisent dans un bégaiement sans fin, je veux parler du gène de l’enfumage systématisé. Oui je sais, le « Fumé » est une spécialité vosgienne, et il semblerait que l’art ancestral de l’enfumage de la viande de porc ait fait des émules dans une discipline peu gastronomique et de moins en moins ragoûtante, celle de l’information !

Dans ce paysage en ruine où l’information est contrôlée et mise sous tutelle – les grands médias départementaux ne sont-ils pas tous propriété d’une banque, ou sous le contrôle du Conseil Départemental?- Qui oserait encore dans ces conditions, parler de liberté de parole et de liberté d’expression ? Les exemples sont légions où l’information est passée sous silence, pendant que se déversent des tonnes de guimauve et des tombereaux de loukoums sur les derniers balbutiements anecdotiques de nos grands hommes politiques qui ont toujours quelque chose à dire.

Et pourtant cette liberté existe. Elle est portée par des Blogs comme l’Odeur du sapin et quelques autres. Soutenus par l’énergie de leurs animateurs et la conviction qu’ils ont, que la liberté de penser, associée à la possibilité de s’exprimer, est la condition d’un monde libre, et d’une citoyenneté non servile; ils apportent le contrepoint nécessaire et indispensable dans le paysage médiatique, qui sans eux ressemblerait vite aux rêves du premier apprenti autocrate venu.

Alors oui, cette liberté dérange. Elle interroge, elle ouvre le champ, et dévoile ce qui est caché, elle déplace le regard et met l’accent sur ce qui fâche. Elle omet de s’incliner devant la puissance et les pouvoirs établis, en un mot elle brise l’illusion de la fable que l’on voudrait nous vendre, celle d’un monde merveilleux, dans lequel tout serait réalisé dans l’intérêt général et le bonheur de tous, même si cela, il faut bien l’admettre ne fonctionne pas toujours très bien !

Ici même, dans ce blog, nous avons raconté comment le Député Vannson a, à plusieurs reprises, tenté de faire inscrire dans la loi des dispositions liberticides dans le but de faire taire enfin ces « malveillants » que nous sommes. Les vidéos consultables derrière ce lien et celui-ci, ne laissent aucun doute sur les intentions du personnage. Et comment pourrait-on continuer à affirmer que la télévision locale, contrôlée majoritairement par le Conseil Départemental – Président M. Vannson – développe une information libre et équilibrée (propos tenus récemment par un responsable de ce média !).

Qu’attendent les responsables éditoriaux de cette antenne pour inviter les animateurs des blogs et/ou organiser des débats contradictoires ? Comme l’écrit un célèbre volatile : « la liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas»…

Aujourd’hui l’Odeur du Sapin est pris pour cible. Le directeur général des services de la mairie d’Epinal, M. Jodion il y a quelques mois, puis tout dernièrement le premier magistrat de la ville, M. Heinrich, ont saisi la justice et fait envoyer deux citations à comparaître, l’une  pour diffamation, l’autre pour dénigrement, contre le blog.

Dans le premier cas, il lui est reproché, d’avoir publié des extraits du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion des finances de la ville. Document qui est, rappelons le, public.

Dans le second cas, le caractère ridiculement baroque de l’accusation nous engage à lui réserver un développement ultérieur.

Mais il ne fait aucun doute que l’accumulation de procédures visent à bâillonner l’information libre dans nos territoires. Aujourd’hui l’Odeur du sapin, demain d’autres cibles seront visées. Personne ne peux continuer de faire semblant de ne rien voir. Il est une chose plus grave que le bruit des bottes, c’est le silence des pantoufles.

Nous appelons les journalistes, les travailleurs intellectuels et tous les citoyens attachés à la liberté d’expression à une insurrection des consciences.

Alors que les habitants de notre département connaissent les pires difficultés : destructions d’emplois industriels et de services toutes les semaines, fermetures d’écoles et de services publics, désertification des territoires, augmentation des tarifs des maisons de retraite…. Et que dans le même temps le Conseil Départemental s’engage à l’unanimité de ses membres, dans des dépenses exorbitantes et inutiles, subventionne abondamment les petits plaisirs des nantis, on tente de faire taire l’Odeur du sapin par la mise en place d’une stratégie de l’étouffement des oasis de liberté.

