Une énigme bressaude !

enigmeL’information est tombée ; le 22 décembre, deux jours avant Noël, Jérôme Mathieu 2ème adjoint au Maire et Conseiller Départemental élu sur le canton de La Bresse, vote, avec la majorité des Conseillers Départementaux pour la fermeture du collège de La Bresse et de ceux de Granges -Aumontzey et de Darney, mais de ces deux derniers on en a cure !!!

Au mois de mai 2016 M. Mathieu avait déjà voté pour la fermeture du collège de La Bresse dans une unanimité touchante de tous les Conseillers Départementaux. Devant la sidération de ses colistiers de la municipalité de La Bresse auxquels Monsieur Mathieu sert alors une explication légèrement rococo leur laissant entendre qu’il aurait appris la nouvelle par la Presse ; explication réemployée pour son compte par le Maire, (nous avons les élus les mieux informés du département !), on aurait pu penser qu’il ne reconduise pas son vote.

Il est en effet assez rare qu’un élu se tire, à quelques mois d’intervalle, la même balle dans le même pied. Il y a dans cette réitération compulsive comme un mystère à éclaircir. C’est pourquoi, ne reculant devant rien en cette période de fêtes et accessoirement de consommation débridée, je vais ici tenter d’apporter quelques éléments de réponse sous forme d’hypothèses que je soumets à votre sagacité.

Ces hypothèses sont présentées sans ordre de préférence ou d’importance :

Première hypothèse : Y-aura-t-il une contrepartie à ce vote, apparemment sacrificiel, de Jérôme Mathieu, promise par ses amis politiques ? Une investiture par exemple pour un poste électif futur ?

Au hasard, qui élit donc les Sénateurs ? ce sont les élus locaux à qui leur parti dicte leur choix, donc sans le soutien de son chef de parti (devinez qui c’est) adieu veaux vaches cochons…

On me rétorquera avec justesse que l’homme cumule déjà grandement, mais que valent ses mandats actuels comparés au prestige et à la sinécure que représentent un mandat de Sénateur. Faisons le point :

  • deuxième adjoint au Maire de La Bresse,
  • 1er vice Président de la Communauté de Commune,
  • Conseiller Départemental,
  • Membre du Conseil économique et social régional,
  • Président de la Chambre d’agriculture,
  • deuxième vice président du Pays de Remiremont,
  • président du groupe d’action locale du Pays de Remiremont

OUF !! et n’oublions pas que cet homme vit dans le même temps une vie professionnelle à plein temps d’agriculteur !

Il serait bien sûr tout à fait possible – c’est ma seconde hypothèse – que M. Mathieu, occupé par ses multiples et importantes activités, ait voté sans avoir eu le temps de se rendre compte pourquoi, un acte machinal, une étourderie en somme !!

Troisième hypothèse : soucieux que les jeunes collégiens bressauds ouvrent un tant soi peu leur horizon intellectuel et moral, Jérôme Mathieu a considéré que les envoyer se frotter au collège de Cornimont avec d’autres jeunes « étrangers » ne pouvait que bénéficier à leur développement intellectuel, favoriser leur intérêt pour la différence, stimuler leur curiosité et leur éviter de sombrer dans le tropisme bressaud du sentiment de supériorité, dont quelques locaux et le reste du monde se demandent encore sur quoi il serait fondé !

Quatrième hypothèse : l’explication psy. Mais là je reconnais ne pas disposer d’éléments suffisants pour m’aventurer sur ce chemin semé d’embûches.

Dernière hypothèse : le Collège de La Bresse ayant obtenu une année de sursis par rapport aux deux autres établissement sacrifiés du département, un an de plus c’est le temps nécessaire pour que la majorité des enfants des actuels opposants à la fermeture sortent naturellement du collège pour entrer au lycée. Et le tour est joué, l’opposition s’éteint faute de combattants.

C’est maintenant à vous de faire votre choix, où pourquoi pas, proposer d’autres hypothèses, tant le mystère de ce vote reste une énigme.

Le 26 décembre 2016

Gracchus

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Budget du Département, un miracle de Noël !

La multiplication des pains. École italienne du 17e siècle

Budget du Département, manipulation des chiffres, ou quand la presse répète comme un perroquet bien dressé, sans aucune vérification, les éléments de langage que lui ont fournis le service communication du Département

Dans le quotidien du Crédit Mutuel1 du 23 décembre, on peut lire sous la plume de Claude Girardet : « Une fois encore, les élus ont dû composer avec la baisse des dotations de l’État enregistrée depuis 2015. Malgré tout, 75 millions d’euros seront consacrés à l’investissement. Faire plus, ou a minima faire aussi bien, avec toujours moins. C’est le pari qui a de nouveau été relevé par l’assemblée départementale. »

A la lecture de ce morceau de bravoure journalistique le lecteur moyen aura compris que nos excellents Conseillers Départementaux, emmenés par le non moins excellent François Vannson, leur Président, ont bataillé jour et nuit, mieux et plus longtemps que la chèvre de Monsieur Seguin, pour réussir ce tour de force, dépenser plus avec moins.

Cette brillante démonstration n’allant pas sans son habituel corollaire, répété à l’envi depuis plusieurs années par nos élus capables d’actions miraculeuses : la cause de tout cela c’est la baisse des dotations d’état aux collectivités. Et le tour est joué, ces élus ne sont responsables de rien et de surcroît, en ces temps de Noël ils sont capables de multiplier les poissons et les petits pains.

C’est beau comme l’antique, et le talent du journaliste se mesure ici à sa capacité à ne pas questionner le potage qui lui est généreusement servi, et qu’il nous ressert à grande louche.

Mais regardons tout cela d’un peu plus près : le budget 2017 s’équilibre à hauteur de 445 millions d’euros contre 460,27 millions en 2016 soit 15, 27 millions en moins.

Le transfert de la compétence transport à la Région Grand Est a pour effet, de transférer aussi vers la Région, les dépenses liées à cette compétence, ce qui représente 18,46 millions en moins à dépenser pour le département. Faites vous même le calcul que n’a pas fait l’auteur de l’article, et pour cause, vous arrivez à une augmentation réelle du budget 2017 de 3,19 millions. Et c’est ainsi que s’explique le miracle que l’on voulait nous vendre…

Tout cela me fait penser à cette histoire que m’a contée un jour un ami : le curé d’un village monte en chaire pour son sermon dominical et voulant édifier ses fidèles avec le récit des miracles du Christ commence ainsi : « Jésus Christ voyant 3 hommes les fit approcher et les nourrit avec 3000 pains et 3000 poissons… » Se rendant compte, devant les rires des paroissiens, de sa bourde, le brave curé se retire confus et rejoint penaud sa sacristie sans terminer la messe.

Le dimanche suivant, de nouveau en chaire, il reprend son récit et annonce cette fois : « Jésus Christ voyant 3 000 hommes les fit approcher et les nourrit avec 3 pains et 3 poissons. » Et voulant sans doute laver l’affront du dimanche précédent, s’adressant fièrement à ses paroissiens, il ajoute aussitôt, « et vous, en auriez-vous fait autant ? » Et c’est alors que, venue du fond de l’église, une petite voix claironna, « pas difficile, avec les restes de la semaine dernière !! »

Le 25 décembre 2016

Gracchus

1Vosges matin, pour ceux qui l’ignorait encore

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Un avion sans pilote, une tour de contrôle sans radar !

crash-avionL’audit réalisé à son arrivée par le nouveau Directeur de l’EHPAD de La Bresse a mis en évidence de graves manquements dans la gestion du personnel, des services et des achats depuis deux ans. Il a révélé de surcroît un déficit de 444 000 € au compte de gestion 2015. Ce déficit était connu des élus depuis juin 2016, date de l’établissement définitif de ce compte par l’administration fiscale, et l’on peut s’étonner qu’il ait fallu attendre la nomination du nouveau Directeur et le mois de novembre pour en avoir connaissance. Bref, nous voilà en présence d’un avion sans pilote qui a coupé les communications avec une tour de contrôle sans radar et qui dérive au fil des vents.

Une question vient immédiatement à l’esprit, qui sont le ou les responsables de ce désastre ? Pas besoin d’engager une enquête minutieuse pour trouver la réponse, le Directeur sortant et le Président du CCAS assisté de sa Vice Présidente, c’est à dire le Maire de La Bresse et son adjointe chargée des affaires sociales sont évidemment les grands responsables de cette catastrophe.

Depuis leur élection en mars 2014 ils n’ont exercé aucun contrôle sérieux, comme ils auraient dû le faire, sur la gestion du Directeur de l’époque. Lorsque la question leur fut posée en réunion publique la réponse du Maire nous fit tomber des nues : « quand on lui demandait (au directeur), il répondait que tout allait bien »

A ce niveau de naïveté et de persévérance bornée – tout cela a duré plus de deux ans – il devrait être interdit d’exercer la moindre responsabilité publique. Les deux intéressés devraient en tirer les conséquences et présenter leurs excuses et leur démission. S’ils ne sont pas, et c’est regrettable, explicitement comptables des sommes gaspillées, leur responsabilité d’élus est entière, et la légèreté avec laquelle ils tentent de s’en exonérer est moralement détestable.

Il faut ajouter que l’alarme avait été tirée à plusieurs reprises par la Présidente de l’association de défense des résidents et que la compétence du directeur avait été plusieurs fois mise en doute. Rien n’y a fait, ce même Directeur fut et c’est un comble, promu, courant 2015, Directeur du CCAS par le Maire, et fut couvert d’éloges lors de son départ en juillet 2016 !

