La Communauté de communes de la Haute Moselotte, le mépris !

Une page au hasard

Une page au hasard

Guy Vaxelaire ancien Président a publié en avril un communiqué dans l’objectif de tenter une explication sur le rôle de la Com com dans l’affaire Fibers. Il a joint à ce communiqué copie du sommaire d’une étude qui aurait permis selon lui, aux élus de l’époque, de prendre les bonnes décisions avec tout l’éclairage requis.

Soucieux d’en savoir plus et de partager avec ces élus les informations qui leur firent acquérir trois cent mille euros au dessus du prix estimé par les domaines, une friche industrielle pour la mettre à disposition du projet décrit dans ce document, soucieux également de faire profiter les citoyens dont l’argent était ainsi généreusement dépensé, de ces informations auxquelles ils ont droit, nous demandâmes à la Com com et à son Président Monsieur Dousteyssier communication de cette étude. La réponse mit un certain temps à nous parvenir par courrier dans lequel on nous apprit que le document demandé était couvert par le secret industriel et commercial et que notre demande ne pouvait par conséquent pas être satisfaite .

Qu’à cela ne tienne, nous avons aussitôt saisi la CADA (Commission d’accès aux Documents Administratifs) pour avis. Celui-ci arriva avec retard, mais nous donna raison. Il indiquait que le document demandé – que la CADA n’avait malgré sa demande pu obtenir – était communicable sous réserve d’en masquer les passages relevant du secret industriel et commercial.

Quelques jours plus tard, la poste nous déposait une enveloppe contenant un document de 36 pages dûment agrafées.

Personne n’a jamais lu 36 pages en si peu de temps, moins d’une minute montre en main, le temps de tourner les pages, et nous avions pris connaissance de l’intégralité du rapport. 98% du texte a soigneusement été masqué au feutre noir, ne laissant apparaître ici et là que quelques conjonctions de coordination, voire même, sans doute à l’occasion du changement de feutre, de rares bribes de phrases malencontreusement oubliées. Voir ici l’intégralité du doc

Ce document serait-il à lui seul un réquisitoire implacable de l’inanité de ces élus ? Suffirait-il à faire toucher du doigt la profondeur abyssale de leur impéritie ? Nous sommes tentés de le croire, et avec nous, toutes les personnes encore attachées à quelques principes démocratiques étant donnés les obstacles mis à la communication de celui-ci.

Au fait, rappelons-le, cette étude nommée « projet d’investissement H3C »établie par Monsieur Charbonnier (son nom a même été masqué sur la couverture de l’étude, sans doute un secret industriel et commercial!!!) devait étayer l’opération industrielle pour laquelle nos élus n’étaient pas avares de leurs compliments, des conseillers communautaires au député de la circonscription. Nous savons tous comment ce projet grandiose à sombré neuf mois après son démarrage. D’abord dans l’échec prévisible du process industriel, fondé sur un secret de polichinelle, puis dans le drame humain quand un accident dû à l’absence de sécurité sur une machine entraîna la mort d’une jeune femme.

De quoi avez-vous peur Mesdames et Messieurs les élus? Les citoyens de nos vallées ont le droit d’être informés, de savoir comment et pourquoi telle ou telle décision a été prise, faudra-t-il que ce droit vous soit rappelé par les tribunaux ?

Gracchus

Le 17 octobre 2016

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« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part »

place-des-vosges-2016-09-09Début septembre, Dominique Humbert a été la cible de quelques individus qui se sont crus autorisés au motif qu’ils seraient nés ici, d’appeler dans une pétition leurs semblables à l’expulser en Corse !

« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » comme le chantait Brassens « osent tout »,   ainsi que l’exprimait Audiard à propos de leurs proches cousins, et il ajoutait « c’est même à cela qu’on les reconnaît ».

Cette pétition qui, avant d’avoir été retirée du site car contraire au règlement de celui-ci en matière de harcèlement, a connu un succès apparent puisqu’elle comptait déjà plus de 400 signatures. Cependant à y regarder d’un peu plus près et grâce à quelques opérations, dont nous conservons le secret, nous avons obtenu une liste importante de signataires qui ne sont normalement pas visibles sur ce site. Ce qui finit de persuader, vous l’aurez compris, les « courageux signataires  anonymes» à se précipiter sur leur souris pour approuver ce qui leur ressemble et que l’on trouve habituellement dans le fond des poubelles. Et avantage supplémentaire, on peut signer autant de fois que l’on veut : certains ont signé 7 fois, c’est tout a fait possible sur Change.org. A partir du même ordinateur on peut signer autant de fois que l’on veut en modifiant simplement l’adresse mail. Le site ne relève ni ne compare les adresses IP et ne demande aucune confirmation par mail. Ce qui laisse toute latitude pour bourrer les urnes !! Ce qui a été pratiqué ici à grande échelle. Mais que peut-on attendre de gens qui se cachent, qui pratiquent l’insulte et qui vivent dans la fange ? Sûrement pas qu’ils fassent preuve d’honnêteté intellectuelle.

Une analyse attentive des listes de signataires donne une idée de l’origine et du profil de ceux-ci, qui dans leur majorité, ont signé à partir d’une page facebook et sont plutôt jeunes, issus en partie des réseaux de motards et des aficionados des loisirs motorisés en tout genre ! On trouve aussi quelques vieux « d’ici », affilié de près ou de loin à cette association qui fait profession de défendre le développement du massif, mais qui en réalité est là pour représenter et défendre les gros intérêts particuliers de quelques uns. Elle se distingue aussi par la qualité de ses deux derniers Présidents, l’un à la présidence éphémère (moins d’un an) coutumier de vitupérations insignifiantes sur un site d’information qui lui ouvre ses pages, et l’autre, incapable d’aligner deux phrases sensées dans ses très rares prises de paroles. J’ai nommé l’AEDMV

Vous n’êtes pas du même avis qu’eux ? Vous devez déménager ! Vous n’êtes pas nés dans le même terroir qu’eux ? Vous devez déménager, vous n’avez rien à faire chez eux. Vous agissez pour vos idées qui ne sont pas les leurs ? Vous devez partir au plus vite.

Eux, ils se nomment les « gens d’ici ». Qui sont ces gens qui osent ainsi exprimer leur haine de l’autre, de celui qui ne leur ressemble pas ? Eh bien nous l’ignorons. Ils se cachent et du fond de leur cloaque ils encouragent leurs semblables à faire comme eux. Il n’est pas excessif de penser que dans certaines situations particulières, peut-être pas si lointaines, ces tristes personnages organiseraient des commandos masqués et cagoulés, afin d’assouvir par la violence la haine qu’ils portent en eux.

Trouver normal et naturel de demander l’expulsion de quelqu’un, dont le seul tort est de ne pas penser comme vous, suscite chez la plupart des gens sensés, d’abord le dégoût puis renvoie inévitablement aux pages sombres de l’histoire.

Laisser penser à des jeunes, dont facebook est la seule lecture et dont la capacité de jugement est égale à celle d’une huître, qu’il est naturel de cliquer pour demander l’expulsion d’une personne, ouvre la voie à toutes les dérives et prépare au retour des pires périodes que la civilisation ait connues

On habitue d’abord les esprits (faibles) puis il ne reste plus que de passer à l’action. N’est-ce pas ainsi que débutèrent nombre d’exactions crapuleuses dans l’histoire.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter loin dans le temps. Il y a quelques mois au Honduras une militante écologiste, Berta Caceres, était froidement abattue car son combat « dérangeait » certains intérêts. Alors bien sûr me direz-vous, nous n’en sommes, et c’est heureux, pas encore là, mais n’oubliez pas cette phrase de Berthold Brecht : «  le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » et si quelques imbéciles heureux de nos vallées, sans doute plus par crétinisme aigu, qu’animés par des intentions liberticides jouent avec le feu sans conscience et sans réflexion, leur action aura tôt fait de réveiller cette bête immonde.

Les adultes qui ont initié cette pétition et les quelques imbéciles heureux qui ont cru devoir la soutenir, l’un d’entre eux, identifié cette fois, osant même produire un texte dont la médiocrité le dispute à la vilenie, (nous y reviendrons dans un prochain article), ceux-là portent une lourde responsabilité envers l’avenir. Ils ouvrent la porte à toutes les exclusions et leur misérable pédagogie vomit cet unique message : l’autre, celui qui est différent, qui ne pense pas comme moi, celui là doit partir. Ces gens s’apparentent aux soudards du monde dont les seuls arguments, s’appuient sur l’inexistence de toute pensée et qui trouvent dans la force brutale et l’excès de testostérone leur raison de vivre.

Ces « peûtes bêtes » comme les aurait qualifiés ma grand-mère bressaude sont la honte de nos vallées et ne représentent surtout pas ceux qu’ils nomment les gens d’ici. Ils contribuent au contraire, en laissant penser que les Bressauds leur ressemblent, à dégrader l’image de La Bresse et des Bressauds et au-delà de l’humanité toute entière.

Le 11 octobre 2016

Gracchus

 

Texte lu le 09 septembre 2016 à Epinal lors du rassemblement de soutien à Dominique Humbert

La pétition de la honte

Solidaire des actions menées par Dominique Humbert mon époux, membre des associations de défense de l’environnement qu’il a mises en place et à ce titre également visée, même si je ne suis pas nommée dans les propos abjects de ladite pétition, par cette indigne injonction qui nous est adressée de quitter les Vosges, vous comprendrez que je réagisse.

Comme l’a écrit Antoine Chonion, «  il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur que l’on pourrait qualifier avec mépris mais d’une attaque en règle » dirigée par le truchement d’une pétition nauséabonde contre une personne, en l’occurrence Dominique Humbert, mon compagnon dans les combats militants que nous menons depuis de longues décennies et mon compagnon de vie.

Notre couple a été atteint dans ses droits les plus imprescriptibles, ceux de la liberté de parole, de débattre. Nous deux mais également toutes celles et ceux avec lesquels nous partageons les mêmes idéaux. Cette pétition entachée de déshonneur pour ses auteurs et ceux qui y ont apporté leurs signatures, révèle une grande impuissance : agresser nominalement une personne n’est que la traduction d’une incapacité à débattre autour d’idées. Il faut souligner que quand Dominique Humbert est jeté aux chiens, ce sont nos combats, les valeurs que nous défendons qui dérangent car nous sommes de plus en plus nombreux à les revendiquer, à souhaiter la protection de notre Massif des Vosges.