Tous les démocrates doivent se lever et faire barrage à cette manœuvre. La liberté d’expression est menacée dans les Vosges. Si nous voulons encore être informés demain, il nous faut agir aujourd’hui.

Soutenons l’Odeur du Sapin (Vous souhaitez apporter votre soutien et/ou votre aide à l’Odeur du sapin, laissez vos coordonnées sur ce formulaire vous serez recontacté)

Le 15 juin 2016

Gracchus

 

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Pourquoi notre petit monde va si mal ?

J'ouvre une nouvelle rubrique. Elle aura pour titre : Pourquoi notre monde va si mal ?

Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, autant démarrer par ce qui se passe à coté.

Le Conseil Départemental des Vosges vient de voter à l'unanimité la fermeture du collége public de La Bresse (il a aussi voté la fermeture de deux autres collèges dans le département mais là on s'en fout!! 🙂 )

Les parents d'élèves Bressauds s'opposent à cette fermeture, jusqu'ici rien que de bien normal et naturel. Ils organisent une manif avec banderoles et tutti quanti, tout va encore pour le mieux. Mais là ou les choses se corsent c'est lorsqu’on découvre le contenu de la banderole plantée devant la mairie : « LES ÉLUS AVEC NOUS »

Banderole collège 4

Il n’est pas inutile de savoir que le deuxième adjoint de la municipalité, homme d’importance dans celle-ci, est aussi, parmi d’autres fonctions représentatives multiples et variées, Conseiller départemental du canton et membre du groupe majoritaire, celui de François Vannson  Président du Conseil départemental et toujours député !!! Il a donc participé à la décision de fermeture du collège avec ses collègues et a voté la mort de celui-ci !!!

Aller demander à celui qui participe à la décision de fermeture du collège et la vote, de manifester pour son maintien est une audace peu banale qui mérite toute notre attention.

N’ayant pu apporter une réponse claire à cette consternante interrogation, je soumet à votre sagacité les hypothèses qui me sont venues à l'esprit, et vous propose de m’aider en cochant suivant vos choix (plusieurs choix simultanés sont possibles) ce que vous pensez être la ou les bonnes réponses

Merci pour votre message. Il a été envoyé.

Votre email (obligatoire, il ne sera pas publié)

Cochez les réponses qui vous paraissent justes :

Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Départemental
Les manifestants ne savent pas que le Conseil Départemental a voté la mort du collège
Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Municipal
Les manifestants pensent que Jérôme Mathieu deuxième adjoint n'a rien à voir avec Jérôme Mathieu Conseiller Départemental
Les manifestants sont saisis d'une forme nouvelle du syndrome de Stockholm
Jérôme Mathieu possède le don d'ubiquité
La pensée « Carrefour je positive »également nommée « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentils » gagne notre beau pays
Critiquer c'est pas beau
Les manifestants sont convaincus que Jérôme Mathieu s'est opposé avec la dernière énergie à cette fermeture calamiteuse
Personne ne veut faire de peine à Jérôme Mathieu
Faire de la politique c'est pas bien

Le 04 juin 2016

Adalbéron d'Antérroche

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Errare humanum est, perseverare diabolicum, ou la communauté de communes dans l’entonnoir.

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, et Perrée

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, Chayata et Perrée

C’était un samedi matin de mai ensoleillé. La température était douce, dans la rue, les visages s’éclairaient d’un sourire. Les robes à fleurs et les bras nus apportaient confirmation que le printemps, si longtemps espéré était là.

Nous étions à Cornimont, pour assister à la séance exceptionnelle du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes de la Haute Moselotte.

Dans la salle, quel contraste saisissant : des visages graves, de rares sourires un brin crispés, une atmosphère pesante. L’heure semblait grave et en effet elle l’était. Il s’agissait pour cette assemblée de tenter de sortir de la nasse dans laquelle elle avait réussi l’exploit de se fourrer toute seule.