Et c’est dans ce paysage en ruine que ces élus tentent encore aujourd’hui, de justifier une nouvelle augmentation de la redevance payée par les résidents. Au motif qu’il faut bien éponger le déficit qu’ils ont eux mêmes ingénument laissé creuser; n’hésitant pas pour cela, à mobiliser de plus, les réserves financières de l’établissement, elles mêmes produit de cette redevance. Assécher les réserves, augmenter les loyers, les résidents doivent payer deux fois parce que Monsieur le Maire, Madame l’adjointe à l’action sociale ont été incapables durant deux longues années d’exercer les responsabilités qui sont les leurs, et les conséquences sont dévastatrices. Madame, Monsieur, lorsqu’on ne sait pas faire, on se démet.

Pour de plus amples détails voir la lettre d’information N°5 de l’association de défense des résidents de l’EHPAD de La Bresse et de leurs familles

Le 19 décembre 2016

Gracchus

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Un micro pour la justice à Epinal

justice-micro

Ayant plus que de coutume, les temps derniers, fréquenté les tribunaux de la république pour assister et soutenir l’animateur de l’Odeur du Sapin mis en cause devant ces mêmes tribunaux par Messieurs Heinrich député maire d’Epinal et Jodion Directeur des services de la ville d’Epinal , j’ai pu constater que contrairement à ce que stipule l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et l’article 6.1 de  la Convention européenne des droits de l’homme, à savoir que :Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial…” il était quasiment impossible pour le public présent dans la salle et assis au delà du premier rang d’entendre et donc de comprendre la teneur des débats, la Présidente s’adressant aux prévenus et à leurs avocats, debout à la barre devant elle, d’une voix fluette et parfaitement inaudible.

La lecture de l’acte d’accusation et les questions aux prévenus, pourtant prononcées dans un silence religieux n’atteignaient pas les oreilles de 90% du public.

Alors que les salles des tribunaux d’Instance et de grande Instance d’Epinal  sont équipées d’un système de sonorisation dernier cri, et de micros ultramodernes, ces derniers pendaient là, inutiles et abandonnés au bout de leurs flexibles, frêles silhouettes désarticulées, telles des âmes en peine conscientes de leur vacuité.

C’est alors que défiant toutes les règles et les usages communément admis je me permis d’interrompre la Présidente pour lui faire part de mon juste courroux, partagé par le public, d’où montait crescendo un murmure réprobateur, qui rendait pour le coup l’audition encore plus improbable. Malgré une irritation perceptible, mais devant le soutien très sonore cette fois, de la salle, à ma demande, elle consenti après avoir reconnu que les micros ne fonctionnaient pas à hausser le ton afin de se faire entendre de toute la salle. Ce qu’elle fit durant les deux minutes qui suivirent pour aussitôt revenir au mode initial du quasi chuchotement.

A l’occasion d’une sortie de la Présidente et de ses deux assesseurs de la salle d’audience pour délibération, un débat s’engagea entre le public d’une part et la greffière et l’huissier restés sur place d’autre part. Ce fut l’occasion de constater la distance qu’il peut exister entre la réalité pourtant bien établie et la perception qu’en ont les auxiliaires de justice. Ces derniers affirmant mordicus et contre toute évidence que les débats étaient parfaitement audibles, et ajoutant, pensant sans doute impressionner la salle et apaiser « l’émeute » qui couvait, que c’était la première fois qu’une telle question était soulevée. Il n’en fallait pas plus pour que le différend rebondisse et gagne en intensité.

Heureusement, l’arrivée inopinée du procureur de la République promptement informé de la controverse eut pour effet de pacifier la foule, ce dernier en effet reconnut sans difficulté que cette question était légitime et nécessitait une solution dans les meilleurs délais

Du public fut aussitôt lancé l’idée d’une manifestation conjointe pour revendiquer des moyens supplémentaires pour la justice. Le Procureur en tout cas, sembla agréer la suggestion.

La reprise de l’audience fut précédée par une information du Procureur à la Présidente et aux deux assesseurs et tout le monde put constater une amélioration sensible du niveau sonore des débats.

Cette péripétie, malgré son caractère bon enfant et primesautier, n’en soulève pas moins une question de fond, celle du caractère public des débats, reconnu et prescrit par la loi. La justice est rendue “au nom du peuple français”, le peuple français doit pouvoir entendre et contrôler ce qui se dit en son nom. C’est pourquoi je vous propose de signer la pétition ci dessous intitulée « un micro pour la justice à Epinal », pétition qui sera remise au Président du tribunal et au Procureur de la République.

Le 03 décembre 2016

Gracchus

Un micro pour la justice à Epinal

  

Pour que les débats soient audibles pour le public, dans l'enceinte judiciaire d'Epinal

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Appel aux journalistes

APPEL

orwell

Nous appelons les journalistes de presse et de l’audio visuel des Vosges et de la Région à donner la parole à ceux qui tentent de faire vivre la liberté d’expression dans notre pays. Celle-ci est menacée par les puissances d’argent et les actionnaires du CAC40, elle est aussi menacée par les politiciens qui n’acceptent plus d’être contrôlés et mis en cause dans leur action publique. Les interventions répétées du député Vannson à la Commission des lois de l’Assemblée nationale (déclarations visibles sur les blogs « l’Odeur du Sapin » et « En passant par ma Lorraine »)1 sont suffisamment graves et pleines de menaces pour les libertés, pour être portées à la connaissance de tous. Ce député s’indigne que des « malveillants » comme il les nomme, puissent créer des blogs sur internet avec peu de moyens et s’y exprimer librement ; il propose donc de les interdire.

La dernière actualité nationale des médias, l’éjection d’Aude Lancelin rédactrice en chef adjointe de l’Obs, la crise ouverte depuis trois semaines à I-télé montre avec suffisamment de force que la presse et les médias sont désormais considérés comme des outils au service de ceux qui les possèdent, et les journalistes comme des exécutants des directives venues d’en haut. Le dernier pouvoir des journalistes est aujourd’hui réduit à la clause de conscience, c’est à dire à dégager en bénéficiant des indemnités de licenciement.

Notre département n’échappe pas à ce processus. Le quotidien de « référence » est propriété d’une banque, la télévision locale est entièrement financée, directement ou indirectement par le Conseil Départemental. Cette situation n’est pas une fatalité, et si nombre de journalistes vivent de plus en plus mal la situation qui leur est faite, des solutions existent, elles prennent des formes variées. En ce qui nous concerne, nous travaillons à l’édification d’une plate-forme d’information collaborative, centrée sur l’actualité locale et régionale, entièrement indépendante. L’objectif de cette plate-forme n’est pas d’assurer un flux d’informations journalier, mais de produire des analyses et de mettre en perspective les décisions et les événements qui intéressent le territoire et les gens qui y vivent.

Vérité et justice Vosges. Association loi de 1901,

veritejustice88@gmail.com

1 Les vidéos sont visibles ici et (deux vidéos)

 

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La révolution ne passera pas par Epinal (du moins il y a peu de chances)

poste-epinal« Tirer sur l’ambulance » n’est pas une pratique bien louable et l’on pourrait charitablement passer l’éponge sur l’inutile prestation à laquelle s’est livré J.C Lacour hier soir au cours du dernier conseil Municipal d’Épinal si celle-ci n’était pas riche en enseignements sur le décalage irréparable qui sépare dorénavant les partis traditionnels (sinon « archaïques ») des citoyens que nous sommes.

Dans l’édition de ce jour de Vosges Matin on apprend en effet que l’arrivée de Monsieur Lacour s’est faite accompagnée de porte-drapeaux à la couleur du PCF qui sont cependant repartis bien vite pour laisser le reste de la séance se dérouler sans encombre jusqu’à la prestation du sus-nommé – en toute fin – dans une léthargie générale où résonna ensuite au milieu du silence la voix ironique du Député Maire LR qui put répéter à l’envi et au mot prés l’argumentaire insipide relayé dans Epinal-Info il y a quelques jours pour justifier la fermeture de la Poste de Bitola.

En bref, que s’est-il donc passé  hier soir?

Rien, à vrai dire, sinon une triste pantomime, une parodie d’opposition qui n’avait vocation qu’à « paraître », qu’à faire semblant d’exister et accessoirement décrocher une petite photo dans la presse locale.

Car qu’a donc fait Monsieur Lacour durant toute ces années passées dans l’opposition municipale ? Ou était-il alors que les écoles fermaient, que la ville était soldée à des entrepreneurs improbables et persévérait dans une politique libérale dont on commence à compter les désastres qu’elle aura causé ?

Où est-il en ce moment même alors qu’une pétition tente de dénoncer le harcèlement psychologique dont est victime un blogueur local traîné devant la justice suite à des articles « gênants » par le député-Maire Heinrich et son DGS sous prétexte de « dénigrement »  et de « diffamation » ?

Nulle part, ou plutôt bien à sa place, celle du mort, qu’il veut faire semblant de vouloir délaisser depuis quelques jours en quittant son habit de « notable » pour descendre dans les rues.

Des rues qu’il ne connaît plus cependant, et qui ne se reconnaissent plus en lui, aussi vide que le Conseil municipal d’hier au soir où – plutôt que d’agiter des drapeaux tel Guignol – Monsieur Lacour aurait pu inviter des habitants des quartiers qu’il prétend représenter pour qu’ils puissent exprimer face à face avec les élus le sentiment d’abandon dans lequel ceux-ci les ont plongé.

Mais non, mieux vaut briller seul, mieux vaut persévérer dans une rhétorique désuète et rodée plutôt que de se coltiner à la complexité du réel, mieux vaut quelques articles de presse pour pouvoir enrichir son « herbier » plutôt que de faire corps avec la population et l’entraîner à reconquérir le pouvoir qui lui a été confisqué.

Des mots, rien que des mots, une mise en scène cynique où la complicité des protagonistes n’était que trop visible cependant que le peuple, loin de cet « entre-soi » reste à la merci des charmeurs et des charmeuses qui eux sauront – hélas ! – trouver de nouveaux artifices propres à le fasciner.