Il est bien sûr toujours étonnant de voir s’étaler la petitesse de certains de nos concitoyens. La haine est mauvaise conseillère et qui croyait prendre peut être pris à son tour. La Justice va maintenant prendre le relais et faire son travail. En effet les auteurs et signataires de ce délire haineux ont oublié que leurs écrits peuvent être passibles de sanctions. Il n’est pas supportable qu’un groupe d’individus puisse impunément tenter de bâillonner la liberté de parole.

Le ton de cette pétition nous rappelle les tristes moments de notre histoire qui malheureusement ont tendance à resurgir à la moindre occasion : la délation, l’invective haineuse, les relents xénophobes….Et comme le remarque avec justesse un message de soutien : «  Cette pétition est caractéristique du sain climat qui peut régner… » dans nos montagnes. Certes, ils s’en donnent tous à cœur joie, ces courageux utilisateurs de Facebook, et des réseaux sociaux pour une fois qu’ils peuvent s’exprimer sans s’exposer, vomissant leurs vaines insanités. Ils s’en prennent même aux gens instruits et aux écolos que selon un autre message : « il est temps d’éliminer »…Vivre libre les renvoie à leur triste médiocrité et ils enragent.

Merci du fond du coeur à Antoine Chonion pour son initiative ce soir et à vous toutes et tous ici présents, aux soutiens très nombreux que nous avons reçus par courriers électroniques et messages téléphoniques : nous ne sommes pas des valets mais des gens debout qui affichons et qui continuerons d’afficher haut et fort nos opinions.

Merci Dominique je suis fière de toi, comme le sont tes ancêtres bressauds et corses, lignées de combattants anti-fascistes.

Annie Aucante

Membre de Biodiverst’Haies88 et SOS Massif des Vosges

 

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Une salle pour la démocratie

Theatre GrandPétition

Une salle pour la démocratie

« Le comptoir d’un café est le parlement du peuple » Honoré de Balzac.

Le mouvement « Nuit debout » a fait naître en nous un désir de liberté et de démocratie.

Nous avons compris pourquoi notre monde se précipite dans le mur. Nous avons analysé ensemble les causes systémiques des désastres qui viennent. Nous avons compris qu’il existait peut-être au moins, un remède à cette catastrophe annoncée. Ce remède se nomme démocratie, celle qui réunit les femmes et les hommes celle qui les fait débattre ensemble, celle qui les engage à apprendre et à créer, celle qui leur enjoint d’aimer, celle qui les pousse à contredire, celle qui les encourage à construire, celle qui leur apprend à critiquer, à faire et à défaire. Celle aussi qui enseigne l’écoute et le respect, celle qui met en mouvement, celle qui apprend à penser, celle qui s’adresse à l’humanité en l’homme et à son intelligence, celle qui émancipe et rend libre tout simplement.

Cette démocratie ressemble au peuple, au flux et au reflux de la mer, au dernier poème du dernier poète ; elle ne ressemble pas à cette caricature que l’on nous vends depuis trop longtemps où l’acte « démocratique » c’est, 5 minutes tous les cinq ans, réduit à l’intromission d’un bulletin de vote dans l’urne.

Cette démocratie nous voulons la faire vivre, nous voulons avec elle, grâce à elle, donner une chance à l’avenir. Cette démocratie a besoin pour exister de peu de chose. Elle a besoin d’une salle dans chaque village, dans chaque ville, dans chaque quartier. Elle a besoin d’une salle commune à la disposition de tous et de chacun, sur simple demande et sans autre obligation que de respecter le lieu.

Dans chaque village, dans chaque quartier, « une salle pour la démocratie »

Signer la pétition


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Offensive de printemps contre l’Odeur du Sapin

le silence des pantoufles

Vous connaissez sûrement l’Odeur du Sapin, et si vous ne le connaissez pas encore il n’est pas trop tard pour s’y intéresser. C’est un blog vosgien, qui jusqu’il y a peu, était basé à Epinal. Mais internet n’ayant pas de frontière, il lui est même arrivé de produire des articles sur Chantraine, Saint Dié, Saulxures sur Moselotte et Gugnécourt. C’est dire la dose d’audace que possèdent ses animateurs. Ne reculant devant aucun obstacle, certains se risquèrent sans filet jusqu’à Nancy, pour couvrir et évoquer quelques-unes des péripéties toujours loufoques que nous réservent quelquefois nos très chèr(e)s femmes et hommes politiques. Le dernier à en avoir bénéficié fut notre grand ministre de l’économie, qui depuis qu’il s’est mis En Marche, collectionne les jets divers et variés d’œufs et de légumes, sans doute dans le but louable de lui redonner des forces et de l’énergie. Mais trêve de galéjade l’Odeur du sapin publie régulièrement des articles toujours parfaitement documentés et sans complaisance sur tous les sujets.

Vous l’aurez compris, ce blog n’a pas dans son ADN le gène du cirage de pompes, pas plus d’ailleurs que celui, qu’une grande partie de la presse et des médias locaux répliquent et reproduisent dans un bégaiement sans fin, je veux parler du gène de l’enfumage systématisé. Oui je sais, le « Fumé » est une spécialité vosgienne, et il semblerait que l’art ancestral de l’enfumage de la viande de porc ait fait des émules dans une discipline peu gastronomique et de moins en moins ragoûtante, celle de l’information !

Dans ce paysage en ruine où l’information est contrôlée et mise sous tutelle – les grands médias départementaux ne sont-ils pas tous propriété d’une banque, ou sous le contrôle du Conseil Départemental?- Qui oserait encore dans ces conditions, parler de liberté de parole et de liberté d’expression ? Les exemples sont légions où l’information est passée sous silence, pendant que se déversent des tonnes de guimauve et des tombereaux de loukoums sur les derniers balbutiements anecdotiques de nos grands hommes politiques qui ont toujours quelque chose à dire.

Et pourtant cette liberté existe. Elle est portée par des Blogs comme l’Odeur du sapin et quelques autres. Soutenus par l’énergie de leurs animateurs et la conviction qu’ils ont, que la liberté de penser, associée à la possibilité de s’exprimer, est la condition d’un monde libre, et d’une citoyenneté non servile; ils apportent le contrepoint nécessaire et indispensable dans le paysage médiatique, qui sans eux ressemblerait vite aux rêves du premier apprenti autocrate venu.

Alors oui, cette liberté dérange. Elle interroge, elle ouvre le champ, et dévoile ce qui est caché, elle déplace le regard et met l’accent sur ce qui fâche. Elle omet de s’incliner devant la puissance et les pouvoirs établis, en un mot elle brise l’illusion de la fable que l’on voudrait nous vendre, celle d’un monde merveilleux, dans lequel tout serait réalisé dans l’intérêt général et le bonheur de tous, même si cela, il faut bien l’admettre ne fonctionne pas toujours très bien !

Ici même, dans ce blog, nous avons raconté comment le Député Vannson a, à plusieurs reprises, tenté de faire inscrire dans la loi des dispositions liberticides dans le but de faire taire enfin ces « malveillants » que nous sommes. Les vidéos consultables derrière ce lien et celui-ci, ne laissent aucun doute sur les intentions du personnage. Et comment pourrait-on continuer à affirmer que la télévision locale, contrôlée majoritairement par le Conseil Départemental – Président M. Vannson – développe une information libre et équilibrée (propos tenus récemment par un responsable de ce média !).

Qu’attendent les responsables éditoriaux de cette antenne pour inviter les animateurs des blogs et/ou organiser des débats contradictoires ? Comme l’écrit un célèbre volatile : « la liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas»…

Aujourd’hui l’Odeur du Sapin est pris pour cible. Le directeur général des services de la mairie d’Epinal, M. Jodion il y a quelques mois, puis tout dernièrement le premier magistrat de la ville, M. Heinrich, ont saisi la justice et fait envoyer deux citations à comparaître, l’une  pour diffamation, l’autre pour dénigrement, contre le blog.

Dans le premier cas, il lui est reproché, d’avoir publié des extraits du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion des finances de la ville. Document qui est, rappelons le, public.

Dans le second cas, le caractère ridiculement baroque de l’accusation nous engage à lui réserver un développement ultérieur.

Mais il ne fait aucun doute que l’accumulation de procédures visent à bâillonner l’information libre dans nos territoires. Aujourd’hui l’Odeur du sapin, demain d’autres cibles seront visées. Personne ne peux continuer de faire semblant de ne rien voir. Il est une chose plus grave que le bruit des bottes, c’est le silence des pantoufles.

Nous appelons les journalistes, les travailleurs intellectuels et tous les citoyens attachés à la liberté d’expression à une insurrection des consciences.

Alors que les habitants de notre département connaissent les pires difficultés : destructions d’emplois industriels et de services toutes les semaines, fermetures d’écoles et de services publics, désertification des territoires, augmentation des tarifs des maisons de retraite…. Et que dans le même temps le Conseil Départemental s’engage à l’unanimité de ses membres, dans des dépenses exorbitantes et inutiles, subventionne abondamment les petits plaisirs des nantis, on tente de faire taire l’Odeur du sapin par la mise en place d’une stratégie de l’étouffement des oasis de liberté.

Tous les démocrates doivent se lever et faire barrage à cette manœuvre. La liberté d’expression est menacée dans les Vosges. Si nous voulons encore être informés demain, il nous faut agir aujourd’hui.

Soutenons l’Odeur du Sapin (Vous souhaitez apporter votre soutien et/ou votre aide à l’Odeur du sapin, laissez vos coordonnées sur ce formulaire vous serez recontacté)

Le 15 juin 2016

Gracchus

 

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Pourquoi notre petit monde va si mal ?

J'ouvre une nouvelle rubrique. Elle aura pour titre : Pourquoi notre monde va si mal ?

Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, autant démarrer par ce qui se passe à coté.

Le Conseil Départemental des Vosges vient de voter à l'unanimité la fermeture du collége public de La Bresse (il a aussi voté la fermeture de deux autres collèges dans le département mais là on s'en fout!! 🙂 )

Les parents d'élèves Bressauds s'opposent à cette fermeture, jusqu'ici rien que de bien normal et naturel. Ils organisent une manif avec banderoles et tutti quanti, tout va encore pour le mieux. Mais là ou les choses se corsent c'est lorsqu’on découvre le contenu de la banderole plantée devant la mairie : « LES ÉLUS AVEC NOUS »

Banderole collège 4

Il n’est pas inutile de savoir que le deuxième adjoint de la municipalité, homme d’importance dans celle-ci, est aussi, parmi d’autres fonctions représentatives multiples et variées, Conseiller départemental du canton et membre du groupe majoritaire, celui de François Vannson  Président du Conseil départemental et toujours député !!! Il a donc participé à la décision de fermeture du collège avec ses collègues et a voté la mort de celui-ci !!!