Résumé en deux mots : après avoir bien imprudemment acheté très cher, une friche industrielle qui lui restat sur les reins, notre Communauté de Communes se retrouva bien démunie quand l’hiver fut venu. Cherchant par tous moyens à se débarrasser de la chose, d’autant plus que certains malveillants ne manquaient pas de remuer le fer dans la plaie, elle crut avoir enfin trouvé la solution. Ne voilà-t-il pas qu’un groupe tunisien lui proposa de relancer l’activité en faisant toutes sortes de belles promesses, si douces à l’oreille de ces élus. Tous les mots clés étaient présents : emplois au pluriel bien sûr, investissements, sécurité, on y trouvera même économie circulaire et respect de l’environnement. Que demander de plus ? Devant une telle symphonie de belles et bonnes intentions leur religion fut aussitôt faite. Oubliées déjà les graves déconvenues subies avec l’industriel précédent, qui avec les mêmes promesses et la même machine avait en moins d’un an, planté l’affaire et laissé la com com Gros-Jean comme devant. Cette fois, on allait voir ce qu’on allait voir, on ne se laisserait plus abuser par les premiers venus, et les éternels malveillants criticailleurs1 tous azimuts en seraient pour leurs frais.

Résultat de cette brillante réflexion, on fit appel à un cabinet d’avocats à qui fut confié la mission d’écrire un bail en béton armé capable d’assurer la com com contre tous les risques, même les plus improbables.

Une longue négociation que l’on voulait discrète et précautionneuse fut engagée entre les avocats de chacune des parties ; 5 mois furent nécessaires pour aboutir à un projet de bail qui fut enfin soumis à la sagacité de l’assemblée des élus de la com com. Il y eut bien quelques accrocs et quelques fuites scandaleusement exploitées par ces citoyens malveillants, mais nous en reparlerons dans un prochain article.

Et nous voilà par ce beau samedi matin ensoleillé, sagement postés dans les rangs du public (peu nombreux, en fait nous étions les seuls) pour voir et complimenter enfin le résultat de ce travail titanesque réalisé en « toute discrétion et précautions » par les équipes de négociateurs solidement assistées de leurs conseils respectifs.

Le président Dousteyssier ouvre donc la séance et le ton grave annonce qu’il se doit, avant toute chose de lire devant l’assemblée, le contenu d’un mail reçu la veille au soir. Ce mail intitulé : « message des salariés de Cirval Ste marie aux Mines », dont nous avons reçu copie le matin avant la réunion de l’assemblée, dit :

« Bonsoir Monsieur le président Dousteyssier
Il est de notre devoir de vous alerter des problèmes que vous risquez de rencontrer si vous louez les locaux de l’usine Fibers.
Nous sommes des salariés de l’entreprise Cirval de Ste marie aux mines qui était dirigé par Monsieur William Perree le colmarien pendant une durée de 5 ans.Cirval qui est en cessation de paiement et bientôt en liquidation judiciaire.
C’était une catastrophe ,une très mauvaise gestion avec de graves accidents du travail dont une personne qui a eu un bras arraché.
Le préfet en personne s’est déplacé à plusieurs reprises pour évaluer le désastre, pollution du site, la DREAL a publié plusieurs rapports accablant dont 2 arrêtés préfectoraux. Je vous ai envoyé un article de presse des DNA pour mieux comprendre la situation
Prenez contact avec la préfecture de Colmar et l’inspection du travail(0368354500)Madame Grandmaire ,pour de plus ample renseignements.

Veuillez ,Monsieur, recevoir nos sincères salutations. »

Il faut noter que Monsieur Dousteyssier ne lira pas l’article des Dernières Nouvelles d’Alsace joint à l’envoi, et que personne dans l’assemblée ne demandera à en prendre connaissance ! Voir l’article ici.

Manifestement, et à bien observer et écouter les propos du Président Dousteyssier ce dernier découvrait pour la première fois les informations que les salariés de CIRVAL venaient de lui communiquer. Cela ne va pas sans poser problème. En effet le nom de William Pérree est connu depuis au moins 5 mois par les négociateurs de la com com, puisqu’il est un des dirigeants et actionnaire de Carora fibres, et qu’il est annoncé qu’il prendra la direction de l’usine.