Jack Le Lieur

Le 19 novembre 2016

 

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Soutien à l’Odeur du Sapin

Créé initialement afin de soutenir le bloggeur de l’Odeur du Sapin, le Collectif Indépendant de Vigilance Citoyenne s’envisage comme un regroupement informel d’individus ayant pour même préoccupation la défense du droit de regard des citoyens sur les affaires publiques et conséquemment celle de la presse et des lanceurs d’alertes. Ce collectif est définitivement indépendant des partis politiques et acéphale.

Soutien à l'Odeur du Sapin

  

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Une Vidéo et un article sur le sujet :

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EHPAD de La Bresse, règlement de comptes à OK Corral

ok-corral-3Les articles que vient de publier la presse locale au sujet de l’EHPAD de La Bresse résonnent comme un coup de tonnerre. On y découvre sous la plume du Maire  une double condamnation et entre les lignes un aveu d’incompétence ou d’aveuglement, ce qui revient au même. Condamnation de l’ancien directeur parti en juillet dernier et de la municipalité précédente conduite par Guy Vaxelaire. Incompétence ou aveuglement de l’actuelle municipalité conduite par Hubert Arnould. Ces articles reprennent les termes d’un communiqué de la Mairie publié suite à la réunion du Conseil d’Administration du CCAS qui je le rappelle est en charge de l’administration de l’EHPAD. Que nous apprend ce communiqué qui mélange les faits et les tentatives de justification du Maire face au désastre qui s’annonce.

Les faits tout d’abord : à la demande du Maire le nouveau directeur a été chargé de réaliser un audit de la situation. Je cite les termes du communiqué de la mairie évoquant les résultats de cet audit :

« Un manque de rigueur concernant le management des ressources humaines dans l’établissement, une désorganisation des services et l’absence d’optimisation des achats ont contribué à creuser un déficit structurel. »

« le plan de restructuration des bâtiments a été sous-estimé et surtout très optimiste en terme d’économies de gestion qui en fait se traduit en surcoûts…. Plus de surfaces à chauffer, éclairer, entretenir, tout cela couplé à un manque de financement des autorités de tutelle dû à un agrément sous-évalué »

Plus discrètement, on parle d’un lourd déficit au compte de gestion 2015. Certains évoquent même une possible mise sous tutelle de l’établissement ! Qu’en est-il en réalité ? Des réponses et des précisions rapides s’imposent.

Première question que tout le monde devrait se poser, me semble-t-il. Si les chiffres et les observations faites par le nouveau directeur sont exacts, et il n’y a pas de raison jusqu’ici de ne pas le croire, alors le Maire de La Bresse, Président du CCAS n’a rien vu et rien entendu pendant plus de deux ans et demi ? Il est vrai que l’ancien directeur a même été promu directeur du CCAS en mai 2015 par Monsieur le Maire. Pourtant la question de la « compétence » du directeur avait été soulevée à plusieurs reprises, par courriers adressés au Maire, sur la base de faits pour le moins troublants concernant notamment, la sécurité des résidents puis celle du bâtiment du 27 rue de la Clairie après les travaux de mises aux normes. Monsieur le Maire à l’époque, a fait la sourde oreille, face à ce qui pourrait être qualifié de graves manquements et a même tenté d’impressionner la Présidente de l’association de défense des résidents en la menaçant dans un courrier, d’actions contentieuses à son encontre. Cette lettre à la lumière de la situation actuelle, vaut son pesant de moutarde. Voir ci-dessous un extrait de celle-ci :

extrait-lettre-maireIl était très difficile d’obtenir des informations fiables sur la gestion de l’EHPAD : à plusieurs reprises Monsieur le Maire a mis des bâtons dans les roues à ceux qui demandaient communication de documents ordinairement communicables. Lors de la réunion publique d’information du 21 octobre 2015, malgré la demande réitérée par de nombreux présents, il ne fut pas possible d’obtenir de la part du directeur, en présence du Maire, le montant des provisions qui avaient été reprises dans le projet de budget, alors que la réponse à cette question était une des clés du problème.

Opacité et dissimulation semblent avoir été la règle, à tel point que le CCAS lui même et son Président, à moins qu’ils n’en fussent les organisateurs, en furent les victimes.

Nous sommes donc face à une sévère mise en cause par Monsieur Hubert Arnould de l’action de l’ancien directeur de l’EHPAD, qui jusqu’à son départ en juillet 2016, était pourtant considéré comme un excellent gestionnaire par Monsieur Arnould Hubert Maire/Président du CCAS, par ailleurs censé “évaluer les compétences professionnelles de celui-ci” et contrôler l’équilibre budgétaire et financier de l’établissement !!!

Chacun pourra juger, en son âme et conscience, au delà de la justesse d’évaluation du Maire/Président, de l’élégance de la manœuvre, vieille comme le monde mais pas moins immorale, et consistant à charger les absents. Monsieur le Maire a sans doute pris exemple sur Jérôme Cahuzac qui vient de nous expliquer que ses comptes offshore avaient été alimentés pour financer la campagne de Michel Rocard, disparu en juillet dernier.

En tout état de cause, si l’ancien directeur n’est pas exempt de responsabilités, l’actuel Maire, Président du CCAS les partage, au moins depuis deux ans et demi, largement avec lui.

Monsieur le Maire ne s’arrête pas en si bon chemin et met sur le compte de la municipalité précédente, menée par Guy Vaxelaire la responsabilité d’avoir sous estimé le plan de restructuration des bâtiments avec les conséquences en matière de gestion et sous évalué l’agrément, avec pour corollaires un financement des autorités de tutelle insuffisant. Nous laissons aux membres de l’ancienne municipalité le soin d’apporter, si il y en a, les éléments de réponse à ces graves accusations qui ne me semblent toutefois, pas totalement dénuées de fondements.

Nous nous félicitons aujourd’hui que la nouvelle direction ait décidé de mettre cartes sur table, mais il faudra aller plus loin et expliciter un certain nombre de points encore obscurs, comme « le manque de financement des autorités de tutelle dû à un agrément sous-évalué », qu’est que cela signifie, y aurait-il plus de résidents que de places agréées, donc financées? Quelles sont les conséquences sur le financement? Etc. Il faudra aussi publier les plans de financement et les tableaux d’amortissements des emprunts réalisés pour le nouveau bâtiment et celui du 27 rue de la Clairie, ainsi que les incidences sur les tarifs. Des informations non confirmées ont également circulé sur le plan de financement des travaux de mise aux normes du 27 rue de la Clairie, laissant entendre qu’aucune subvention n’aurait été sollicitée et donc perçue pour cette tranche de travaux ! C’est pourquoi la publication de tous les comptes avant la réunion d’explication prévue fin novembre est non seulement une nécessité absolue, mais aussi une obligation morale, sous peine de rendre suspectes toutes décisions futures.

La présentation faite à la presse, laisse penser qu’il n’existe pas de retour à l’équilibre sans augmentation des tarifs chaque année, pendant au minimum 3 ans et sans doute plus. Que la nouvelle direction de l’EHPAD ait fait un travail de mise à plat des comptes et de la situation est une excellente chose, et c’est ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, n’est ce pas Monsieur le Maire/Président du CCAS? Que la nouvelle direction engage une réorganisation des services et une rationalisation des achats, nous ne pouvons que nous en féliciter ; mais que l’ultime issue envisagée à cette catastrophe annoncée soit encore une majoration très substantielle des tarifs n’est pas supportable, l’argument abondamment développé pour tenter de justifier cette mesure étant la comparaison avec les prix des EHPAD de la vallée. Singulièrement, personne n’explique que l’alignement sur les tarifs moyens de ces établissements, compte tenu des évolutions de prix qui y sont prévues pour 2017, nous mènerait à une augmentation d’au moins 300€ par mois à La Bresse!

Il sera difficile de faire accepter des efforts supplémentaires aux résidents et à leurs familles sans une véritable transparence des chiffres. L’augmentation des tarifs programmée pour 2017, les augmentations déjà annoncées pour 2018 et plus sont de véritables coups de poignards dans le dos des résidents. Il est inacceptable que ces derniers payent le prix de l’incompétence et de l’incapacité des responsables à contrôler la gestion.

Évoquons maintenant la question de la subvention communale à l’EHPAD. Jusqu’à présent, alors que l’Association de défense demandait à la municipalité d’exprimer sa solidarité avec les anciens, en versant une subvention permettant de contenir les augmentations qui sacrifient les petites retraites très nombreuses à La Bresse, le Maire affirmait que cela n’était pas possible. Il semblerait, à la lecture de ses dernières déclarations, que cela le soit devenu aujourd’hui. Tout le monde peut se tromper, mais il ne faudrait pas que l’erreur devienne un art de (ne pas) gouverner. Cela finit par faire désordre !

A la lumière encore trop faible des informations qui ont filtré, la subvention nécessaire à l’équilibre des comptes et à une stabilisation des prix de journée à son niveau actuel, s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est le prix à payer par la municipalité pour assumer les erreurs du passé et assurer à nos aînés une vie digne dans un esprit de solidarité. Saura-t-elle le faire ? Elle en a les moyens.

La réunion publique d’explication prévue fin novembre devra, sur la base d’une information sincère et transparente, apporter les réponses attendues par tous.

Gracchus

Le 01 novembre 2016


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La Communauté de communes de la Haute Moselotte, le mépris !

Une page au hasard

Une page au hasard

Guy Vaxelaire ancien Président a publié en avril un communiqué dans l’objectif de tenter une explication sur le rôle de la Com com dans l’affaire Fibers. Il a joint à ce communiqué copie du sommaire d’une étude qui aurait permis selon lui, aux élus de l’époque, de prendre les bonnes décisions avec tout l’éclairage requis.

Soucieux d’en savoir plus et de partager avec ces élus les informations qui leur firent acquérir trois cent mille euros au dessus du prix estimé par les domaines, une friche industrielle pour la mettre à disposition du projet décrit dans ce document, soucieux également de faire profiter les citoyens dont l’argent était ainsi généreusement dépensé, de ces informations auxquelles ils ont droit, nous demandâmes à la Com com et à son Président Monsieur Dousteyssier communication de cette étude. La réponse mit un certain temps à nous parvenir par courrier dans lequel on nous apprit que le document demandé était couvert par le secret industriel et commercial et que notre demande ne pouvait par conséquent pas être satisfaite .