Aller demander à celui qui participe à la décision de fermeture du collège et la vote, de manifester pour son maintien est une audace peu banale qui mérite toute notre attention.

N’ayant pu apporter une réponse claire à cette consternante interrogation, je soumet à votre sagacité les hypothèses qui me sont venues à l'esprit, et vous propose de m’aider en cochant suivant vos choix (plusieurs choix simultanés sont possibles) ce que vous pensez être la ou les bonnes réponses

Merci pour votre message. Il a été envoyé.

Votre email (obligatoire, il ne sera pas publié)

Cochez les réponses qui vous paraissent justes :

Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Départemental
Les manifestants ne savent pas que le Conseil Départemental a voté la mort du collège
Les manifestants ne savent pas que Jérôme Mathieu est conseiller Municipal
Les manifestants pensent que Jérôme Mathieu deuxième adjoint n'a rien à voir avec Jérôme Mathieu Conseiller Départemental
Les manifestants sont saisis d'une forme nouvelle du syndrome de Stockholm
Jérôme Mathieu possède le don d'ubiquité
La pensée « Carrefour je positive »également nommée « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentils » gagne notre beau pays
Critiquer c'est pas beau
Les manifestants sont convaincus que Jérôme Mathieu s'est opposé avec la dernière énergie à cette fermeture calamiteuse
Personne ne veut faire de peine à Jérôme Mathieu
Faire de la politique c'est pas bien

Le 04 juin 2016

Adalbéron d'Antérroche

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Errare humanum est, perseverare diabolicum, ou la communauté de communes dans l’entonnoir.

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, et Perrée

De gauche à droite, Messieurs Dousteyssier, Chayata et Perrée

C’était un samedi matin de mai ensoleillé. La température était douce, dans la rue, les visages s’éclairaient d’un sourire. Les robes à fleurs et les bras nus apportaient confirmation que le printemps, si longtemps espéré était là.

Nous étions à Cornimont, pour assister à la séance exceptionnelle du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes de la Haute Moselotte.

Dans la salle, quel contraste saisissant : des visages graves, de rares sourires un brin crispés, une atmosphère pesante. L’heure semblait grave et en effet elle l’était. Il s’agissait pour cette assemblée de tenter de sortir de la nasse dans laquelle elle avait réussi l’exploit de se fourrer toute seule.

Résumé en deux mots : après avoir bien imprudemment acheté très cher, une friche industrielle qui lui restat sur les reins, notre Communauté de Communes se retrouva bien démunie quand l’hiver fut venu. Cherchant par tous moyens à se débarrasser de la chose, d’autant plus que certains malveillants ne manquaient pas de remuer le fer dans la plaie, elle crut avoir enfin trouvé la solution. Ne voilà-t-il pas qu’un groupe tunisien lui proposa de relancer l’activité en faisant toutes sortes de belles promesses, si douces à l’oreille de ces élus. Tous les mots clés étaient présents : emplois au pluriel bien sûr, investissements, sécurité, on y trouvera même économie circulaire et respect de l’environnement. Que demander de plus ? Devant une telle symphonie de belles et bonnes intentions leur religion fut aussitôt faite. Oubliées déjà les graves déconvenues subies avec l’industriel précédent, qui avec les mêmes promesses et la même machine avait en moins d’un an, planté l’affaire et laissé la com com Gros-Jean comme devant. Cette fois, on allait voir ce qu’on allait voir, on ne se laisserait plus abuser par les premiers venus, et les éternels malveillants criticailleurs1 tous azimuts en seraient pour leurs frais.

Résultat de cette brillante réflexion, on fit appel à un cabinet d’avocats à qui fut confié la mission d’écrire un bail en béton armé capable d’assurer la com com contre tous les risques, même les plus improbables.

Une longue négociation que l’on voulait discrète et précautionneuse fut engagée entre les avocats de chacune des parties ; 5 mois furent nécessaires pour aboutir à un projet de bail qui fut enfin soumis à la sagacité de l’assemblée des élus de la com com. Il y eut bien quelques accrocs et quelques fuites scandaleusement exploitées par ces citoyens malveillants, mais nous en reparlerons dans un prochain article.

Et nous voilà par ce beau samedi matin ensoleillé, sagement postés dans les rangs du public (peu nombreux, en fait nous étions les seuls) pour voir et complimenter enfin le résultat de ce travail titanesque réalisé en « toute discrétion et précautions » par les équipes de négociateurs solidement assistées de leurs conseils respectifs.

Le président Dousteyssier ouvre donc la séance et le ton grave annonce qu’il se doit, avant toute chose de lire devant l’assemblée, le contenu d’un mail reçu la veille au soir. Ce mail intitulé : « message des salariés de Cirval Ste marie aux Mines », dont nous avons reçu copie le matin avant la réunion de l’assemblée, dit :

« Bonsoir Monsieur le président Dousteyssier
Il est de notre devoir de vous alerter des problèmes que vous risquez de rencontrer si vous louez les locaux de l’usine Fibers.
Nous sommes des salariés de l’entreprise Cirval de Ste marie aux mines qui était dirigé par Monsieur William Perree le colmarien pendant une durée de 5 ans.Cirval qui est en cessation de paiement et bientôt en liquidation judiciaire.
C’était une catastrophe ,une très mauvaise gestion avec de graves accidents du travail dont une personne qui a eu un bras arraché.
Le préfet en personne s’est déplacé à plusieurs reprises pour évaluer le désastre, pollution du site, la DREAL a publié plusieurs rapports accablant dont 2 arrêtés préfectoraux. Je vous ai envoyé un article de presse des DNA pour mieux comprendre la situation
Prenez contact avec la préfecture de Colmar et l’inspection du travail(0368354500)Madame Grandmaire ,pour de plus ample renseignements.

Veuillez ,Monsieur, recevoir nos sincères salutations. »

Il faut noter que Monsieur Dousteyssier ne lira pas l’article des Dernières Nouvelles d’Alsace joint à l’envoi, et que personne dans l’assemblée ne demandera à en prendre connaissance ! Voir l’article ici.

Manifestement, et à bien observer et écouter les propos du Président Dousteyssier ce dernier découvrait pour la première fois les informations que les salariés de CIRVAL venaient de lui communiquer. Cela ne va pas sans poser problème. En effet le nom de William Pérree est connu depuis au moins 5 mois par les négociateurs de la com com, puisqu’il est un des dirigeants et actionnaire de Carora fibres, et qu’il est annoncé qu’il prendra la direction de l’usine.

Une simple requête avec ce nom, sur n’importe quel moteur de recherche aurait amené le Président Dousteyssier et consorts, a être informé des événements et des circonstances auxquelles a été mêlé William Perree. J’ajoute qu’une recherche à peine plus approfondie mène à des informations qui justifieraient pour le moins une extrême prudence.

Or que se passa-t-il sitôt la lecture de ce mail achevée ? Alors qu’une décision d’ajournement de la signature s’imposait, le Président déclara que la communauté de commune n’est que propriétaire du batiment et n’intervient pas dans la production, puis il donna la parole à l’avocate du cabinet conseil, présente à ses cotés, pour solliciter son avis. Cette dernière, après avoir à peu prés assurer le contraire de ce que venait de déclarer le Président, en disant que le bail intégrait des garanties concernant l’activité de la société, conseilla sans surprise de ne pas tenir compte de cette information et de passer sans plus tarder aux affaires courantes, c’est à dire à la présentation du projet de bail aux conseillers, puis à la signature de celui-ci avec Monsieur William Perree et son associé tunisien.

Remarque « malveillante » : il n’est pas dans la mission de cette avocate, ni d’aucun autre avocat de conseiller l’assemblée sur l’attitude à adopter en pareille circonstance. Cette responsabilité politique, et non juridique, ne peut être délibérée et prise que par l’assemblée elle-même, elle a en l’espèce, tristement montré son incapacité à assumer ses responsabilités.

Monsieur Dousteyssier ajouta : « On avait entendu des rumeurs, le vice président a contacté le maire de Saintes Marie aux mines.. A notre connaissance il n’y a pas de condamnation, à notre connaissance. On n’a pas appelé le procureur ! »

Aucune autre voix parmi les conseillers communautaires ne se fit entendre et sans plus de scrupules on passa donc aux affaires courantes…

Nous reviendrons dans un prochain article, sur la présentation et le contenu du bail puis sur la « discussion » ou ce qui en tînt lieu. Toutefois, je ne résiste pas à l’envie de présenter, en guise d’amuse-bouche, une rapide et sommaire analyse de ce monument de 36 pages.

Un bail de 36 pages qui en réalité n’apporte aucune garantie supplémentaire qu’un bail standard, sinon celle pour le cabinet d’avocat de toucher ses honoraires qui nous l’espérons, car c’est encore nous les contribuables qui payons, ne sont pas proportionnels au nombre de mots de cette usine à gaz !

Que garantit ce bail en cas de dépôt de bilan de la société ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose.

Que garantit ce bail en cas de déménagement de la chaîne de production ? Rien de plus que ce que garantit la loi, c’est à dire pas grand-chose, voire rien du tout, si comme on pourra sans doute le vérifier rapidement cette chaîne de production n’est pas propriété de Carora fibres, société signataire du bail!

Un bail de 36 pages, hallucinante débauche de conditions inutiles et superfétatoires, réalisée à grand frais par un cabinet d’avocat, payé sur les deniers publics, et qui au bout du compte ne sert à rien.

Peut-être a-t-on voulu offrir le spectacle de la puissance et de la force de la loi, servi par des acteurs dont la profession d’avocat force le respect des simples et des naïfs qui peuplent notre monde.

Moment paroxystique qui laisse, au propre comme au figuré, sans voix, et vise a annihiler définitivement les dernières étincelles d’esprit critique, qui pourraient subsister.

Mission accomplie, ce bail inutile sera, par une leçon bien apprise, monté au pinacle par chacun(e) des conseillers(ères), qui après avoir récité, tour à tour, sur l’invitation pressante du Président Dousteyssier, leur compliment formaté, voteront comme un(e) seul(e) homme (femme) l’adoption de ce monument érigé en rempart de papier sensé protéger contre tous les avatars réels et imaginaires, en réalité chargé de rassurer ceux qui le veulent bien, et donner bonne conscience à tous les autres.

Ah j’oubliais, la traduction en tunisien de Gros-Jean comme devant c’est : Bouzid habillé, Bouzid nu !!

Le 02 juin 2016

Gracchus

1Nous !