Une simple requête avec ce nom, sur n’importe quel moteur de recherche aurait amené le Président Dousteyssier et consorts, a être informé des événements et des circonstances auxquelles a été mêlé William Perree. J’ajoute qu’une recherche à peine plus approfondie mène à des informations qui justifieraient pour le moins une extrême prudence.

Or que se passa-t-il sitôt la lecture de ce mail achevée ? Alors qu’une décision d’ajournement de la signature s’imposait, le Président déclara que la communauté de commune n’est que propriétaire du batiment et n’intervient pas dans la production, puis il donna la parole à l’avocate du cabinet conseil, présente à ses cotés, pour solliciter son avis. Cette dernière, après avoir à peu prés assurer le contraire de ce que venait de déclarer le Président, en disant que le bail intégrait des garanties concernant l’activité de la société, conseilla sans surprise de ne pas tenir compte de cette information et de passer sans plus tarder aux affaires courantes, c’est à dire à la présentation du projet de bail aux conseillers, puis à la signature de celui-ci avec Monsieur William Perree et son associé tunisien.

Remarque « malveillante » : il n’est pas dans la mission de cette avocate, ni d’aucun autre avocat de conseiller l’assemblée sur l’attitude à adopter en pareille circonstance. Cette responsabilité politique, et non juridique, ne peut être délibérée et prise que par l’assemblée elle-même, elle a en l’espèce, tristement montré son incapacité à assumer ses responsabilités.

Monsieur Dousteyssier ajouta : « On avait entendu des rumeurs, le vice président a contacté le maire de Saintes Marie aux mines.. A notre connaissance il n’y a pas de condamnation, à notre connaissance. On n’a pas appelé le procureur ! »

Aucune autre voix parmi les conseillers communautaires ne se fit entendre et sans plus de scrupules on passa donc aux affaires courantes…

Nous reviendrons dans un prochain article, sur la présentation et le contenu du bail puis sur la « discussion » ou ce qui en tînt lieu. Toutefois, je ne résiste pas à l’envie de présenter, en guise d’amuse-bouche, une rapide et sommaire analyse de ce monument de 36 pages.

Un bail de 36 pages qui en réalité n’apporte aucune garantie supplémentaire qu’un bail standard, sinon celle pour le cabinet d’avocat de toucher ses honoraires qui nous l’espérons, car c’est encore nous les contribuables qui payons, ne sont pas proportionnels au nombre de mots de cette usine à gaz !

Que garantit ce bail en cas de dépôt de bilan de la société ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose.

Que garantit ce bail en cas de déménagement de la chaîne de production ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose, voire rien du tout, si comme on pourra sans doute le vérifier rapidement cette chaîne de production n’est pas propriété de Carora fibres, société signataire du bail!

Un bail de 36 pages, hallucinante débauche de conditions inutiles et superfétatoires, réalisée à grand frais par un cabinet d’avocat, payé sur les deniers publics, et qui au bout du compte ne sert à rien.

Peut-être a-t-on voulu offrir le spectacle de la puissance et de la force de la loi, servi par des acteurs dont la profession d’avocat force le respect des simples et des naïfs qui peuplent notre monde.

Moment paroxystique qui laisse, au propre comme au figuré, sans voix, et vise a annihiler définitivement les dernières étincelles d’esprit critique, qui pourraient subsister.

Mission accomplie, ce bail inutile sera, par une leçon bien apprise, monté au pinacle par chacun(e) des conseillers(ères), qui après avoir récité, tour à tour, sur l’invitation pressante du Président Dousteyssier, leur compliment formaté, voteront comme un(e) seul(e) homme (femme) l’adoption de ce monument érigé en rempart de papier sensé protéger contre tous les avatars réels et imaginaires, en réalité chargé de rassurer ceux qui le veulent bien, et donner bonne conscience à tous les autres.

Ah j’oubliais, la traduction en tunisien de Gros-Jean comme devant c’est : Bouzid habillé, Bouzid nu !!

Le 02 juin 2016

Gracchus

1Nous !

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