Qu’à cela ne tienne, nous avons aussitôt saisi la CADA (Commission d’accès aux Documents Administratifs) pour avis. Celui-ci arriva avec retard, mais nous donna raison. Il indiquait que le document demandé – que la CADA n’avait malgré sa demande pu obtenir – était communicable sous réserve d’en masquer les passages relevant du secret industriel et commercial.

Quelques jours plus tard, la poste nous déposait une enveloppe contenant un document de 36 pages dûment agrafées.

Personne n’a jamais lu 36 pages en si peu de temps, moins d’une minute montre en main, le temps de tourner les pages, et nous avions pris connaissance de l’intégralité du rapport. 98% du texte a soigneusement été masqué au feutre noir, ne laissant apparaître ici et là que quelques conjonctions de coordination, voire même, sans doute à l’occasion du changement de feutre, de rares bribes de phrases malencontreusement oubliées. Voir ici l’intégralité du doc

Ce document serait-il à lui seul un réquisitoire implacable de l’inanité de ces élus ? Suffirait-il à faire toucher du doigt la profondeur abyssale de leur impéritie ? Nous sommes tentés de le croire, et avec nous, toutes les personnes encore attachées à quelques principes démocratiques étant donnés les obstacles mis à la communication de celui-ci.

Au fait, rappelons-le, cette étude nommée « projet d’investissement H3C »établie par Monsieur Charbonnier (son nom a même été masqué sur la couverture de l’étude, sans doute un secret industriel et commercial!!!) devait étayer l’opération industrielle pour laquelle nos élus n’étaient pas avares de leurs compliments, des conseillers communautaires au député de la circonscription. Nous savons tous comment ce projet grandiose à sombré neuf mois après son démarrage. D’abord dans l’échec prévisible du process industriel, fondé sur un secret de polichinelle, puis dans le drame humain quand un accident dû à l’absence de sécurité sur une machine entraîna la mort d’une jeune femme.

De quoi avez-vous peur Mesdames et Messieurs les élus? Les citoyens de nos vallées ont le droit d’être informés, de savoir comment et pourquoi telle ou telle décision a été prise, faudra-t-il que ce droit vous soit rappelé par les tribunaux ?

Gracchus

Le 17 octobre 2016

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« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part »

place-des-vosges-2016-09-09Début septembre, Dominique Humbert a été la cible de quelques individus qui se sont crus autorisés au motif qu’ils seraient nés ici, d’appeler dans une pétition leurs semblables à l’expulser en Corse !

« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » comme le chantait Brassens « osent tout »,   ainsi que l’exprimait Audiard à propos de leurs proches cousins, et il ajoutait « c’est même à cela qu’on les reconnaît ».

Cette pétition qui, avant d’avoir été retirée du site car contraire au règlement de celui-ci en matière de harcèlement, a connu un succès apparent puisqu’elle comptait déjà plus de 400 signatures. Cependant à y regarder d’un peu plus près et grâce à quelques opérations, dont nous conservons le secret, nous avons obtenu une liste importante de signataires qui ne sont normalement pas visibles sur ce site. Ce qui finit de persuader, vous l’aurez compris, les « courageux signataires  anonymes» à se précipiter sur leur souris pour approuver ce qui leur ressemble et que l’on trouve habituellement dans le fond des poubelles. Et avantage supplémentaire, on peut signer autant de fois que l’on veut : certains ont signé 7 fois, c’est tout a fait possible sur Change.org. A partir du même ordinateur on peut signer autant de fois que l’on veut en modifiant simplement l’adresse mail. Le site ne relève ni ne compare les adresses IP et ne demande aucune confirmation par mail. Ce qui laisse toute latitude pour bourrer les urnes !! Ce qui a été pratiqué ici à grande échelle. Mais que peut-on attendre de gens qui se cachent, qui pratiquent l’insulte et qui vivent dans la fange ? Sûrement pas qu’ils fassent preuve d’honnêteté intellectuelle.

Une analyse attentive des listes de signataires donne une idée de l’origine et du profil de ceux-ci, qui dans leur majorité, ont signé à partir d’une page facebook et sont plutôt jeunes, issus en partie des réseaux de motards et des aficionados des loisirs motorisés en tout genre ! On trouve aussi quelques vieux « d’ici », affilié de près ou de loin à cette association qui fait profession de défendre le développement du massif, mais qui en réalité est là pour représenter et défendre les gros intérêts particuliers de quelques uns. Elle se distingue aussi par la qualité de ses deux derniers Présidents, l’un à la présidence éphémère (moins d’un an) coutumier de vitupérations insignifiantes sur un site d’information qui lui ouvre ses pages, et l’autre, incapable d’aligner deux phrases sensées dans ses très rares prises de paroles. J’ai nommé l’AEDMV

Vous n’êtes pas du même avis qu’eux ? Vous devez déménager ! Vous n’êtes pas nés dans le même terroir qu’eux ? Vous devez déménager, vous n’avez rien à faire chez eux. Vous agissez pour vos idées qui ne sont pas les leurs ? Vous devez partir au plus vite.

Eux, ils se nomment les « gens d’ici ». Qui sont ces gens qui osent ainsi exprimer leur haine de l’autre, de celui qui ne leur ressemble pas ? Eh bien nous l’ignorons. Ils se cachent et du fond de leur cloaque ils encouragent leurs semblables à faire comme eux. Il n’est pas excessif de penser que dans certaines situations particulières, peut-être pas si lointaines, ces tristes personnages organiseraient des commandos masqués et cagoulés, afin d’assouvir par la violence la haine qu’ils portent en eux.

Trouver normal et naturel de demander l’expulsion de quelqu’un, dont le seul tort est de ne pas penser comme vous, suscite chez la plupart des gens sensés, d’abord le dégoût puis renvoie inévitablement aux pages sombres de l’histoire.

Laisser penser à des jeunes, dont facebook est la seule lecture et dont la capacité de jugement est égale à celle d’une huître, qu’il est naturel de cliquer pour demander l’expulsion d’une personne, ouvre la voie à toutes les dérives et prépare au retour des pires périodes que la civilisation ait connues

On habitue d’abord les esprits (faibles) puis il ne reste plus que de passer à l’action. N’est-ce pas ainsi que débutèrent nombre d’exactions crapuleuses dans l’histoire.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter loin dans le temps. Il y a quelques mois au Honduras une militante écologiste, Berta Caceres, était froidement abattue car son combat « dérangeait » certains intérêts. Alors bien sûr me direz-vous, nous n’en sommes, et c’est heureux, pas encore là, mais n’oubliez pas cette phrase de Berthold Brecht : «  le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » et si quelques imbéciles heureux de nos vallées, sans doute plus par crétinisme aigu, qu’animés par des intentions liberticides jouent avec le feu sans conscience et sans réflexion, leur action aura tôt fait de réveiller cette bête immonde.

Les adultes qui ont initié cette pétition et les quelques imbéciles heureux qui ont cru devoir la soutenir, l’un d’entre eux, identifié cette fois, osant même produire un texte dont la médiocrité le dispute à la vilenie, (nous y reviendrons dans un prochain article), ceux-là portent une lourde responsabilité envers l’avenir. Ils ouvrent la porte à toutes les exclusions et leur misérable pédagogie vomit cet unique message : l’autre, celui qui est différent, qui ne pense pas comme moi, celui là doit partir. Ces gens s’apparentent aux soudards du monde dont les seuls arguments, s’appuient sur l’inexistence de toute pensée et qui trouvent dans la force brutale et l’excès de testostérone leur raison de vivre.

Ces « peûtes bêtes » comme les aurait qualifiés ma grand-mère bressaude sont la honte de nos vallées et ne représentent surtout pas ceux qu’ils nomment les gens d’ici. Ils contribuent au contraire, en laissant penser que les Bressauds leur ressemblent, à dégrader l’image de La Bresse et des Bressauds et au-delà de l’humanité toute entière.

Le 11 octobre 2016

Gracchus

 

Texte lu le 09 septembre 2016 à Epinal lors du rassemblement de soutien à Dominique Humbert

La pétition de la honte

Solidaire des actions menées par Dominique Humbert mon époux, membre des associations de défense de l’environnement qu’il a mises en place et à ce titre également visée, même si je ne suis pas nommée dans les propos abjects de ladite pétition, par cette indigne injonction qui nous est adressée de quitter les Vosges, vous comprendrez que je réagisse.

Comme l’a écrit Antoine Chonion, «  il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur que l’on pourrait qualifier avec mépris mais d’une attaque en règle » dirigée par le truchement d’une pétition nauséabonde contre une personne, en l’occurrence Dominique Humbert, mon compagnon dans les combats militants que nous menons depuis de longues décennies et mon compagnon de vie.

Notre couple a été atteint dans ses droits les plus imprescriptibles, ceux de la liberté de parole, de débattre. Nous deux mais également toutes celles et ceux avec lesquels nous partageons les mêmes idéaux. Cette pétition entachée de déshonneur pour ses auteurs et ceux qui y ont apporté leurs signatures, révèle une grande impuissance : agresser nominalement une personne n’est que la traduction d’une incapacité à débattre autour d’idées. Il faut souligner que quand Dominique Humbert est jeté aux chiens, ce sont nos combats, les valeurs que nous défendons qui dérangent car nous sommes de plus en plus nombreux à les revendiquer, à souhaiter la protection de notre Massif des Vosges.

Il est bien sûr toujours étonnant de voir s’étaler la petitesse de certains de nos concitoyens. La haine est mauvaise conseillère et qui croyait prendre peut être pris à son tour. La Justice va maintenant prendre le relais et faire son travail. En effet les auteurs et signataires de ce délire haineux ont oublié que leurs écrits peuvent être passibles de sanctions. Il n’est pas supportable qu’un groupe d’individus puisse impunément tenter de bâillonner la liberté de parole.