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Relanges Bio- 11ème édition les 16 et 17 avril derniers

  • J’aime l’ambiance de cette foire sympathique que je fréquente régulièrement,
  • J’aime les échanges et les rencontres enrichissantes, cette année notamment avec les journalistes du Nouveau Jour J, trimestriel nancéen à soutenir et découvrir absolument,
  • J’aime les produits proposés, les producteurs,
  • J’aime les conférences et,
  • J’ai aimé cette année les interventions d’Antoine Deltour, courageuse sentinelle vosgienne du combat contre le Goliath luxembourgeois

Mais,

Car cette année il y avait un mais….

  • J’ai pas aimé du tout le comportement de François Thierry un des organisateurs, pendant la conférence autour d’Antoine Deltour, dimanche 17,
  • J’ai pas aimé non plus les interventions interminables, du député PS invité, Dominique Pottier
  • J’ai pas aimé que François Thierry joue les censeurs, distribuant le micro selon son bon vouloir, afin de servir utilement la soupe au député PS en question
  • J’ai pas aimé que ce député PS à l’ego quelque peu hypertrophié se permette de donner des leçons à la salle, arguant du fait que si on refusait de voter, il ne fallait pas se plaindre que le pays aille mal… Mince alors, une majorité d’électeurs a pourtant voté pour un président de gauche, François Hollande, pour une politique de gauche et…résultat ? Pas besoin de vous faire un dessin, non ?
  • J’ai pas aimé qu’en raison des réponses trop longues du député, le débat ait été amputé et cerise sur le gâteau, qu’il ne soit pas très contre la mondialisation, qu’il en faut un peu, que la mondialisation c’est l’avenir…?!
  • J’ai pas aimé le discours de cet élu qui n’avait rien à faire là, en revanche c’est sûr il est tout à fait à sa place au PS.

ENFIN car c’est vraiment très choquant, j’aime pas non plus les grandes banderoles ci-dessous et installées en bonne place à Relanges :

WP_20160417_007Les compromis finissent par devenir des compromissions en brouillant l’image de la foire bio de Relanges, il me semblerait plus clair de demander un prix d’entrée plutôt que de se faire subventionner par le diable !

le 22 avril 2016

Léa Pétremand

Post scriptum : j’ai pas aimé la météo, mais on n’y pouvait rien :

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Guy Vaxelaire publie une « mise au point »

Inauguration de Fibers Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

Inauguration de Fibers
Photo Brigitte Boulay
www.actu88.fr/

L’ancien Président de la Communauté de communes de la Haute moselotte, Guy Vaxelaire, a publié une mise au point sur l’affaire FIBERS. Voir ici.

Nous publions ci dessous la réponse apportée à cette « mise au point » par le comité Vérité et Justice :

 

Vérité et Justice

(Association en voie de constitution)

Communiqué

La mise au point de Guy Vaxelaire ancien Président de la communauté de communes de la Haute Moselotte au sujet de Fibers nous apporte quelques réponses très partielles et de détails à certaines des questions que nous posons. Nous constatons que c’est bien la première fois qu’un élu répond, et nous nous étonnons que cela vienne de quelqu’un qui n’est plus aux responsabilités depuis deux ans ; alors que les élus actuels de la Com-com se terrent dans une posture de déni et publient des communiqués vengeurs dans lesquels ils tentent de faire porter la responsabilité de leurs échecs aux citoyens qui réclament légitimement des comptes !

Mais, ne nous réjouissons pas trop vite. L’essentiel de la mise au point de l’ancien Président reprend des informations déjà connues et sur lesquelles nous avons depuis deux ans communiqué et informé.

Quant au paragraphe sur l’hypothèse d’une expropriation il ne présente aucun intérêt dans la mesure où personne ne l’a dans cette affaire jamais évoquée.

Après ces constatations, il ne reste plus beaucoup de matière utile à la compréhension du dossier dans ce communiqué. Et hormis la publication de délibérations et de documents déjà publiés,le seul élément nouveau est l’étude H3C sur laquelle il est dit que les élus se sont déterminés pour prendre leur décision. Hors seule la table des matières de cette étude est publiée ! Espérons que les élus de la Com com n’ont pas été à l’époque traités avec cette désinvolture. De plus, cette étude a été réalisée par Monsieur Charbonnier qui était dans cette affaire, juge et partie. Il eût été par conséquent très improbable qu’elle ne conclût pas à l’utilité du projet.

Est-ce de la naïveté de la part de ces élus, qui pour de telles sommes, auraient dû demander une contre expertise à un cabinet indépendant ?

Enfin, dans la fiche du Conseil général, (document joint à la mise au point) on relève cette phrase sibylline ; « Structure financière faible et juste équilibrée. Ce constat doit néanmoins être relativisé en raison des liens qui existent entre la société mère et FIBERS »

La société mère dont il est question est un ensemble dans lequel on retrouve pour l’essentiel les sociétés Ventron confection, Ventron production, HBC, Fibers Sarl et Fibers France. Sociétés dont les comptes cumulés font apparaître des résultats largement déficitaires depuis plusieurs années : 2010 : 82 872, 2011 : + 27 843€, 2012 : 295 176, 2013 : – 594 130€. On constate également des frais financiers importants et un niveau d’endettement, rapporté au chiffre d’affaires, notablement élevé1

Ces informations accessibles à qui veut bien les rechercher n’apparaissent nulle part dans les documents produits à l’appui de la prise de décision !!! Il est particulièrement curieux quelles soient occultées dans le document du département et qu’aucun élu ne se soit inquiété de les obtenir. C’est pourtant le B A BA dans toute opération de ce genre !!

Que reste-t-il de cette « mise au point », sinon un plaidoyer pro domo du Président de l’époque, et la confirmation que les décisions ont été prises à l’unanimité des élus, mais cela on le savait déjà.

Le 14 avril 2016

Contact : verite.justice.fibers@gmail.com

06 95 38 24 69

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Fibers, un comité vérité et justice.

Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

La Médelle Photo Brigitte Boulay www.actu88.fr/

Un comité vérite et justice vient de se créer avec pour objectif de faire toute la lumière sur l’affaire Fibers qui agite la vallée de la Moselotte depuis 2 ans.

Une conférence de presse s’est tenue le 22 mars pour annoncer cette création. A cette occasion 9 questions ont été adressées aux politiques locaux et à la justice.

La réponse apportée par la Communauté de communes de la Haute Moselotte peut se résumer en deux phrases : motus et bouche cousue, et votre action citoyenne met en danger les négociations secrètes avec les investisseurs potentiels !

Nous publions ci-dessous la réponse du comité vérité et justice à ce flagrant déni de démocratie.

Vérité et Justice dans l’affaire Fibers

(Association en voie de constitution)

Communiqué de presse

« en toute discrétion et précautions » 

Dans un communiqué publié le 24 mars, la Communauté de communes de la Haute Moselotte, sous la signature de son Président Monsieur Dousteyssier, réagit à la conférence de presse tenue le 22 mars par le Comité vérité et justice dans l’affaire Fibers.

Ce comité, constitué de citoyens soucieux de faire éclater la vérité dans une affaire qui continue de troubler les esprits dans la vallée de la Moselotte, pose des questions auxquelles il entend que répondent les élus ; notamment sur l’utilisation de l’argent public qui est venu nourrir abondamment cette catastrophe humaine, sociale, industrielle qui n’en finit plus de connaître, presque chaque semaine, de nouveaux rebondissements.

Le contenu du communiqué publié par la Com com ne laisse pas d’étonner et pose de très graves interrogations.

En effet, et pour en résumer la teneur, on apprend que les responsables du futur échec des négociations secrètes menées « en toute discrétion et précautions » par Monsieur Dousteyssier avec un groupe industriel, sans doute étranger (la chaîne de montage vient d’être achetée aux enchères par un groupe tunisien) sont d’ores et déjà désignés.

Ce serait ceux-là mêmes, c’est à dire, nous les citoyens du Comité vérité et justice, qui osons poser quelques questions sur cette affaire ! Affaire dans laquelle ces élus se sont illustrés par leur persévérance dans le gâchis de l’argent public, le déni de réalité, l’opacité de leurs décisions et le non respect du code des communes pour certaines d’entre-elles !

Une affaire que d’aucuns qualifient à juste titre de catastrophe humaine, sociale, industrielle et financière.

Ne faut-il pas beaucoup d’outrecuidance, pour tenter de masquer derrière un rideau de fumée, les responsabilités que l’on refuse d’assumer ?

Il faut aussi beaucoup d’aplomb pour désigner comme coupables, ceux-là mêmes qui demandent des comptes, en toute bonne foi et légitimité.

La ficelle est trop grosse et il est à parier qu’elle ne trompera personne.

Malgré ces fameuses « précautions » dont le Président de la Com com parle trois fois dans le même communiqué, cette collectivité publique :

  • aura acheté la Médelle 50 % plus cher que l’estimation des domaines, – estimation que nous avons mise au jour – sans en avoir informé les citoyens, ni avoir justifié ce dépassement « en toute discrétion et précautions »,
  • n’aura pas perçu les loyers dûs par M. Charbonnier « en toute discrétion et précautions »,
  • aura cru que des Chinois allaient relancer la production à la Médelle avec 10 001 euros « en toute discrétion et précautions »
  • aura essayé de traiter avec un nouvel industriel dont elle craint de citer le nom « en toute discrétion et précautions », à des conditions toujours opaques et que nous découvrirons plus tard « en toute discrétion et précautions ».

La Com com et son Président parlent de « collaboration étroite » avec les industriels. On les croit bien volontiers. Mais nous constatons dans quelle impasse cette collaboration étroite a mené avec Fibers et M Charbonnier, avec les Chinois, avec M. Cherchir. Dans quelle aventure les élus ont-ils encore la volonté d’emmener les contribuables locaux « en toute discrétion et précautions » ?

Si l’on en croit M. Dousteyssier « en toute discrétion et précautions », il aura suffi qu’un communiqué du Comité vérité et justice paraisse le mardi soir pour que le mercredi matin, un conseil d’administration se réunisse (à l’étranger peut-être même) et l’informe que cela manquait de « discrétion et précautions ». On rêve !

Ne pas divulguer avec qui on négocie, n’est pas de bon augure. Une fois de plus les élus de la Com com se trouveront devant un dossier dont ils ne connaîtront ni les tenants ni les aboutissants et qu’il leur faudra voter à l’unanimité !!! La coupe semble à présent bien pleine.

