Pour que le ciel soit à nous !

Convaincu que la privatisation des Aéroports De Paris n’est pas l’avenir, j’ai voulu signer sur : https://www.referendum.interieur.gouv.fr

afin de contribuer au rassemblement des 4,7 millions de signatures nécessaires à la tenue d’un référendum d’initiative partagée (Cf loi 2019-572).

Curieusement, alors que le site mis en ligne par le gouvernement au moment du Grand Débat National a fonctionné parfaitement bien, celui-ci, non ! Faut-il y voir un hasard de la technologie ou une malveillance, je laisse chacun-e apprécier.

Toujours est-il que devant l’impossibilité répétée de signer en ligne, je me suis rendu en mairie afin d’obtenir l’imprimé cerfa 15264 02 qu’une fois renseigné, le maire transmet au conseil constitutionnel pour validation. Les services compétents ont quelque peu découvert cette affaire de référendum mais, la bonne volonté aidant, m’ont fourni le précieux imprimé. Or, depuis environ un mois que cet imprimé, dûment renseigné, est remis au maire, mon nom ne figure toujours pas dans la liste des signataires que l’on peut consulter en ligne.

Autrement dit, ça coince grave dans les méandres de l’administration de la démocratie basique, respectueuse de l’expression citoyenne.

Pour autant, la règle de conduite doit rester de ne pas se décourager. Vous pouvez vous aussi, au cas où votre tentative de signature en ligne échoue, vous rendre en mairie et demander cet imprimé.

Attention, ne manquez pas, une fois la procédure accomplie, d’aller sur le site vérifier que votre signature aura bien été enregistrée. Nombreuses sont dans mon entourage les personnes persuadées d’avoir signé et dont le nom n’apparaît toujours pas dans la liste des signataires. Ceux-ci sont aujourd’hui à peine un million mais on comprend que ce maigre score est le fait pour une grande part de ce dysfonctionnement parfaitement scandaleux. J’ai demandé au maire qu’il veille à la publication d’un article à ce sujet dans le prochain bulletin municipal. Après tout, qu’on soit favorable ou non à la privatisation d’une poule aux œufs d’or (610 millions de bénéfices pour ADP en 2018, on comprend que ça intéresse les actionnaires de Vinci qui ont déjà ceux de nos autoroutes …), on peut considérer que c’est aux citoyens de donner ou non le feu vert à une telle politique.

Michel SABLEAUX

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