Le ton de cette pétition nous rappelle les tristes moments de notre histoire qui malheureusement ont tendance à resurgir à la moindre occasion : la délation, l’invective haineuse, les relents xénophobes….Et comme le remarque avec justesse un message de soutien : «  Cette pétition est caractéristique du sain climat qui peut régner… » dans nos montagnes. Certes, ils s’en donnent tous à cœur joie, ces courageux utilisateurs de Facebook, et des réseaux sociaux pour une fois qu’ils peuvent s’exprimer sans s’exposer, vomissant leurs vaines insanités. Ils s’en prennent même aux gens instruits et aux écolos que selon un autre message : « il est temps d’éliminer »…Vivre libre les renvoie à leur triste médiocrité et ils enragent.

Merci du fond du coeur à Antoine Chonion pour son initiative ce soir et à vous toutes et tous ici présents, aux soutiens très nombreux que nous avons reçus par courriers électroniques et messages téléphoniques : nous ne sommes pas des valets mais des gens debout qui affichons et qui continuerons d’afficher haut et fort nos opinions.

Merci Dominique je suis fière de toi, comme le sont tes ancêtres bressauds et corses, lignées de combattants anti-fascistes.

Annie Aucante

Membre de Biodiverst’Haies88 et SOS Massif des Vosges

 

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Une salle pour la démocratie

Theatre GrandPétition

Une salle pour la démocratie

« Le comptoir d’un café est le parlement du peuple » Honoré de Balzac.

Le mouvement « Nuit debout » a fait naître en nous un désir de liberté et de démocratie.

Nous avons compris pourquoi notre monde se précipite dans le mur. Nous avons analysé ensemble les causes systémiques des désastres qui viennent. Nous avons compris qu’il existait peut-être au moins, un remède à cette catastrophe annoncée. Ce remède se nomme démocratie, celle qui réunit les femmes et les hommes celle qui les fait débattre ensemble, celle qui les engage à apprendre et à créer, celle qui leur enjoint d’aimer, celle qui les pousse à contredire, celle qui les encourage à construire, celle qui leur apprend à critiquer, à faire et à défaire. Celle aussi qui enseigne l’écoute et le respect, celle qui met en mouvement, celle qui apprend à penser, celle qui s’adresse à l’humanité en l’homme et à son intelligence, celle qui émancipe et rend libre tout simplement.

Cette démocratie ressemble au peuple, au flux et au reflux de la mer, au dernier poème du dernier poète ; elle ne ressemble pas à cette caricature que l’on nous vends depuis trop longtemps où l’acte « démocratique » c’est, 5 minutes tous les cinq ans, réduit à l’intromission d’un bulletin de vote dans l’urne.

Cette démocratie nous voulons la faire vivre, nous voulons avec elle, grâce à elle, donner une chance à l’avenir. Cette démocratie a besoin pour exister de peu de chose. Elle a besoin d’une salle dans chaque village, dans chaque ville, dans chaque quartier. Elle a besoin d’une salle commune à la disposition de tous et de chacun, sur simple demande et sans autre obligation que de respecter le lieu.

Dans chaque village, dans chaque quartier, « une salle pour la démocratie »

Signer la pétition


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Offensive de printemps contre l’Odeur du Sapin

le silence des pantoufles

Vous connaissez sûrement l’Odeur du Sapin, et si vous ne le connaissez pas encore il n’est pas trop tard pour s’y intéresser. C’est un blog vosgien, qui jusqu’il y a peu, était basé à Epinal. Mais internet n’ayant pas de frontière, il lui est même arrivé de produire des articles sur Chantraine, Saint Dié, Saulxures sur Moselotte et Gugnécourt. C’est dire la dose d’audace que possèdent ses animateurs. Ne reculant devant aucun obstacle, certains se risquèrent sans filet jusqu’à Nancy, pour couvrir et évoquer quelques-unes des péripéties toujours loufoques que nous réservent quelquefois nos très chèr(e)s femmes et hommes politiques. Le dernier à en avoir bénéficié fut notre grand ministre de l’économie, qui depuis qu’il s’est mis En Marche, collectionne les jets divers et variés d’œufs et de légumes, sans doute dans le but louable de lui redonner des forces et de l’énergie. Mais trêve de galéjade l’Odeur du sapin publie régulièrement des articles toujours parfaitement documentés et sans complaisance sur tous les sujets.

Vous l’aurez compris, ce blog n’a pas dans son ADN le gène du cirage de pompes, pas plus d’ailleurs que celui, qu’une grande partie de la presse et des médias locaux répliquent et reproduisent dans un bégaiement sans fin, je veux parler du gène de l’enfumage systématisé. Oui je sais, le « Fumé » est une spécialité vosgienne, et il semblerait que l’art ancestral de l’enfumage de la viande de porc ait fait des émules dans une discipline peu gastronomique et de moins en moins ragoûtante, celle de l’information !

Dans ce paysage en ruine où l’information est contrôlée et mise sous tutelle – les grands médias départementaux ne sont-ils pas tous propriété d’une banque, ou sous le contrôle du Conseil Départemental?- Qui oserait encore dans ces conditions, parler de liberté de parole et de liberté d’expression ? Les exemples sont légions où l’information est passée sous silence, pendant que se déversent des tonnes de guimauve et des tombereaux de loukoums sur les derniers balbutiements anecdotiques de nos grands hommes politiques qui ont toujours quelque chose à dire.

Et pourtant cette liberté existe. Elle est portée par des Blogs comme l’Odeur du sapin et quelques autres. Soutenus par l’énergie de leurs animateurs et la conviction qu’ils ont, que la liberté de penser, associée à la possibilité de s’exprimer, est la condition d’un monde libre, et d’une citoyenneté non servile; ils apportent le contrepoint nécessaire et indispensable dans le paysage médiatique, qui sans eux ressemblerait vite aux rêves du premier apprenti autocrate venu.

Alors oui, cette liberté dérange. Elle interroge, elle ouvre le champ, et dévoile ce qui est caché, elle déplace le regard et met l’accent sur ce qui fâche. Elle omet de s’incliner devant la puissance et les pouvoirs établis, en un mot elle brise l’illusion de la fable que l’on voudrait nous vendre, celle d’un monde merveilleux, dans lequel tout serait réalisé dans l’intérêt général et le bonheur de tous, même si cela, il faut bien l’admettre ne fonctionne pas toujours très bien !

Ici même, dans ce blog, nous avons raconté comment le Député Vannson a, à plusieurs reprises, tenté de faire inscrire dans la loi des dispositions liberticides dans le but de faire taire enfin ces « malveillants » que nous sommes. Les vidéos consultables derrière ce lien et celui-ci, ne laissent aucun doute sur les intentions du personnage. Et comment pourrait-on continuer à affirmer que la télévision locale, contrôlée majoritairement par le Conseil Départemental – Président M. Vannson – développe une information libre et équilibrée (propos tenus récemment par un responsable de ce média !).

Qu’attendent les responsables éditoriaux de cette antenne pour inviter les animateurs des blogs et/ou organiser des débats contradictoires ? Comme l’écrit un célèbre volatile : « la liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas»…

Aujourd’hui l’Odeur du Sapin est pris pour cible. Le directeur général des services de la mairie d’Epinal, M. Jodion il y a quelques mois, puis tout dernièrement le premier magistrat de la ville, M. Heinrich, ont saisi la justice et fait envoyer deux citations à comparaître, l’une  pour diffamation, l’autre pour dénigrement, contre le blog.

Dans le premier cas, il lui est reproché, d’avoir publié des extraits du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion des finances de la ville. Document qui est, rappelons le, public.

Dans le second cas, le caractère ridiculement baroque de l’accusation nous engage à lui réserver un développement ultérieur.

Mais il ne fait aucun doute que l’accumulation de procédures visent à bâillonner l’information libre dans nos territoires. Aujourd’hui l’Odeur du sapin, demain d’autres cibles seront visées. Personne ne peux continuer de faire semblant de ne rien voir. Il est une chose plus grave que le bruit des bottes, c’est le silence des pantoufles.

Nous appelons les journalistes, les travailleurs intellectuels et tous les citoyens attachés à la liberté d’expression à une insurrection des consciences.

Alors que les habitants de notre département connaissent les pires difficultés : destructions d’emplois industriels et de services toutes les semaines, fermetures d’écoles et de services publics, désertification des territoires, augmentation des tarifs des maisons de retraite…. Et que dans le même temps le Conseil Départemental s’engage à l’unanimité de ses membres, dans des dépenses exorbitantes et inutiles, subventionne abondamment les petits plaisirs des nantis, on tente de faire taire l’Odeur du sapin par la mise en place d’une stratégie de l’étouffement des oasis de liberté.

Tous les démocrates doivent se lever et faire barrage à cette manœuvre. La liberté d’expression est menacée dans les Vosges. Si nous voulons encore être informés demain, il nous faut agir aujourd’hui.

Soutenons l’Odeur du Sapin (Vous souhaitez apporter votre soutien et/ou votre aide à l’Odeur du sapin, laissez vos coordonnées sur ce formulaire vous serez recontacté)

Le 15 juin 2016

Gracchus

 

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Pourquoi notre petit monde va si mal ?

J'ouvre une nouvelle rubrique. Elle aura pour titre : Pourquoi notre monde va si mal ?

Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, autant démarrer par ce qui se passe à coté.