Les citoyens de la vallée devraient également être informés des nombreuses ardoises laissées par M. Charbonnier et Fibers auprès d’entreprises locales et qui mettent en péril l’emploi, « même discrètement et avec précaution ». Ardoises connues, 500 000€ ici, 300 00€ là dont on entend parler, et celles inconnues dont une partie va retomber sur la commune. Ainsi qui va payer l’eau ? La dépense en eau était tellement importante que la mairie de Saulxures avait coupé l’eau de la commune pensant qu’il y avait une fuite avant qu’elle ne se rende compte que cela venait de la Médelle !!

Le Président de la Com com serait pareillement bien inspiré d’informer les contribuables de la Com com et de la commune de Ventron dont il est le Maire, des sommes d’argent public vertigineuses qui ont été dilapidées « en toute discrétion et précautions »par lui même et ses collègues et qui se sont perdues dans le puits sans fond de l’inconséquence, sans créer le moindre emploi.

Nous publierons très prochainement le désastreux bilan des interventions en matière économique de la Com com, qui a engagé depuis plusieurs années plus de 5 millions d’euros d’argent public en pure perte ! Et qui, nous venons de l’apprendre, persiste et signe en votant lors de la dernière séance du conseil communautaire 460 000€ pour la zone de Lansauchamps, quasi vide depuis 2 ans et 160 000€ pour la Médelle !

En conclusion, que penser de cette opération de diversion, serait-ce le moyen utilisé pour éviter de répondre aux questions que nous vous avons posées lors de notre conférence de presse ? Et qui quoi que vous en disiez intéressent les citoyens de cette vallée, car ne l’oublions pas, il s’agit d’argent public, et nous aimerions que l’on nous explique pourquoi le secret devrait être gardé sur ces opérations ?

Enfin, dernière interrogation, en quoi les questions légitimes posées par un comité de citoyens au sujet de l’utilisation de l’argent public, empêcheraient un projet industriel de se réaliser ?

Votre esquive ne peut à l’opposé que faire grandir l’inquiétude et la suspicion sur vos actions.

La réalité c’est que tout cet argent gaspillé au lieu de créer de l’activité, a au contraire participé à la destruction de nombreux emplois, directement et indirectement.

  • Directement en soutenant et subventionnant massivement et à très haut niveau, des activités et des projets dont la durée de vie n’a pas dépassé un an et qui souvent à la suite de leur liquidation judiciaire ont laissé de grosses ardoises chez des entreprises locales, les mettant ainsi en grand danger.
  • Directement en créant une distorsion de concurrence avec des activités du même type, ce que certains dirigeants indélicats n’ont pas manqué d’exploiter allant même jusqu’à délocaliser des productions dans des pays où la main d’œuvre est très bon marché, grâce à ces aides.
  • Indirectement en captant énormément d’argent public qui aurait pu être utilisé utilement pour l’aide à la création d’activités, de projets innovants et créatifs socialement utiles, créateurs d’emploi, et respectueux de l’environnement.

Le 31 mars 2016

Contact : verite.justice.fibers@gmail.com

06 95 38 24 69

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C’est dérangeant la liberté d’expression ! N’est-ce pas messieurs les sénateurs ?

Elise LucetLa télévision ne serait-elle pas toujours et encore cet instrument servant uniquement à programmer des émissions à encéphalogramme plat, soporifiques qui nous sont proposées afin de nous maintenir dans un marasme intellectuel et cérébral et de nous manipuler. Le dernier Cash investigation présenté sur Antenne 2 par Elise Lucet nous rabibocherait presque avec la petite lucarne : « les produits chimiques : nos enfants sont en danger », c’était le sujet de l’émission du mardi 2 février et on n’y a pas pratiqué la langue de bois, sur la sellette Monsanto,Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPontParmi les plus grandes firmes chimiques de la planète.

La journaliste et son équipe, depuis avril 2012, ne cessent de nous alerter sur les méfaits des grands groupes industriels de tous poils, sur la main mise qu’ils exercent sur nos sociétés, les méthodes que ces géants utilisent pour court-circuiter la législation des pays où ils sévissent. Tout est bon pour assurer leur domination et s’exonérer de tout contrôle : publicité mensongère, argent largement distribué, lobbying auprès des politiques et des institutions, intimidations et menaces pour ceux qui tenteraient de se mettre en travers de leur chemin. Pratiquer la désinformation des populations et réaliser un maximum de profits afin de contenter leurs actionnaires au détriment de la santé des peuples, voilà leur priorité ; alors, que nous soyons en danger et particulièrement nos enfants, s’avère bien le cadet de leurs soucis. Mais on commence à connaître la chanson…Oh! la la c’est dérangeant la liberté d’expression, surtout en prime time ! Elise Lucet et ses collaborateurs n’ont pas froid aux yeux et à chaque émission ça cartonne dur : respect pour l’équipe dont l’ implication mérite grandement d’être saluée.

Oui la liberté d’expression devient de plus en plus dérangeante pour nos politiques, c’est ce que nous avons découvert au cours de l’émission. Nous avons eu le loisir de constater aussi que le courage ne fait pas partie des qualités partagées par la brochette d’élus attablés dans un grand, donc coûteux restaurant parisien. Ces messieurs invités par un des grands groupes industriels, Syngenta pour ne pas le nommer, affichant un triste visage, ont clairement montré par leurs propos et leurs attitudes qu’ils étaient ennemis déclarés de toute liberté d’expression.

A notre surprise (pas si surprenante au demeurant), parmi les élus régalés par Syngenta : Jackie Pierre sénateur (LR) des Vosges, Michel Raison sénateur (LR) de la Haute-Saône, René -Paul Savary sénateur (LR) de la Marne et Gérard Bailly sénateur(LR) du Jura trônaient en bonne place autour de la table.

Si ceux-là paraissaient beaucoup apprécié le repas offert par la firme Syngenta, ils n’ont curieusement montré aucun intérêt quant au rôle des pesticides sur notre santé et pas davantage pour les questions de la journaliste sur ce même sujet. Il est évident, que les élus du Grand Est présents à ce déjeuner, ont sans aucun doute, su inspirer ce jour-là confiance à leurs administrés !

Ces hommes représentants de la nation, qui devraient nous défendre, défendre nos enfants contre les crimes de ces multinationales responsables dans le monde entier de malformations congénitales, de dérèglement hormonaux, de leucémies…se gobergeaient ce jour-là sans état d’âme aux frais du groupe en question. Pris la main dans le sac, par une Elise Lucet venue leur apporter une bouteille d’eau polluée à l’atrazine, ils n’ont su que pratiquer la raillerie, l’indifférence face à un poison dont on détecte encore la présence dans l’eau 15 années après son interdiction. (Voir ici une vidéo de 4 minutes 40 extraite de Cash investigation, dans laquelle quatre sénateurs du grand Est présentent une image d’eux-mêmes particulièrement brillante!)

Voici des politiciens qui, en se laissant circonvenir, cautionnent des agissements qui ne cessent de provoquer des catastrophes humanitaires un peu partout sur la planète, qui refusent d’entendre ce que des scientifiques courageux démontrent par le biais d’études ; à savoir qu’au nom du capitalisme, de la mondialisation, de grands trusts commercialisent des pesticides générateurs de maladies de plus en plus graves. Ces maladies frappent notamment les femmes enceintes résidant dans des zones traitées aux pesticides ainsi que leurs fœtus. l A la naissance, les nourrissons sont de plus en plus nombreux à être atteints de malformations cérébrales, entraînant des déficits de la concentration, de l’hyper-activité, des malformations physiques, des leucémies etc. Les cas d’autisme ont également augmenté de façon dramatique. Oui, les pesticides nous empoisonnent avec l’assentiment d’élus tels ceux que nous voyons dans l’émission. La pratique du lobbying auprès des élus au niveau des états, de l’Europe est malheureusement devenue une pratique courante.

Un précédent article montrait déjà les dérives oratoires de deux parlementaires, si j’avais le cœur à plaisanter je dirais que décidément si un député peut en cacher un autre, des députés peuvent aussi cacher des sénateurs… Mais je n’ai pas envie de rire, tant de duplicité est condamnable.

Les citoyens que nous sommes ne doivent ni ne peuvent plus accepter cela. Ces élus, qu’ils soient du Grand Est ou d’ailleurs dans l’hexagone, doivent être partout et sans plus tarder, être interpellés afin de nous rendre des comptes.

Le 15 février 2016

Léa Pétremand

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Lorsqu’un député peut en cacher un autre… ou des dérapages oratoires de ces messieurs

marianne-francedemocratiqueTout le monde connaît les conseils ferroviaires devenus célèbres : du « E pericoloso sporgersi »  au non moins fameux « Attention un train peut en cacher un autre ». Mais savez-vous que le second peut aussi s’appliquer à nos élus et curieusement de part et d’autre de la montagne vosgienne. De qui et de quoi s’agit-il ?

Dans ces colonnes nous avions naguère fait référence aux propos effrayants visant à attenter aux libertés publiques, tenus par le député François Vannson, lors d’une séance de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, à la faveur d’un débat sur le terrorisme. Ce monsieur révélait en effet sous des dehors apparemment, mais seulement apparemment bon enfant , une inclination totalitaire des plus dangereuses et digne des pires moments de notre histoire, pour laquelle je ne vous ferai pas un dessin. Voilà donc que ce « brave homme » appelait dans la foulée (qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas), appelait donc dis-je, à profiter des mesures prises contre le terrorisme, pour faire taire ces insolents malveillants (« qui ne sont pas forcément des terroristes » dixit le député) et qui osent mettre en cause dans des blogs comme le nôtre des personnalités de sa qualité…Peûchère, il ne se mouche pas du pied le député également Président du Conseil départemental des Vosges !

Second acte. Depuis, et à la suite des attentats du 13 novembre dernier, puis l’État d’urgence proclamé, on se lâche sans vergogne parmi les élus. C‘est ainsi que vendredi dernier à Saint-Amarin, au cours d’une réunion sur le tourisme dans le Massif des Vosges initiée par les clubs vosgiens de la vallée, le député de la circonscription, invité à s’exprimer sur le thème de la soirée, Michel Sordi, s’est non seulement permis d’assommer l’auditoire en tenant des propos de campagne électorale tout à fait hors sujet, mais tout comme son homologue vosgien, n’a pu s’empêcher de pratiquer un amalgame entre terroristes et, et je vous le donne en mille, les « ceusses » qui ont l’outrecuidance de déposer des recours administratifs contre des projets d’aménagement et de développement du territoire !!! Ce représentant du peuple alsacien cette fois, alter ego de notre député vosgien, accuse les terroristes de vouloir détruire notre économie, et compare la vilenie de ces derniers au combat mené par les associations de protection de la nature, les fameux « malveillants » déjà repérés de l’autre côté du col. Bien entendu et au passage, la responsabilité du marasme actuel et des catastrophes à venir ne leur sont d’aucune façon imputables. Ces élus, cumulards et aux commandes depuis plusieurs décennies ne sont ni responsables ni coupables !

Ces valeureux députés, toute honte bue, s’engouffrent avec délectation dans la brèche ouverte par l’État d’urgence et s’autorisent à pratiquer amalgames et raccourcis choquants et ignominieux.

Malheureusement, nombre de nos concitoyens ne réalisent pas la portée des mesures mises en place et pourtant celles-ci sont, les deux exemples mentionnés le prouvent, par capillarités sournoises des atteintes à la démocratie. Elles favorisent entre autre, de la part de certains membres de la classe politique l’envie pressante et toujours sous-jacente d’utiliser ces mesures afin de se soustraire au contrôle des citoyens. Fermons notre bec ou bientôt nous serons traités de dangereux terroristes ! Et ne me dites pas que vous n’avez rien à cacher et que par conséquent vous ne vous sentez pas concernés….Si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique elle s’occupera de toi…dit l’adage.

Et les bruits de bottes se distinguent au loin…Nous n’en percevons encore qu’un faible écho… Ne laissons pas de tels discours se répandre… A l’affût, l‘hydre de la dictature rampe toujours.

Le 01 février 2016

Léa Pétremand

P.S. Bis repetita placent : on vient de nous transmettre une seconde vidéo mettant en scène le député Vannson : trois minutes sidérantes pendant lesquelles il distille jusqu’à l’écoeurement les mêmes propos liberticides dans un français médiocre et approximatif.

Une pétition pour la démission du député Vannson est ici

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La Bresse, la municipalité du boniment !

Cette municipConseil Municipal La Bressealité, son Maire en tête ne savent plus quoi inventer pour tenter de justifier les augmentations des tarifs qu’ils votent à tour de bras et le plus souvent à l’unanimité.

A la Bresse tout augmente. Après avoir matraqué les résidents de l’EHPAD en augmentant en 2015 les tarifs de 6 % en moyenne, ce qui représente suivant les mois entre 75 et 77 € par mois, soit 924 € par an, c’est à dire pour beaucoup de résidents l’équivalent d’un mois de pension, ils se préparent à récidiver pour 2016 en pratiquant ce que le Maire appelle une augmentation « logique » de 1,5 % qui correspondrait selon lui à l’augmentation du coût de la vie. Est-ce que quelqu’un dans son entourage lui a dit que le coût de la vie n’avait pas augmenté sur les douze derniers mois, est-il le seul à l’ignorer ou ses collègues élus sont-ils eux aussi atteints d’aveuglement ? A moins qu’il ne s’agisse d’une grossière tentative de nous prendre pour des demeurés ?

Allez voir ici sur le site de l’INSEE et vous pourrez constater la réalité de ce que j’affirme.

Les pensions ont été de plus désindexées de l’indice du coût de la vie depuis plusieurs années, ce qui a affecté le pouvoir d’achat des retraités.

Alors que la commune est une des plus riches du territoire, que son compte administratif dégage chaque année des excédents de fonctionnement toujours plus importants, en deux ans cette municipalité se sera distinguée par sa furie d’augmentation et de matraquage des plus fragiles.

En à peine deux années et sans que cela ne lui pose problème, cette municipalité aura augmenté de 7,62 %.les tarifs ! Cela correspondra à un supplément de 1064€ par an pour chaque résident. C’est plus que le MONTANT D’UN MOIS DE PENSION DE RETRAITE pour nombre d’entre eux.

Cela veut dire que plusieurs résidents ne pourront plus payer leur redevances et deviendront dépendants de l’aide sociale et de leurs enfants. Cela signifie pour ces personnes, une fin de vie sous le double signe de la dépendance physique pour certains, et de la dépendance morale pour beaucoup. Si la première est malheureusement quelquefois inévitable, ce n’est pas le cas de la seconde. Comment expliquer à des aînés qui ont travaillé toute leur vie, que leur revenus sont dorénavant insuffisants pour leur assurer une vie digne, et que leurs enfants devront être mis à contribution pour assurer leur subsistance. Beaucoup ne l’acceptent pas, leur dignité est atteinte.

COMMENT DES ELUS PEUVENT-ILS, SANS SE POSER DE QUESTIONS, SE COMPORTER DE LA SORTE AVEC NOS AINÉS ?

Leurs déclarations sur la solidarité ne sont-elles que des faux semblant ? Ces élus sont rendus sourds et insensibles et leur discours n’a plus aucun sens ni aucune réalité.

La vice présidente du Conseil Départemental chargée du troisième âge ne va t-elle pas clamer partout que la politique de solidarité avec les personnes âgées est la priorité, alors que, dans le même temps, elle entérine la diminution de 40% à 25% de la participation du département aux aides à l’investissement pour les maisons de retraite !!! De telles tartuferies sont aujourd’hui quotidiennes de la part des élus, qu’ils soient municipaux, départementaux, régionaux ou nationaux.

Ils se contentent de regarder les chiffres, sans voir l’humain, et ont perdu depuis longtemps toute capacité de réflexion personnelle. A La Bresse, cette vision étriquée ne peut même pas se justifier par les chiffres. La commune est particulièrement riche et dégage chaque année des excédents financiers plus importants. Ceux-ci ne servent à rien, alors que l’utilisation d’une petite fraction d’entre eux suffirait à éviter ces hausses de tarifs. Il n’est pas dans le rôle des comptes d’une commune d’être bénéficiaire. Une commune n’est pas une entreprise privée et l’argent disponible doit être utilisé au mieux pour satisfaire les besoins de la population. Si excédents il y a, c’est que la gestion est défaillante et que, soit les recettes (les impôts) sont trop élevées, soit les dépenses sont mal assurées. Dans tous les cas c’est le signe d’une mauvaise gestion.

De nombreux élus se plaisent à répéter sans réfléchir, qu’une commune doit se gérer comme une entreprise. C’est évidemment une escroquerie intellectuelle. Une entreprise fabrique des produits et les vend à ses clients, c’est de là que proviennent ses recettes. Une commune lève des impôts et perçoit des dotations qui elles aussi, proviennent de taxes et d’impôts divers. Les recettes commerciales d’une commune ne dépassent guère 5 % de son budget, et sont de toutes façons des revenus liés à l’exercice d’un service public. Une entreprise réalise des bénéfices puis les redistribue à ses actionnaires, une commune n’a pas d’actionnaires. D’autres différences existent, et cela a pour conséquence que la gestion d’une commune ne peut être comparée avec celle d’une entreprise. Une commune doit assurer la réalisation de services à la collectivité (voirie, équipements culturels, sportifs, etc.), elle doit aussi prendre en compte la solidarité avec les plus faibles, et participer par son action à une redistribution des ressources.

Mais en poussant un peu plus loin l’analyse des mauvaises raisons avancées pour tenter de justifier ces hausses, on voit réapparaître au détour d’un compte-rendu du Conseil de Vie Sociale de l’EHPAD cet argument sorti tout droit de la doxa libérale : les faibles tarifs de l’EHPAD pourraient faire une concurrence déloyale aux maisons de retraites privées.

A ce compte-là et connaissant les tarifs des maisons privées, il faut s’attendre à des augmentations substantielles et à répétition, dans les années à venir.

Nous sommes bien là, et avant l’heure, dans la logique de ce que veulent nous imposer les défenseurs du TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement, le grand marché transatlantique actuellement en négociation entre la commission européenne et les Etat-Unis). Une dérégulation totale des biens et services et la mise en place d’une concurrence sauvage qui ne peut accepter l’existence d’un secteur public, et encore moins l’expression de la solidarité de la société envers les plus faibles et les plus démunis. C’est la destruction programmée de ce qui fait lien dans notre société, et l’organisation d’un monde soumis à la loi du plus fort (les multinationales) et accessoirement à celle de l’actionnaire fait roi. Voilà de quoi se rend complice aujourd’hui, la majorité municipale de La Bresse. Le fait-elle en toute conscience, par amateurisme ou pourquoi pas, par stupidité ? Qu’importe la réponse et sans doute pourrions-nous dire, les trois mon capitaine ! En tout état de cause, cette politique est indigne et vient réduire en poussière les phrases déjà creuses de ces politiciens.

L’étonnement est à son comble quand, dans la même phrase du même compte-rendu, cherchant sans doute les bâtons pour se faire battre, nos ineffables élus municipaux nous annoncent qu’une subvention municipale est :« possible d’un certain point de vue technique ». Proposition en accord avec ce que je ne cesse d’expliquer et de proposer, mais en revanche, en totale contradiction avec les affirmations sans fondement, inlassablement répétées par le Maire depuis un an !!

Et comme tout bon article sur la municipalité bressaude ne peut se clore sans évoquer d’une manière ou d’une autre un morceau choisi d’une des déclarations intempestives du deuxième adjoint, je voudrais reprendre l’une d’entre elles, faite au conseil municipal du 22 juin 2015, je cite Monsieur Mathieu, adjoint et conseiller départemental : « Je n’accepte pas les propos diffamatoires de certains donneurs de leçons perpétuels qui se posent en dernier défenseur de la veuve de l’orphelin et de la sainte trinité ».(sic)

Il est certain qu’en prenant la défense des gros céréaliers et des riches agriculteurs qui vivent au crochet des subventions européennes de la Politique Agricole Commune (PAC), en soutenant son ami Xavier Beulin président de la FNSEA et de SOFIPROTEOL-AVRIL, société fer de lance de l’agriculture industrielle qui met sur la paille de nombreux paysans et éleveurs, et en apportant son appui au patron de FIBERS, Bernard Charbonnier à Saulxures, lui aussi grand spécialiste des guichets publics et des subventions européennes, ce qui ne l’a pas empêché d’envoyer 45 salariés sur le carreau, Monsieur Mathieu ex président de la FDSEA 88 et actuel président de la chambre d’agriculture, ne peut guère être soupçonné d’être du côté « de la veuve et de l’orphelin ». Le contraire nous aurait étonné…

Quant à la « sainte trinité » je rappelle qu’il s’agit, dans son acception courante, du père du fils et du saint esprit, on perçoit difficilement ce qu’elle vient faire ici ! A moins que Monsieur Mathieu n’ait voulu tenter là un mot d’esprit ! Auquel cas il ne semblait pas ce jour être habité par l’inspiration, fut-elle celle du saint esprit !