Le Conseil Départemental des Vosges vient de voter à l'unanimité la fermeture du collége public de La Bresse (il a aussi voté la fermeture de deux autres collèges dans le département mais là on s'en fout!! 🙂 )

Les parents d'élèves Bressauds s'opposent à cette fermeture, jusqu'ici rien que de bien normal et naturel. Ils organisent une manif avec banderoles et tutti quanti, tout va encore pour le mieux. Mais là ou les choses se corsent c'est lorsqu’on découvre le contenu de la banderole plantée devant la mairie : « LES ÉLUS AVEC NOUS »

Banderole collège 4

Il n’est pas inutile de savoir que le deuxième adjoint de la municipalité, homme d’importance dans celle-ci, est aussi, parmi d’autres fonctions représentatives multiples et variées, Conseiller départemental du canton et membre du groupe majoritaire, celui de François Vannson  Président du Conseil départemental et toujours député !!! Il a donc participé à la décision de fermeture du collège avec ses collègues et a voté la mort de celui-ci !!!

Aller demander à celui qui participe à la décision de fermeture du collège et la vote, de manifester pour son maintien est une audace peu banale qui mérite toute notre attention.

N’ayant pu apporter une réponse claire à cette consternante interrogation, je soumet à votre sagacité les hypothèses qui me sont venues à l'esprit, et vous propose de m’aider en cochant suivant vos choix (plusieurs choix simultanés sont possibles) ce que vous pensez être la ou les bonnes réponses

Merci pour votre message. Il a été envoyé.

Votre email (obligatoire, il ne sera pas publié)

Cochez les réponses qui vous paraissent justes :

Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Départemental
Les manifestants ne savent pas que le Conseil Départemental a voté la mort du collège
Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Municipal
Les manifestants pensent que Jérôme Mathieu deuxième adjoint n'a rien à voir avec Jérôme Mathieu Conseiller Départemental
Les manifestants sont saisis d'une forme nouvelle du syndrome de Stockholm
Jérôme Mathieu possède le don d'ubiquité
La pensée « Carrefour je positive »également nommée « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentils » gagne notre beau pays
Critiquer c'est pas beau
Les manifestants sont convaincus que Jérôme Mathieu s'est opposé avec la dernière énergie à cette fermeture calamiteuse
Personne ne veut faire de peine à Jérôme Mathieu
Faire de la politique c'est pas bien

Le 04 juin 2016

Adalbéron d'Antérroche

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Errare humanum est, perseverare diabolicum, ou la communauté de communes dans l’entonnoir.

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, et Perrée

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, Chayata et Perrée

C’était un samedi matin de mai ensoleillé. La température était douce, dans la rue, les visages s’éclairaient d’un sourire. Les robes à fleurs et les bras nus apportaient confirmation que le printemps, si longtemps espéré était là.

Nous étions à Cornimont, pour assister à la séance exceptionnelle du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes de la Haute Moselotte.

Dans la salle, quel contraste saisissant : des visages graves, de rares sourires un brin crispés, une atmosphère pesante. L’heure semblait grave et en effet elle l’était. Il s’agissait pour cette assemblée de tenter de sortir de la nasse dans laquelle elle avait réussi l’exploit de se fourrer toute seule.

Résumé en deux mots : après avoir bien imprudemment acheté très cher, une friche industrielle qui lui restat sur les reins, notre Communauté de Communes se retrouva bien démunie quand l’hiver fut venu. Cherchant par tous moyens à se débarrasser de la chose, d’autant plus que certains malveillants ne manquaient pas de remuer le fer dans la plaie, elle crut avoir enfin trouvé la solution. Ne voilà-t-il pas qu’un groupe tunisien lui proposa de relancer l’activité en faisant toutes sortes de belles promesses, si douces à l’oreille de ces élus. Tous les mots clés étaient présents : emplois au pluriel bien sûr, investissements, sécurité, on y trouvera même économie circulaire et respect de l’environnement. Que demander de plus ? Devant une telle symphonie de belles et bonnes intentions leur religion fut aussitôt faite. Oubliées déjà les graves déconvenues subies avec l’industriel précédent, qui avec les mêmes promesses et la même machine avait en moins d’un an, planté l’affaire et laissé la com com Gros-Jean comme devant. Cette fois, on allait voir ce qu’on allait voir, on ne se laisserait plus abuser par les premiers venus, et les éternels malveillants criticailleurs1 tous azimuts en seraient pour leurs frais.

Résultat de cette brillante réflexion, on fit appel à un cabinet d’avocats à qui fut confié la mission d’écrire un bail en béton armé capable d’assurer la com com contre tous les risques, même les plus improbables.

Une longue négociation que l’on voulait discrète et précautionneuse fut engagée entre les avocats de chacune des parties ; 5 mois furent nécessaires pour aboutir à un projet de bail qui fut enfin soumis à la sagacité de l’assemblée des élus de la com com. Il y eut bien quelques accrocs et quelques fuites scandaleusement exploitées par ces citoyens malveillants, mais nous en reparlerons dans un prochain article.

Et nous voilà par ce beau samedi matin ensoleillé, sagement postés dans les rangs du public (peu nombreux, en fait nous étions les seuls) pour voir et complimenter enfin le résultat de ce travail titanesque réalisé en « toute discrétion et précautions » par les équipes de négociateurs solidement assistées de leurs conseils respectifs.

Le président Dousteyssier ouvre donc la séance et le ton grave annonce qu’il se doit, avant toute chose de lire devant l’assemblée, le contenu d’un mail reçu la veille au soir. Ce mail intitulé : « message des salariés de Cirval Ste marie aux Mines », dont nous avons reçu copie le matin avant la réunion de l’assemblée, dit :

« Bonsoir Monsieur le président Dousteyssier
Il est de notre devoir de vous alerter des problèmes que vous risquez de rencontrer si vous louez les locaux de l’usine Fibers.
Nous sommes des salariés de l’entreprise Cirval de Ste marie aux mines qui était dirigé par Monsieur William Perree le colmarien pendant une durée de 5 ans.Cirval qui est en cessation de paiement et bientôt en liquidation judiciaire.
C’était une catastrophe ,une très mauvaise gestion avec de graves accidents du travail dont une personne qui a eu un bras arraché.
Le préfet en personne s’est déplacé à plusieurs reprises pour évaluer le désastre, pollution du site, la DREAL a publié plusieurs rapports accablant dont 2 arrêtés préfectoraux. Je vous ai envoyé un article de presse des DNA pour mieux comprendre la situation
Prenez contact avec la préfecture de Colmar et l’inspection du travail(0368354500)Madame Grandmaire ,pour de plus ample renseignements.

Veuillez ,Monsieur, recevoir nos sincères salutations. »

Il faut noter que Monsieur Dousteyssier ne lira pas l’article des Dernières Nouvelles d’Alsace joint à l’envoi, et que personne dans l’assemblée ne demandera à en prendre connaissance ! Voir l’article ici.

Manifestement, et à bien observer et écouter les propos du Président Dousteyssier ce dernier découvrait pour la première fois les informations que les salariés de CIRVAL venaient de lui communiquer. Cela ne va pas sans poser problème. En effet le nom de William Pérree est connu depuis au moins 5 mois par les négociateurs de la com com, puisqu’il est un des dirigeants et actionnaire de Carora fibres, et qu’il est annoncé qu’il prendra la direction de l’usine.

Une simple requête avec ce nom, sur n’importe quel moteur de recherche aurait amené le Président Dousteyssier et consorts, a être informé des événements et des circonstances auxquelles a été mêlé William Perree. J’ajoute qu’une recherche à peine plus approfondie mène à des informations qui justifieraient pour le moins une extrême prudence.

Or que se passa-t-il sitôt la lecture de ce mail achevée ? Alors qu’une décision d’ajournement de la signature s’imposait, le Président déclara que la communauté de commune n’est que propriétaire du batiment et n’intervient pas dans la production, puis il donna la parole à l’avocate du cabinet conseil, présente à ses cotés, pour solliciter son avis. Cette dernière, après avoir à peu prés assurer le contraire de ce que venait de déclarer le Président, en disant que le bail intégrait des garanties concernant l’activité de la société, conseilla sans surprise de ne pas tenir compte de cette information et de passer sans plus tarder aux affaires courantes, c’est à dire à la présentation du projet de bail aux conseillers, puis à la signature de celui-ci avec Monsieur William Perree et son associé tunisien.

Remarque « malveillante » : il n’est pas dans la mission de cette avocate, ni d’aucun autre avocat de conseiller l’assemblée sur l’attitude à adopter en pareille circonstance. Cette responsabilité politique, et non juridique, ne peut être délibérée et prise que par l’assemblée elle-même, elle a en l’espèce, tristement montré son incapacité à assumer ses responsabilités.

Monsieur Dousteyssier ajouta : « On avait entendu des rumeurs, le vice président a contacté le maire de Saintes Marie aux mines.. A notre connaissance il n’y a pas de condamnation, à notre connaissance. On n’a pas appelé le procureur ! »

Aucune autre voix parmi les conseillers communautaires ne se fit entendre et sans plus de scrupules on passa donc aux affaires courantes…

Nous reviendrons dans un prochain article, sur la présentation et le contenu du bail puis sur la « discussion » ou ce qui en tînt lieu. Toutefois, je ne résiste pas à l’envie de présenter, en guise d’amuse-bouche, une rapide et sommaire analyse de ce monument de 36 pages.

Un bail de 36 pages qui en réalité n’apporte aucune garantie supplémentaire qu’un bail standard, sinon celle pour le cabinet d’avocat de toucher ses honoraires qui nous l’espérons, car c’est encore nous les contribuables qui payons, ne sont pas proportionnels au nombre de mots de cette usine à gaz !

Que garantit ce bail en cas de dépôt de bilan de la société ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose.

Que garantit ce bail en cas de déménagement de la chaîne de production ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose, voire rien du tout, si comme on pourra sans doute le vérifier rapidement cette chaîne de production n’est pas propriété de Carora fibres, société signataire du bail!

Un bail de 36 pages, hallucinante débauche de conditions inutiles et superfétatoires, réalisée à grand frais par un cabinet d’avocat, payé sur les deniers publics, et qui au bout du compte ne sert à rien.