Oui Monsieur Mathieu, chacun ses combats, je me situe depuis toujours du côté des petites gens et des opprimés, votre choix c’est le parti des riches et des nantis ! Question de morale personnelle !

Ce monsieur est d’ailleurs si peu intéressé par « la veuve et l’orphelin » qu’il ne prend même pas la peine de répondre à un courrier qui lui a été adressé en sa qualité de conseiller départemental, le 05 mai 2015 par une cinquantaine de familles de résidents de l’EHPAD qui s’inquiétaient de l’augmentation des tarifs et des graves conséquences qu’elles auraient sur les petits revenus des résidents.

Faut-il prendre cela pour de la morgue et du dédain ? La question vaut d’être posée, d’autant que cela n’empêche nullement Monsieur Mathieu de vouloir distribuer d’insignifiantes et ridicules leçons de civisme sur sa page Facebook !!

On remarquera aussi avec intérêt la référence rituelle de cet élu à la diffamation dont il se dit victime. C’est devenu une constante pour quelques-uns des représentants de cette fine équipe qui, ne supportant aucune critique ou contestation de leur action publique, crient à la diffamation à tout bout de champ et en toute occasion! Mais que ne vont-ils pas devant les tribunaux demander réparation ? Si diffamation il y a, il existe des lois qui la réprime.

Nous sommes aussi étonnés dans cette affaire par l’autisme des membres du Conseil d’administration du CCAS qui ont voté à l’unanimité l’augmentation des tarifs 2015 de l’EHPAD et qui récidivent cette année. Un certain nombre d’entre eux expliquent en privé qu’ils sont contre ces augmentations, alors pourquoi les votent-ils ? Être contre et voter pour, il n’y a guère que dans les régimes autoritaires et les dictatures que l’on voit cela ! Il ne me semble pas que La Bresse en soit là ! De quoi, de qui, ont-ils peur ? Exprimer clairement un désaccord, fait partie des prérogatives et des devoirs d’un représentant dans un conseil d’administration. C’est d’ailleurs une des conditions d’un bon fonctionnement démocratique. Si le vote est unanime comme ce fut le cas, il ne peut être interprété que comme un accord unanime pour l’augmentation . A moins que nous ne soyons ici en présence de ce que l’on nomme « le paradoxe d’Abilène » dans lequel tout le monde va à Abilène alors qu’en réalité personne ne veut vraiment y aller. Mais quelle que soit l’explication, il en va d’une question grave dont les conséquences peuvent être lourdes. De grâce, Mesdames et Messieurs les membres du CCAS prenez vos responsabilités ou tirez-en les conséquences.

Le 31 janvier 2016

Gracchus

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Appel aux lecteurs citoyens !

véritéDe nombreux lecteurs ont émis le vœu de ne pas rester inactifs par rapport au dossier Fibers et d’exiger que toute la vérité soit faite. Aujourd’hui tous les élus concernés et interpellés n’ont apporté aucune réponse sérieuse aux nombreuses questions posées. Cela ne peut plus durer. C’est la raison pour laquelle nous organisons une première réunion ouverte à celles et ceux qui souhaitent s’investir dans la réflexion sur les actions à mener pour obtenir enfin les réponses qui sont dues par les élus à tous les citoyens.

Cette réunion aura lieu le mardi 02 février à 10h. Si vous êtes intéressé, laisser vos coordonnées téléphoniques sur ce mail : contact@enpassantparmalorraine.fr Nous vous rappellerons pour vous indiquer le lieu.

Gracchus

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Fibers : une odeur de scandale politico-financier ?

lettre démissionRappelez-vous, la Communauté de communes de la Haute Moselotte a acheté par délibération du 25 janvier 2013, les bâtiments de l’ancienne usine de la Médelle à Saulxures sur Moselotte, pour les louer à une société dont le dirigeant se targuait d’avoir inventé un nouveau concept de recyclage des fibres synthétiques. Cette société, Fibers, a été à l’époque portée sur les fonds baptismaux par la fine fleur des politiciens locaux qui ne manquaient pas d’exprimer, par médias interposés et force délibérations, leur enthousiasme pour ce projet, et son porteur Monsieur Charbonnier.

La suite, tout le monde la connaît, elle fut dramatique. Un accident mortel dû à l’absence de sécurité sur une machine, la déconfiture totale du procédé « révolutionnaire » baptisé « nouveau concept » par Monsieur Charbonnier avec, à l’époque, le soutien indéfectible du député Vannson, puis la liquidation de la société, le licenciement des 40 salariés et la disparition concomitante des écrans du député Vannson.

Je vous fais grâce des multiples péripéties et des rebondissements que connut cette malheureuse affaire, jusqu’à la vente rocambolesque des machines à un groupe tunisien, pour une bouchée de pain le 12 décembre dernier. Je passe aussi sur les questions qui restent aujourd’hui encore sans réponse. Notamment, sur la destination des sommes d’argent public englouties dans cette catastrophe. On parle de six millions d’euros d’argent public et de sept millions d’euros d’investissement privé! Les nombreux articles publiés sur ce blog pourront être utilement lus ou relus pour se faire une idée des multiples aspects du dossier.

Mais ce qui nous interpelle aujourd’hui constitue un nouveau rebondissement de taille dans ce feuilleton. La Communauté de communes a fait l’acquisition de ce bâtiment, le 25 janvier 2013 pour 900 000€ d’argent public ; or, nous venons d’obtenir l’évaluation réalisée à l’époque, le 05 novembre 2012 par le service des domaines de la Direction départementale des finances publiques des Vosges, qui écrit dans la réponse à la demande qui lui est faite : « Compte tenu des données les plus récentes du marché immobilier local, des caractéristiques visibles de l’immeuble, et des éléments d’appréciation dont dispose le service, la valeur vénale maximale ressort à : 600 000€ » !!!

Cette évaluation est de plus conditionnée, à des réserves fortes, relatives à la présence d’une turbine hydroélectrique, restant propriété des vendeurs, et située au cœur même de la partie bâtie de l’ensemble immobilier, ainsi qu’à l’ignorance dans laquelle se trouve l’évaluateur de la présence ou non de matériaux polluants sur le site. Ces éléments étant de nature à entraîner des servitudes nouvelles dont la nature et l’impact sur l’ensemble du site n’ont pu être déterminés.

A ce stade plusieurs remarques s’imposent :

1- La première d’entre elles a, depuis le début, été soulevée par nos soins. Pourquoi la Communauté de commune achète-t-elle cette friche industrielle, pour la relouer au porteur du projet, alors qu’il eût été plus simple et naturel que ce dernier la loue directement au propriétaire, industriel comme lui. A cette question les élus de la Communauté de commune, si prompts par ailleurs à s’indigner ici et là qu’on puisse émettre des critiques, n’y ont jamais apporté de réponse.

2- Nulle part dans les délibérations de la Communauté de communes relatives à la décision d’acquisition, on ne trouve trace des 600 000€ correspondant à l’évaluation du service des domaines. Y aurait-il eu volonté de dissimulation ?

3- Les Collectivités territoriales ne sont pas tenues, il est vrai, de respecter l’évaluation des domaines. Lorsqu’elles souhaitent acquérir un bien dont la valeur est supérieure au prix estimé par les services fiscaux de l’Etat, elles se trouvent dans l’obligation de justifier cette décision, au regard, notamment, de l’intérêt public local représenté par cette acquisition, et de délibérer au vu de l’avis de l’autorité compétente de l’État (art L1311-11 du code général des collectivités territoriales). Aucune trace de cela dans les délibérations des 14 décembre 2012 et 25 janvier 2013 qui ne font nulle part état d’un prix d’achat supérieur de 50 % et des raisons de cet écart.

Avec quelle légèreté, avec quelle inconscience, sous réserve de développements à venir qui pourraient nous réserver d’autres surprises, ces élus ont-ils décidé, dans une unanimité moutonnière, d’acheter 50 % plus cher ces bâtiments, pour les mettre au service d’un projet dont ils ne connaissaient rien ou si peu, et sur lequel ils n’ont de plus pas cherché à s’informer pour en évaluer le sérieux. Une simple prise de contact avec des professionnels de cette activité aurait suffi à leur montrer l’absence de viabilité économique du projet.

Il est d’ailleurs navrant de lire, le 30 décembre 2015, sur un site d’information locale, à propos de l’éventuelle reprise de l’activité sur place, suite au rachat des machines par un industriel tunisien, cette déclaration de Monsieur Dousteyssier, Président de la communauté de communes : « les industriels de la région nous disent que le marché du recyclage de fibres n’est actuellement pas viable…».

Puis le même jour, dans un journal local cette fois, Jérôme Mathieu, vice-président chargé du développement économique y va de sa déclaration péremptoire : « Il y a un intérêt à  la redémarrer (la machine), elle est en place, dans un bâtiment adapté pour elle et une main d’œuvre locale qualifiée. Il y a un marché de la fibre recyclée

L’exact contraire de la déclaration de son Président !! et accessoirement des avis autorisés des professionnels du secteur.

Et ce n’est pas fini, « last but not least », l’homme dont la clairvoyance ne tardera sans doute pas à illuminer le pays tout entier, déclare à un site internet d’information, le 05 janvier, soit quelques jours après : « Posséder une usine de recyclages de fibres au centre de l’Europe, c’est intéressant pour eux car ça réduirait les coûts de fabrication. Ils détiennent déjà trois usines en Tunisie » A cet instant Jérôme Mathieu touche au sublime. Il est le seul à affirmer contre toutes les évidences, qu’une activité industrielle de ce type, serait plus rentable en France que dans les pays où le coût de la main d’œuvre y est quatre fois moins cher !!!

A moins d’envisager de faire des cadeaux inconsidérés à l’industriel tunisien, comme la vente à vil prix, voire la cession à l’euro symbolique des bâtiments, et de l’abreuver abondamment de subventions publiques de toutes sortes, il n’est malheureusement pas crédible d’envisager une reprise pérenne de l’activité sur place.

Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires, Monsieur le Président, après avoir tous ensemble collectionné autant de brillantes réussites en matière économique, (Lansauchamps, La Médelle…) il est urgent de vous ressaisir. La première des mesures à prendre de toute urgence me semble être le retrait de la responsabilité du développement économique à Monsieur Mathieu. Ses récentes déclarations ne devraient plus laisser aucun doute sur cette absolue nécessité. Si vous ne le faites pas vous serez coresponsables, en connaissance de cause, des futures catastrophes que ne manquera pas de provoquer une telle impéritie.

Pour le reste, n’hésitez pas à vous poser les bonnes questions et à tirer le bilan de cette catastrophe industrielle, financière et politique. Il serait logique dans un monde responsable que vous en assumiez les conséquences, et que votre démission fasse partie des sorties envisageables. Mais c’est sans doute trop vous demander…

Gracchus

Le 06 janvier 2016

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Art brut ? Art naïf ? Art nouveau ? Non, Art bressaud !

Carrefour Vieux Moulin Carrefour Vieux Moulin 2Il est patent que notre monde ne connaît plus de limite, et nous pouvons, chaque jour quand nous empruntons le rond point du Vieux Moulin au centre de La Bresse en faire l’expérience renouvelée.

En effet, que nous venions du sud, de l’est ,du nord ou de l’ouest nous ne pouvons manquer ces représentations naïves des habitants de nos forêts : cerf, biche, chevreuil, fièrement campés au centre du carrefour, dans un décor kitsch de vrais arbres et de sculptures en granit.

De plus, quand la nuit tombe les effets sont redoublés car tout ce petit monde s’éclaire et clignote à qui mieux-mieux…

Nous devons sans doute cette unique expérience esthétique à la commission d’embellissement, injustement méconnue à laquelle nous transmettons toutes nos félicitations !

Mais comme toujours, nos éminents esthètes n’en sont pas restés là, sur ce même rond-point, la façade de l’ancien hôtel du Vieux Moulin, (hôtel en vente depuis de nombreuses années) s’est trouvée recouverte d’un immense panneau, vantant sur trois étages les mérites d’un sportif local, et généreusement agrémenté de publicités commerciales du meilleur effet.

On peut s’interroger, et nous nous interrogeons, sur la légalité d’une telle installation, alors que depuis le 13 juillet 2015 une nouvelle réglementation sur les panneaux et les enseignes publicitaires est entrée en vigueur, et interdit, notamment dans les communes de moins de 10 000 habitants, ces panneaux en bord de route.

Gracchus

Le 31 décembre 2015

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Le printemps est de retour : Joyeux Noël…. !

Hétraie sommitale

Hêtraie sommitale

Gageons que les climato-sceptiques vont sans doute commencer par se poser des questions et se dire que les écolos ne sont peut-être pas si bornés et qu’il y aurait des raisons de tendre l’oreille à leurs propos, au lieu de les railler sottement….Ce n’est pas la première fois que la neige ne tombe pas à Noël, en revanche, les températures élevées que nous connaissons actuellement et pas uniquement sous nos latitudes, devraient en faire réfléchir plus d’un. Du froid et des chutes de neige nous en aurons encore mais quand, mystère… ? Comment, la neige n’était pas au rendez-vous, « damned » ! Pendant les vacances de décembre… «  Shoking » !

Aussi, une idée m’est venue, je propose pour satisfaire aux diktats du tout tourisme, de décider que les vacances d’hiver auront lieu dès que la neige sera annoncée…Et hop une belle averse neigeuse : les établissements scolaires ferment, on charge les bagages et les gamins et direction les sommets. Ah, non ce n’est pas faisable….Dommage, car on entend de telles inepties concernant l’absolue et impérieuse nécessité de pratiquer les sports de glisse que je m’imaginais que ce pourrait être une solution ?! Parmi les plus déjantées, j’ai récemment entendu par exemple, qu’une station dans les Alpes avait fait transporter durant plusieurs jours de la neige par hélicoptère, cependant l’opération n’étant au final pas rentable (le tiroir-caisse, y a que ça de vrai), ladite opération a tourné court, et un grand merci pour le bilan énergétique.

La direction d’une autre station voulait elle, réserver les trois malheureuses pistes ouvertes, aux touristes et les interdire aux locaux… ! On marche complètement sur la tête…. La COP 21 vient de s’achever et voyez le résultat….Quel honteux gaspillage d’énergie. On perd le nord et les glaciers fondent, le réchauffement est avéré, les saisons telles que nous les connaissions se font la malle, mais il est toujours inévitable, indispensable d’aller skier…Sinon, quoi, on perd sa qualité d’être humain ?

En revanche, du fait de l’absence de neige cette année, j’ai l’impression que les vacanciers de Noël et du Jour de l’An, profitent davantage de leur séjour : pas obligés de piétiner dans les sempiternelles queues pour accéder aux remonte-pente, ni aux caisses dans les supermarchés, ni sur les routes d’accès aux pistes. Ils réalisent même de substantielles économies nos touristes et, pour une fois, ont le loisir de contempler la nature, se reposent, prennent le temps de vivre…Le pied quoi ! On les sent détendus, apaisés alors que d’habitude, on croise plutôt des zombies hallucinés qui cavalent du supermarché aux stations et vice versa, si possible dans les mêmes créneaux horaires, …faut pas perdre les bonnes habitudes, et se priver d’embouteillages. Tiens, on entend même plus le va et vient incessant des ambulances et des véhicules des pompiers, bah oui, quand les stations sont bondées forcément la surpopulation sur les pistes génère des accidents à la chaîne. Mais qui s’en préoccupe ? Comme je l’écrivais plus haut, seul le profit compte. A ce propos, soyons positif : justement certaines stations dans les Alpes affichent complet et refusent d’accueillir des skieurs en surnombre, pour des raisons de sécurité. A quand un tel dispositif dans nos stations vosgiennes ?

Est-ce que par hasard ce ne serait pas cela les vacances ? Des vacanciers- citoyens, voire des éco-vacanciers soucieux de l’environnement qui les accueille, sympathiques et heureux de séjourner dans nos paysages, souriants, et non plus considérés comme des vaches à lait d’un système qui, quoi qu’en dise les climato-sceptiques, touche à sa fin.

Je laisse le dernier mot à Franck Lemaire, directeur de l’école de ski de Gérardmer, interrogé sur France 21 : « Il faut revoir la copie et prévoir des programmes sans neige à l’avenir. Avec la COP 21, les politiques devraient prendre ça en compte. »

 

Le 29 décembre 2015

Colchique

1Sujet diffusé lundi 28 décembre au JT de 20h

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Saint-Dié, la tartufferie explose les plafonds

David Valence

David Valence

Nous ouvrons une nouvelle rubrique intitulée « Les tartuffes sont partout ». Il ne s’agit pas pour nous de poursuivre, partout ou elle se manifeste, la tartufferie ambiante, la tache est inhumaine et tout simplement hors d’atteinte. Nous nous limiterons à la présentation de quelques exemples emblématiques grappillés ici et là, à la faveur d’une actualité toujours plus baroque et improbable. Ces exemples ne manquent pas, ils sont légions, nous les trouvons dans tous les domaines de la vie publique, mais n’ayant en ce qui nous concerne, aucun souci d’objectivité, nous les rechercherons de préférence dans les déclarations des hommes politiques. Celui à qui revient l’honneur d’inaugurer cette rubrique qui promet d’être prolifique, est le Maire de Saint-Dié, David Valence. Ce n’est sûrement pas un hasard, cet élu s’était il y a peu, déjà signalé à notre attention, lorsqu’il s’était distingué en tentant de surfer sur la vague de la solidarité en faveur des réfugiés tout en annonçant par avance une capacité d’accueil ridicule. Nous n’avions pas eu à l’époque le temps nécessaire à une réaction salutaire. Mais nous étions certains qu’une récidive ne se ferait pas trop attendre, c’est chose faite.

Interview de David Valence (Maire de Saint-Dié) par Vosges matin du 27 décembre 2015

Le journaliste de l’organe du Crédit Mutuel interroge David Valence qui vient d’être élu Conseiller régional sur la déclaration qu’il a faite d’être « un maire à plein temps ». La réponse de notre cumulard local qui je le rappelle est, simultanément et à plein temps, Maire de Saint-Dié-des-Vosges, Conseiller Régional, Président de la communauté de communes de Saint-Dié-des-Vosges (regoupant 9 communes), Président du Pays de la Déodatie (regroupant 94 communes et 15 communautés de communes), Président de l’association des élus du Massif vosgien, ne manque pas de sel.

« Oui. Quand je disais « maire à plein-temps », ça voulait tout simplement dire que je vivrai à Saint-Dié. Que j’y vivrai toute la semaine, ce qui est le cas. C’est une ville où j’habite, où je resterai un élu de proximité, qu’on peut croiser dans la rue, sans aréopage autour de lui, sans protection, sans cour autour de lui et cette dimension de la proximité j’y resterai fidèle, c’est mon tempérament et c’est vraiment ma vision du mandat de maire.

J’ai décidé d’être candidat aux élections régionales parce que je pensais qu’il fallait un représentant de la ville de Saint-Dié-des-Vosges dans ce conseil régional. Ça a toujours été le cas. Je resterai conseiller régional. Je n’ai pas d’ambition autre au sein de ce conseil que de défendre les dossiers de la ville de Saint-Dié-des-Vosges. Je resterai un maire de proximité. Simplement, je m’implique à la Région car c’est un des lieux où l’avenir de Saint-Dié-des-Vosges va se décider. »

On a bien compris, et par delà le vague sentiment d’être, nous les quidams moyens, pris pour des imbéciles, on constate que Monsieur Valence a non seulement le don d’ubiquité, il est Maire à temps complet et il occupe aussi au moins 4 autres fonctions, sans doute à temps partiel, et peut-être la nuit, mais il est également irremplaçable et selon ses propres déclarations le seul à pouvoir représenter et défendre les intérêts de la ville de Saint-Dié à la Région. Les élus de sa liste municipale, adjoints et conseillers doivent de toute urgence se poser des questions sur leurs capacités et leurs compétences, au moins dans l’esprit de celui qu’ils ont élu Maire. L’idée qu’un de ces élus puisse représenter Saint-Dié à la Région n’a pas effleuré l’entendement du grand homme !

Non seulement Monsieur Valence professe, avec innocence, un dédain rarement avoué pour ses colistiers, mais il n’hésite pas à abuser de l’oxymore, voire à flirter dangereusement avec la dissonance cognitive, dans ses déclarations publiques, apportant ainsi sa pierre au monument de la tartufferie généralisée, édifié méthodiquement par une classe politique dont chaque digne représentant est capable aujourd’hui d’affirmer la chose et son contraire dans la même phrase.1

Encore bravo Monsieur Valence pour votre remarquable et remarquée contribution à la promotion du tout et du n’importe quoi, à l’entretien de la confusion dans ce monde, et au développement de l’insignifiance.

Le 27 décembre 2015

Gracchus

1 C’est d’ailleurs à cela qu’ils se reconnaissent.

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Vannson démission

Voir la vidéo des déclarations du député Vannson

Le député Vannson doit démissionner

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