Peut-être a-t-on voulu offrir le spectacle de la puissance et de la force de la loi, servi par des acteurs dont la profession d’avocat force le respect des simples et des naïfs qui peuplent notre monde.

Moment paroxystique qui laisse, au propre comme au figuré, sans voix, et vise a annihiler définitivement les dernières étincelles d’esprit critique, qui pourraient subsister.

Mission accomplie, ce bail inutile sera, par une leçon bien apprise, monté au pinacle par chacun(e) des conseillers(ères), qui après avoir récité, tour à tour, sur l’invitation pressante du Président Dousteyssier, leur compliment formaté, voteront comme un(e) seul(e) homme (femme) l’adoption de ce monument érigé en rempart de papier sensé protéger contre tous les avatars réels et imaginaires, en réalité chargé de rassurer ceux qui le veulent bien, et donner bonne conscience à tous les autres.

Ah j’oubliais, la traduction en tunisien de Gros-Jean comme devant c’est : Bouzid habillé, Bouzid nu !!

Le 02 juin 2016

Gracchus

1Nous !

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Relanges Bio- 11ème édition les 16 et 17 avril derniers

  • J’aime l’ambiance de cette foire sympathique que je fréquente régulièrement,
  • J’aime les échanges et les rencontres enrichissantes, cette année notamment avec les journalistes du Nouveau Jour J, trimestriel nancéen à soutenir et découvrir absolument,
  • J’aime les produits proposés, les producteurs,
  • J’aime les conférences et,
  • J’ai aimé cette année les interventions d’Antoine Deltour, courageuse sentinelle vosgienne du combat contre le Goliath luxembourgeois

Mais,

Car cette année il y avait un mais….

  • J’ai pas aimé du tout le comportement de François Thierry un des organisateurs, pendant la conférence autour d’Antoine Deltour, dimanche 17,
  • J’ai pas aimé non plus les interventions interminables, du député PS invité, Dominique Pottier
  • J’ai pas aimé que François Thierry joue les censeurs, distribuant le micro selon son bon vouloir, afin de servir utilement la soupe au député PS en question
  • J’ai pas aimé que ce député PS à l’ego quelque peu hypertrophié se permette de donner des leçons à la salle, arguant du fait que si on refusait de voter, il ne fallait pas se plaindre que le pays aille mal… Mince alors, une majorité d’électeurs a pourtant voté pour un président de gauche, François Hollande, pour une politique de gauche et…résultat ? Pas besoin de vous faire un dessin, non ?
  • J’ai pas aimé qu’en raison des réponses trop longues du député, le débat ait été amputé et cerise sur le gâteau, qu’il ne soit pas très contre la mondialisation, qu’il en faut un peu, que la mondialisation c’est l’avenir…?!
  • J’ai pas aimé le discours de cet élu qui n’avait rien à faire là, en revanche c’est sûr il est tout à fait à sa place au PS.

ENFIN car c’est vraiment très choquant, j’aime pas non plus les grandes banderoles ci-dessous et installées en bonne place à Relanges :

WP_20160417_007Les compromis finissent par devenir des compromissions en brouillant l’image de la foire bio de Relanges, il me semblerait plus clair de demander un prix d’entrée plutôt que de se faire subventionner par le diable !

le 22 avril 2016

Léa Pétremand

Post scriptum : j’ai pas aimé la météo, mais on n’y pouvait rien :

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Guy Vaxelaire publie une “mise au point”

Inauguration de Fibers Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

Inauguration de Fibers
Photo Brigitte Boulay
www.actu88.fr/

L’ancien Président de la Communauté de communes de la Haute moselotte, Guy Vaxelaire, a publié une mise au point sur l’affaire FIBERS. Voir ici.

Nous publions ci dessous la réponse apportée à cette “mise au point” par le comité Vérité et Justice :

 

Vérité et Justice

(Association en voie de constitution)

Communiqué

La mise au point de Guy Vaxelaire ancien Président de la communauté de communes de la Haute Moselotte au sujet de Fibers nous apporte quelques réponses très partielles et de détails à certaines des questions que nous posons. Nous constatons que c’est bien la première fois qu’un élu répond, et nous nous étonnons que cela vienne de quelqu’un qui n’est plus aux responsabilités depuis deux ans ; alors que les élus actuels de la Com-com se terrent dans une posture de déni et publient des communiqués vengeurs dans lesquels ils tentent de faire porter la responsabilité de leurs échecs aux citoyens qui réclament légitimement des comptes !

Mais, ne nous réjouissons pas trop vite. L’essentiel de la mise au point de l’ancien Président reprend des informations déjà connues et sur lesquelles nous avons depuis deux ans communiqué et informé.

Quant au paragraphe sur l’hypothèse d’une expropriation il ne présente aucun intérêt dans la mesure où personne ne l’a dans cette affaire jamais évoquée.

Après ces constatations, il ne reste plus beaucoup de matière utile à la compréhension du dossier dans ce communiqué. Et hormis la publication de délibérations et de documents déjà publiés,le seul élément nouveau est l’étude H3C sur laquelle il est dit que les élus se sont déterminés pour prendre leur décision. Hors seule la table des matières de cette étude est publiée ! Espérons que les élus de la Com com n’ont pas été à l’époque traités avec cette désinvolture. De plus, cette étude a été réalisée par Monsieur Charbonnier qui était dans cette affaire, juge et partie. Il eût été par conséquent très improbable qu’elle ne conclût pas à l’utilité du projet.

Est-ce de la naïveté de la part de ces élus, qui pour de telles sommes, auraient dû demander une contre expertise à un cabinet indépendant ?

Enfin, dans la fiche du Conseil général, (document joint à la mise au point) on relève cette phrase sibylline ; « Structure financière faible et juste équilibrée. Ce constat doit néanmoins être relativisé en raison des liens qui existent entre la société mère et FIBERS »

La société mère dont il est question est un ensemble dans lequel on retrouve pour l’essentiel les sociétés Ventron confection, Ventron production, HBC, Fibers Sarl et Fibers France. Sociétés dont les comptes cumulés font apparaître des résultats largement déficitaires depuis plusieurs années : 2010 : 82 872, 2011 : + 27 843€, 2012 : 295 176, 2013 : – 594 130€. On constate également des frais financiers importants et un niveau d’endettement, rapporté au chiffre d’affaires, notablement élevé1

Ces informations accessibles à qui veut bien les rechercher n’apparaissent nulle part dans les documents produits à l’appui de la prise de décision !!! Il est particulièrement curieux quelles soient occultées dans le document du département et qu’aucun élu ne se soit inquiété de les obtenir. C’est pourtant le B A BA dans toute opération de ce genre !!

Que reste-t-il de cette « mise au point », sinon un plaidoyer pro domo du Président de l’époque, et la confirmation que les décisions ont été prises à l’unanimité des élus, mais cela on le savait déjà.

Le 14 avril 2016

Contact : verite.justice.fibers@gmail.com

06 95 38 24 69

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Fibers, un comité vérité et justice.

Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

La Médelle Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

Un comité vérite et justice vient de se créer avec pour objectif de faire toute la lumière sur l’affaire Fibers qui agite la vallée de la Moselotte depuis 2 ans.

Une conférence de presse s’est tenue le 22 mars pour annoncer cette création. A cette occasion 9 questions ont été adressées aux politiques locaux et à la justice.

La réponse apportée par la Communauté de communes de la Haute Moselotte peut se résumer en deux phrases : motus et bouche cousue, et votre action citoyenne met en danger les négociations secrètes avec les investisseurs potentiels !

Nous publions ci-dessous la réponse du comité vérité et justice à ce flagrant déni de démocratie.

Vérité et Justice dans l’affaire Fibers

(Association en voie de constitution)

Communiqué de presse

« en toute discrétion et précautions » 

Dans un communiqué publié le 24 mars, la Communauté de communes de la Haute Moselotte, sous la signature de son Président Monsieur Dousteyssier, réagit à la conférence de presse tenue le 22 mars par le Comité vérité et justice dans l’affaire Fibers.

Ce comité, constitué de citoyens soucieux de faire éclater la vérité dans une affaire qui continue de troubler les esprits dans la vallée de la Moselotte, pose des questions auxquelles il entend que répondent les élus ; notamment sur l’utilisation de l’argent public qui est venu nourrir abondamment cette catastrophe humaine, sociale, industrielle qui n’en finit plus de connaître, presque chaque semaine, de nouveaux rebondissements.

Le contenu du communiqué publié par la Com com ne laisse pas d’étonner et pose de très graves interrogations.

En effet, et pour en résumer la teneur, on apprend que les responsables du futur échec des négociations secrètes menées « en toute discrétion et précautions » par Monsieur Dousteyssier avec un groupe industriel, sans doute étranger (la chaîne de montage vient d’être achetée aux enchères par un groupe tunisien) sont d’ores et déjà désignés.

Ce serait ceux-là mêmes, c’est à dire, nous les citoyens du Comité vérité et justice, qui osons poser quelques questions sur cette affaire ! Affaire dans laquelle ces élus se sont illustrés par leur persévérance dans le gâchis de l’argent public, le déni de réalité, l’opacité de leurs décisions et le non respect du code des communes pour certaines d’entre-elles !

Une affaire que d’aucuns qualifient à juste titre de catastrophe humaine, sociale, industrielle et financière.

Ne faut-il pas beaucoup d’outrecuidance, pour tenter de masquer derrière un rideau de fumée, les responsabilités que l’on refuse d’assumer ?

Il faut aussi beaucoup d’aplomb pour désigner comme coupables, ceux-là mêmes qui demandent des comptes, en toute bonne foi et légitimité.

La ficelle est trop grosse et il est à parier qu’elle ne trompera personne.

Malgré ces fameuses “précautions” dont le Président de la Com com parle trois fois dans le même communiqué, cette collectivité publique :

  • aura acheté la Médelle 50 % plus cher que l’estimation des domaines, – estimation que nous avons mise au jour – sans en avoir informé les citoyens, ni avoir justifié ce dépassement « en toute discrétion et précautions »,
  • n’aura pas perçu les loyers dûs par M. Charbonnier « en toute discrétion et précautions »,
  • aura cru que des Chinois allaient relancer la production à la Médelle avec 10 001 euros « en toute discrétion et précautions »
  • aura essayé de traiter avec un nouvel industriel dont elle craint de citer le nom « en toute discrétion et précautions », à des conditions toujours opaques et que nous découvrirons plus tard « en toute discrétion et précautions ».

La Com com et son Président parlent de “collaboration étroite” avec les industriels. On les croit bien volontiers. Mais nous constatons dans quelle impasse cette collaboration étroite a mené avec Fibers et M Charbonnier, avec les Chinois, avec M. Cherchir. Dans quelle aventure les élus ont-ils encore la volonté d’emmener les contribuables locaux « en toute discrétion et précautions » ?

Si l’on en croit M. Dousteyssier « en toute discrétion et précautions », il aura suffi qu’un communiqué du Comité vérité et justice paraisse le mardi soir pour que le mercredi matin, un conseil d’administration se réunisse (à l’étranger peut-être même) et l’informe que cela manquait de « discrétion et précautions ». On rêve !

Ne pas divulguer avec qui on négocie, n’est pas de bon augure. Une fois de plus les élus de la Com com se trouveront devant un dossier dont ils ne connaîtront ni les tenants ni les aboutissants et qu’il leur faudra voter à l’unanimité !!! La coupe semble à présent bien pleine.

Les citoyens de la vallée devraient également être informés des nombreuses ardoises laissées par M. Charbonnier et Fibers auprès d’entreprises locales et qui mettent en péril l’emploi, « même discrètement et avec précaution ». Ardoises connues, 500 000€ ici, 300 00€ là dont on entend parler, et celles inconnues dont une partie va retomber sur la commune. Ainsi qui va payer l’eau ? La dépense en eau était tellement importante que la mairie de Saulxures avait coupé l’eau de la commune pensant qu’il y avait une fuite avant qu’elle ne se rende compte que cela venait de la Médelle !!

Le Président de la Com com serait pareillement bien inspiré d’informer les contribuables de la Com com et de la commune de Ventron dont il est le Maire, des sommes d’argent public vertigineuses qui ont été dilapidées « en toute discrétion et précautions »par lui même et ses collègues et qui se sont perdues dans le puits sans fond de l’inconséquence, sans créer le moindre emploi.

Nous publierons très prochainement le désastreux bilan des interventions en matière économique de la Com com, qui a engagé depuis plusieurs années plus de 5 millions d’euros d’argent public en pure perte ! Et qui, nous venons de l’apprendre, persiste et signe en votant lors de la dernière séance du conseil communautaire 460 000€ pour la zone de Lansauchamps, quasi vide depuis 2 ans et 160 000€ pour la Médelle !

En conclusion, que penser de cette opération de diversion, serait-ce le moyen utilisé pour éviter de répondre aux questions que nous vous avons posées lors de notre conférence de presse ? Et qui quoi que vous en disiez intéressent les citoyens de cette vallée, car ne l’oublions pas, il s’agit d’argent public, et nous aimerions que l’on nous explique pourquoi le secret devrait être gardé sur ces opérations ?

Enfin, dernière interrogation, en quoi les questions légitimes posées par un comité de citoyens au sujet de l’utilisation de l’argent public, empêcheraient un projet industriel de se réaliser ?

Votre esquive ne peut à l’opposé que faire grandir l’inquiétude et la suspicion sur vos actions.

La réalité c’est que tout cet argent gaspillé au lieu de créer de l’activité, a au contraire participé à la destruction de nombreux emplois, directement et indirectement.

  • Directement en soutenant et subventionnant massivement et à très haut niveau, des activités et des projets dont la durée de vie n’a pas dépassé un an et qui souvent à la suite de leur liquidation judiciaire ont laissé de grosses ardoises chez des entreprises locales, les mettant ainsi en grand danger.
  • Directement en créant une distorsion de concurrence avec des activités du même type, ce que certains dirigeants indélicats n’ont pas manqué d’exploiter allant même jusqu’à délocaliser des productions dans des pays où la main d’œuvre est très bon marché, grâce à ces aides.
  • Indirectement en captant énormément d’argent public qui aurait pu être utilisé utilement pour l’aide à la création d’activités, de projets innovants et créatifs socialement utiles, créateurs d’emploi, et respectueux de l’environnement.

Le 31 mars 2016

Contact : verite.justice.fibers@gmail.com

06 95 38 24 69

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C’est dérangeant la liberté d’expression ! N’est-ce pas messieurs les sénateurs ?

Elise LucetLa télévision ne serait-elle pas toujours et encore cet instrument servant uniquement à programmer des émissions à encéphalogramme plat, soporifiques qui nous sont proposées afin de nous maintenir dans un marasme intellectuel et cérébral et de nous manipuler. Le dernier Cash investigation présenté sur Antenne 2 par Elise Lucet nous rabibocherait presque avec la petite lucarne : « les produits chimiques : nos enfants sont en danger », c’était le sujet de l’émission du mardi 2 février et on n’y a pas pratiqué la langue de bois, sur la sellette Monsanto,Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPontParmi les plus grandes firmes chimiques de la planète.

La journaliste et son équipe, depuis avril 2012, ne cessent de nous alerter sur les méfaits des grands groupes industriels de tous poils, sur la main mise qu’ils exercent sur nos sociétés, les méthodes que ces géants utilisent pour court-circuiter la législation des pays où ils sévissent. Tout est bon pour assurer leur domination et s’exonérer de tout contrôle : publicité mensongère, argent largement distribué, lobbying auprès des politiques et des institutions, intimidations et menaces pour ceux qui tenteraient de se mettre en travers de leur chemin. Pratiquer la désinformation des populations et réaliser un maximum de profits afin de contenter leurs actionnaires au détriment de la santé des peuples, voilà leur priorité ; alors, que nous soyons en danger et particulièrement nos enfants, s’avère bien le cadet de leurs soucis. Mais on commence à connaître la chanson…Oh! la la c’est dérangeant la liberté d’expression, surtout en prime time ! Elise Lucet et ses collaborateurs n’ont pas froid aux yeux et à chaque émission ça cartonne dur : respect pour l’équipe dont l’ implication mérite grandement d’être saluée.

Oui la liberté d’expression devient de plus en plus dérangeante pour nos politiques, c’est ce que nous avons découvert au cours de l’émission. Nous avons eu le loisir de constater aussi que le courage ne fait pas partie des qualités partagées par la brochette d’élus attablés dans un grand, donc coûteux restaurant parisien. Ces messieurs invités par un des grands groupes industriels, Syngenta pour ne pas le nommer, affichant un triste visage, ont clairement montré par leurs propos et leurs attitudes qu’ils étaient ennemis déclarés de toute liberté d’expression.

A notre surprise (pas si surprenante au demeurant), parmi les élus régalés par Syngenta : Jackie Pierre sénateur (LR) des Vosges, Michel Raison sénateur (LR) de la Haute-Saône, René -Paul Savary sénateur (LR) de la Marne et Gérard Bailly sénateur(LR) du Jura trônaient en bonne place autour de la table.

Si ceux-là paraissaient beaucoup apprécié le repas offert par la firme Syngenta, ils n’ont curieusement montré aucun intérêt quant au rôle des pesticides sur notre santé et pas davantage pour les questions de la journaliste sur ce même sujet. Il est évident, que les élus du Grand Est présents à ce déjeuner, ont sans aucun doute, su inspirer ce jour-là confiance à leurs administrés !

Ces hommes représentants de la nation, qui devraient nous défendre, défendre nos enfants contre les crimes de ces multinationales responsables dans le monde entier de malformations congénitales, de dérèglement hormonaux, de leucémies…se gobergeaient ce jour-là sans état d’âme aux frais du groupe en question. Pris la main dans le sac, par une Elise Lucet venue leur apporter une bouteille d’eau polluée à l’atrazine, ils n’ont su que pratiquer la raillerie, l’indifférence face à un poison dont on détecte encore la présence dans l’eau 15 années après son interdiction. (Voir ici une vidéo de 4 minutes 40 extraite de Cash investigation, dans laquelle quatre sénateurs du grand Est présentent une image d’eux-mêmes particulièrement brillante!)

Voici des politiciens qui, en se laissant circonvenir, cautionnent des agissements qui ne cessent de provoquer des catastrophes humanitaires un peu partout sur la planète, qui refusent d’entendre ce que des scientifiques courageux démontrent par le biais d’études ; à savoir qu’au nom du capitalisme, de la mondialisation, de grands trusts commercialisent des pesticides générateurs de maladies de plus en plus graves. Ces maladies frappent notamment les femmes enceintes résidant dans des zones traitées aux pesticides ainsi que leurs fœtus. l A la naissance, les nourrissons sont de plus en plus nombreux à être atteints de malformations cérébrales, entraînant des déficits de la concentration, de l’hyper-activité, des malformations physiques, des leucémies etc. Les cas d’autisme ont également augmenté de façon dramatique. Oui, les pesticides nous empoisonnent avec l’assentiment d’élus tels ceux que nous voyons dans l’émission. La pratique du lobbying auprès des élus au niveau des états, de l’Europe est malheureusement devenue une pratique courante.

Un précédent article montrait déjà les dérives oratoires de deux parlementaires, si j’avais le cœur à plaisanter je dirais que décidément si un député peut en cacher un autre, des députés peuvent aussi cacher des sénateurs… Mais je n’ai pas envie de rire, tant de duplicité est condamnable.

Les citoyens que nous sommes ne doivent ni ne peuvent plus accepter cela. Ces élus, qu’ils soient du Grand Est ou d’ailleurs dans l’hexagone, doivent être partout et sans plus tarder, être interpellés afin de nous rendre des comptes.

Le 15 février 2016

Léa Pétremand

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